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2016-07-06, 12:47
Sens-tu comme ton cœur tambourine contre ta poitrine ?
Tu n'as jamais fait attention à ton rythme cardiaque avant, pas plus que tu n'as cherché de corrélation avec ton humeur. Et tu te demandes bien comment tu peux être aussi calme et aussi triste, et comme tu souffres en même temps, et cette douleur dans ta cage thoracique à chacun de ses coups. C'est curieux comme on peut se sentir presque vide, mais que son corps se rappelle alors à soi avec une violence démesurée. Parce que ça te fait mal. Et que tu n'as pas l'habitude de souffrir pour un autre.
L'espace d'un instant, le temps te paraît suspendu, et tu as douloureusement conscience de sa présence dans tes bras - encore un tourment dont tu ne comprends guère le fondement -, alors même que sa chaleur contre toi te fait l'effet d'un baume. Tu te sens suspendu entre souffrance et joie, et ton adoration en cet instant n'a aucune limite, tu pourrais te noyer.
Et tu tournes la tête quand il te dit son prénom - Andrea, c'est clair, déterminé, un prénom de battante - pour observer la silhouette qui gît sur le lit.
Et tu voudrais le lâcher pour lui te présenter à elle - comme si elle pouvait t'entendre dans son coma, et puis, comment te présenterais-tu ? qu'es-tu pour elle ? un ami de son fils ? tu ne sais même pas s'il te considère comme un ami, ou si tu es le seul à t'obséder de sa présence - et non, tu ne peux pas, tu n'y arrives pas, tu manques juste de volonté.
Mais il le faut ; alors tu te dégages, mais tu ne le lâches pas tout à fait. Tu gardes sa main dans la tienne, tu glisses tes doigts entre les siens et tu serres fort, tu refuses de le laisser partir, tu as l'impression que tu mourrais un peu si tu le faisais. En cet instant, il fait l'équilibre entre ton bonheur et ta peine ; un équilibre que tu ne pourras jamais retrouver, comme s'il était le seul à savoir comment faire (alors qu'il le fait inconsciemment).
Tu le tires doucement, pour s'approcher de sa mère. Tes yeux font des aller retours entre le lit et l'homme, et la conclusion s'impose à toi. Avec un sourire triste, tu lui dis :
« Tu lui ressembles. Vous avez la même beauté digne. »
Puis tu te rends compte que ce n'était peut-être pas la chose la plus sensée à dire en cet instant.
Pourtant, tu sais que c'est vrai.
Tu ne l'avais pas remarqué avant, mais tu sens que le regarder devient naturel. Quand tu te détournes pour observer sa mère, tu finis toujours par en revenir à lui. Tu la cherches en lui, tu essaies de le distinguer sur son visage à elle. Mais ce n'est pas Andrea que tu vois, non, tu ne vois qu'Alex, et les traits creusés de son visage, et ses yeux emplis de chagrin.
Et t'es foutu, Côme.
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IS IT TOO LATE NOW TO SAY SORRY ?
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2016-07-07, 11:30



ft. côme
&
when first i saw her // i understood why // they say // we are made of // stars
Somnifère n'est pas de ceux qui réfléchissent à l'impact d'un nom.
Parce que qu'est-ce que c'est, un nom -il s'appelle Alexíus c'est ce qu'il y a écrit partout sur ses papiers sur les lèvres de sa mère sur ses empreintes mais Alex sonne plus vrai et oh, Somnifère. Somnifère -c'est sa seconde nature, et alors, quel est sa vraie identité ?
Non. Ça ne veut rien dire, un nom, et le plus grand des peureux peut avoir le nom du plus grand des guerriers, parce qu'on ne choisit pas. C'est une trace qu'on porte ; les mémoires d'autres pensées, les réflexions de ceux qui attendaient, neuf mois ou plus ((toute une vie)), les envies subites de ceux qui marchent au coup de cœur et de bien d'autres.
Il ne sait pas pourquoi sa mère l'a appelé comme ça. C'est sûrement mieux ainsi -il n'a pas besoin d'autres démons sur sa conscience, Alex. Pas d'autres fantômes, encore transparents -ça sonne comme une supplication.
Et dans ses prunelles aussi, il y a comme une plainte sourde quand tu t'éloignes, Côme, comme un soupire un mouvement d'interrogation dans la galaxie de ses iris -il n'avait pas envie de bouger mais il s'y fait et sa main paraît molle, sans qu'il ne soit prêt à lâcher la tienne. Il te suit docilement, un air neutre sur le visage et ses yeux de fier loup qui transpercent la pièce ; il te suit aussi du regard, et ça le fait légèrement sourire. ((comme s'il avait oublié tout ce qu'il s'était passé))((comme s'il avait oublié ses ratés ses désolés ses médiocrités))((ses envies d'abandonner))
Il y a quelque chose qui brille dans chacun de ses yeux, quand il se rappelait ce qu'on lui disait, et oui, pour sûr, il lui ressemble. Oh, tu l'aurais vu enfant, Côme, c'était sa mère à l'identique, les cheveux blonds coupés à la garçonne et les yeux de la couleur de l'eau des geysers ; et puis il a grandit et elle a vieillit -aujourd'hui il a la tignasse corbeau mais les mêmes pâleurs hivernales les mêmes iris de pierres précieuses. On se ressemble beaucoup, oui. J'ai eu ses yeux, tu vois, alors que Sven les a gris métalliques et Solveig, elle, c'est plus ambré -au soleil, ils paraissent presque dorés. Et on peut voir que cette famille n'est pas si simple oh qu'elle est fractionné en racine mais que tout se rejoint pour ne former plus qu'un -oh, et puis, au final, les feuillages s'écartent à nouveau ; il y en a qui perdent leurs feuilles comme d'autres perdent leurs espoirs.




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-07-07, 16:49
Somnifère ne saura jamais ce que tu traverses.
D'un côté, cela n'a rien d'étonnant. Il a autre chose à penser que toi, et tes états d'âme, et ton attraction soudaine. C'est le drame de sa vie qui se déroule sous ses yeux, et toi, Côme, tu n'y as pas ta place. Cela ne te dérange pas. Tu sens que tu n'as pas envie de faire partie d'un passé tragique. Tu préfères n'être qu'un instant éphémère de bonheur, tant qu'à faire. Parce que tu doutes de pouvoir lui rendre tout ce qu'il te donne, sans même en avoir conscience. Tu n'as jamais été quelqu'un qui offre. Tu as toujours pris. Tu te demandes même si tu ne lui arraches pas quelque chose, par ta simple présence. D'autant plus que la seule chose que tu peux lui donner, c'est ton soutien, et tu ne sais pas trop comment le lui apporter.
Écouter ?
Se taire ?
Deux verbes qui te vont si mal.
Alex commence à te parler de ses yeux. Leurs yeux, à Andrea et à lui, sont apparemment identiques. O Cela te perturbe un peu, sans que tu ne saches pourquoi. Et tu entends le nom de son frère et celui de sa sœur - et le premier t'évoque un vague souvenir, mais tu ne parviens pas à associer le nom et les yeux, probablement par sûreté, parce que tu ne parviens pas à te dire que tu aurais pu le rencontrer ; et le second, totalement inconnu, mais dont tu reconnais l'élégance - et tout à coup, c'est comme si Alex te rappelait qu'il avait une famille. C'est peut-être pour cela que la solitude dont il s'entoure t'appelle. Il n'est pas fait pour vivre seul.
« Et ils sont où, maintenant - Sven et Solveig ? »
Tu es persuadé que c'est une mauvaise idée. Que tu ferais mieux de ne pas demander. Mais tu ne peux pas vraiment résister à la tentation. C'est presque comme si tu avais besoin de savoir. Comme si tu pouvais y faire quelque chose. Tu n'es cependant pas certain que cela va lui convenir, à Alex. Si l'accident a déchiré sa famille, alors pourquoi lui parles-tu de son frère et de sa sœur ? Tu n'es pas logique, Côme. C'est juste que tu veux assouvir ta curiosité.
Au fond, tu ne sais vraiment pas quoi faire pour lui.
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IS IT TOO LATE NOW TO SAY SORRY ?
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2016-07-08, 09:41



ft. côme
&
amoureux de l'ombre et du pire
Il se détache de tes allers-retours pour s'arrêter sur elle. On ne les voit plus, ses yeux, et c'est d'une tristesse ; c'était un bout de chez eux c'était un peu de raison de bienveillance de quoi se rappeler qu'il existe des mondes où tout est clair où tout est bleu, que les ciels sans nuages existent et que parfois, ils ne sont pas plus loin qu'à l'intérieur de nos têtes.
On dit que les yeux sont les fenêtres de l'âme, et Alex ne sait quoi penser de l'idée qu'il les partage avec elle.
On dit que les yeux sont les fenêtres de l'âme, et elles s'attristent à la question qui s'abat sur elles.
Il a des mots qui flottent dans sa tête mais aucun qui semble vraiment approprié, il a des souvenirs des sensations des horreurs des étranglements qui remontent, l'impression de ne plus avoir de quoi vraiment respirer, de ne plus avoir de quoi faire fonctionner sa langue son cerveau.
Il s'appuie contre le lit, à moitié assis, et le regarde vers le sol -il cherche comment le dire.
Solveig est six pieds sous terre. Et c'est plus facile que de dire elle est morte, c'est plus facile mais pourtant -Suicide. Et il le sait, Somnifère, que c'est aussi de sa faute que c'est de lui que tout part que tout s'éclate et oh promis promis il ne voulait pas il ne voulait pas.
Sven, il- il est toujours là. Il ne sait pas s'il doit être soulagé ou non et rien que cette idée le terrifie. Il continue sa vie. Il vient ici, parfois, à des horaires différents, il paraît qu'il bosse comme un taré. Il l'a sur le bout de la langue. Au Ragnarök. Et il te l'avait dit, Côme, qu'il était messager et que sa vie c'était courir -il n'avait pas précisé qu'il s’enfuyait devant son propre frère. C'est assez ironique, je crois. Et il rit, doucement, comme s'il avait quelque chose de coincé en travers de sa gorge -quelque chose comme ses propres réflexions, sûrement.




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-07-10, 13:11
Tu te demandes pourquoi tu disposes de ton pouvoir, alors que d'autres te seraient bien plus utiles. Pourquoi ne peux-tu que te transformer en poussière, la négation de ton être, alors que tu voudrais avoir le pouvoir de le réconforter ? Tu le sens se détourner, Alex - mais ce n'est pas de toi qu'il se détourne, il fuit juste ce qui lui fait mal. Et tu ne peux pas comprendre parce que sur ce point, vous êtes différents. Tu es celui qui s'est échappé de sa famille, qui a choisi de l'oublier, alors même que tu aurais la chance de la voir unie. Tu n'as jamais vraiment baissé les bras. Monstre d'optimisme qui n'a jamais cru une seule fois qu'il pouvait perdre ; tu n'as fait qu'avancer. Parce que tu ne savais pas que certaines blessures pouvaient immobiliser. Il t'en fait découvrir, Alex, bien plus que tu ne le croyais possible.
Tu ne réponds pas tout de suite, laissant le silence s'installer dans la chambre d'hôpital alors que tu réfléchis. Tu aimerais pouvoir lui dire que tu es désolé, et ce ne serait pas un mensonge. Tu le ferais peut-être, si tu n'étais pas toi. Il y a cette part de toi qui ne réagit pas tout à fait proprement, qui n'a pas conscience de la gravité des choses. Ce n'est pas que tu considères qu'un suicide est anodin. Mais tu ne parviens pas à en percevoir toutes les conséquences sur lui, et cette ignorance te retient. Tu ne peux pas te permettre de dire que tu es désolé quand tu ne comprends pas. Il est beaucoup plus simple pour toi de comprendre ce qu'il en est avec son frère. Les rivalités, cela te connaît. Toi qui n'a jamais eu d'amis, tu sais que cela veut dire. Le fait que ce soit son frère rend la relation encore plus tendue, à toi.
« Il déplace le conflit sur un autre terrain, donc. » Et tout à coup, ça fait un flash dans ton esprit. « Je crois que je le connais, en fait. »
Tu as probablement plus marqué l'esprit de Sven que l'inverse ; mais un homme aux cheveux clairs, qui dégage la même aura que les gens du Ragnarök que tu as pu croisé, cela te dit quelque chose. Vraiment. Tu pinces les lèvres. Si c'est bien de lui qu'il s'agit, alors qu'il soit le frère d'Alex te dérange un peu. Ce n'est pas le genre d'hommes que tu aimes voir tourner autour de lui. Tu ne sais pas pourquoi. Probablement parce qu'il t'a semblé qu'il t'enfouit sa colère trop profondément, au point que cela peut en devenir dangereux.
Et l'idée qu'il explose un jour contre Alex te paraît effroyable.
« Ce n'est pas de ta faute, malgré tout. » : répètes-tu, alors même que tu as conscience que c'est lui qui a rendu Sven ainsi.
Et alors ? Ce n'est pas une raison pour lui en vouloir à mort. Ou peut-être que tu le penses parce que tu aimes trop Alex pour ne pas être sensible à sa douleur, et tu ne comprends pas comment son frère peut être aussi aveugle. Tu n'es pas objectif non plus.
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IS IT TOO LATE NOW TO SAY SORRY ?
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2016-07-13, 16:25



ft. côme
&
we got a wild love raging
Il se demande pourquoi il dispose de son pouvoir, Alex. Il se demande pourquoi celui-là et pourquoi pas un autre, il se demande pourquoi lui et pourquoi pas un autre, il se demande pourquoi ses colères et pourquoi sa si faible proportion à canaliser son énergie -mais c'était avant. C'est un peu comme si on lui avait creusé le coeur ; c'est un peu étrange pour un muscle déjà creux et peut-être que ça l'a transpercé troué immolé, peut-être que ça l'a trop changé que ça l'a rendu trop différent.
Pour sûr qu'il a changé, Alex. Parfois on peut croire que non, mais il ne faut pas s'y fier même si l'on en crève d'envie ; c'est toujours plus facile de penser les autres heureux ((ça fait plus de peine pour soi, ça fait plus de plaintes et moins de contraintes))
Mais il va mal en allant bien, Somnifère, il a l'habitude d'être étouffé par les racines de n'avoir  qu'un souffle qui passe à travers d'autres et il quémande il supplie sans jamais dire ces mots, il sacrifie son estomac pour celui d'une autre pour des murs blancs pour des draps qui ne grattent pas  -peut-être que ça, ça n'a pas changé. Il a toujours su tout faire pour d'autres. Il a toujours su se blâmer pour tout.
Et il n'en a rien à faire, de tes analyses, Côme. Il a déjà tout remué des milliards de fois, il a déjà pensé à comment se pardonner à comment s'enfoncer à comment se suicider mais ça ne change rien -c'est ça, la dure réalité. Elle ne change pas ((elle est là, juste à côté de toi, et elle respire le plus paisiblement du monde))
Et il n'en a rien à faire, que tu le connaisses ou non, Côme. Il ne te le montrera jamais, ne te confirmera jamais son visage et il s'assurera de ne jamais être coincé entre vous deux ; ce n'est pas quelque chose qu'il peut supporter.
Il n'est pas foncièrement méchant, Alex. Il en a assez, sûrement.
Fatigué.
Fatigué.
Il y a des responsables même dans les accidents. Cette lucidité qu'il a, quelle malédiction. Il y a des responsables même dans les suicides. Tu ne pourra pas lui dire que ce n'est pas sa faute, pas quand il lui a pris sa mère et qu'après il ne lui a pas offert un frère. Pas quand il se cachait alors qu'elle ne voulait que le retrouver et tout recoller tout reformer. Il y a des responsables dans les colères des autres. Dans leurs colères -comme des nuages rouges qui emprisonnent qui font suffoquer ((noctulescents)), il y a des têtes à couper et d'autres à juste incendier. Mais le pire, oh le pire, c'était cette impression d'être aussi victime que coupable.
Comme Sven.
((et alex a choisi la peine, sven la colère))




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-07-15, 18:45
Un jour peut-être, tu te lasseras de répéter ces vérités auxquelles tu es peut-être le seul à croire – et les gens ne comprennent pas que tu puisses affirmer avec véhémence que tu n’es pas responsable, qu’il n’est pas responsable. C’est plutôt dû à la façon de voir des choses, et la tienne se démarque singulièrement des autres. Il faut dire que, pour être arnaqueur, il faut avoir le remords difficile, et ne pas se sentir coupable à la moindre occasion. Malgré tout, tu sais que tu as détruit plus de vies que lui, en ce court laps de temps où tu as commencé à opérer. La différence, c’est que tu t’es arrangé pour que toi, Côme, tu n’aies pas à en souffrir. Ce n’est pas le cas de tout le monde, cependant. Ce n’est pas le cas d’Alex.
Et pourra-t-il comprendre que c’est ton expérience et tes actes qui te poussent à nier sa culpabilité, parce que tu la trouves si frêle par rapport à la tienne ?
Oh mais Côme, en fait, tu ressembles un peu à ces figures de fiction qui détruisent sans un regret, parce qu’elles n’ont rien de mieux à faire. Parce qu’elles ne voient pas où est le problème. Parce qu’à leurs yeux, la fin justifie les moyens. Tu es de l’essence même de ces méchants subtils que l’on ne peut pas vraiment détester, dès lors que l’on connaît leur motif véritable, et que l’on aime sans le vouloir, en raison d’une fascination incontrôlée pour une sombre figure.
Lui, à côté, c’est probablement le héros, celui qui a trébuché et s’est étalé par terre. Le héros qui doit se relever pour devenir plus fort, plus puissant. Peut-être serait-il raisonnable de lui offrir ce dont il aurait besoin : s’il te haïssait, en cet instant, il ne se détesterait plus. Tu en as conscience, Côme. C’est probablement tout ce que tu peux faire pour lui, en cet instant.
Mais quoi ? Tu oses hésiter ?
Ah, bien sûr. Tu voudrais qu’il te regarde avec un sourire, et qu’il t’observe avec tout son désir d’avenir dans les yeux. Tu voudrais qu’il t’appelle par ton nom, et tu voudrais qu’il rit en te voyant, et tu voudrais qu’il s’avance vers toi et enfouisse sa tête joyeuse dans ton cou. Et tu voudrais bien d’autres choses encore. L’énumération pourrait être longue. Et lourde. Elle pèse déjà beaucoup sur tes épaules.
Un peu perdu face à cet Alex qui ne te regarde pas, qui ne semble même pas pleinement conscient de ta présence à ses côtés, tu t’éloignes de lui – et déjà, ce contact te manque. Tu ne comprends pas trop pourquoi, mais préfères ne pas t’interroger plus longuement à ce sujet.
« D’accord. Et à cause de cela, tu comptes te le reprocher à toi-même ? Laisse les autres le faire à ta place. C’est lâche, Alex. Assume un peu tes responsabilités en commençant par ne pas te haïr. »
Tu ne sais pas pourquoi tu dis ça. Ta voix est trop froide. Tu as détourné le regard, fixant la silhouette allongée de sa mère inconsciente. Tes mots portent la trace d’une colère sous-jacente. Une colère que tu ne diriges pas contre lui, ni contre toi.
Mais alors, contre qui ?.
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2016-07-19, 23:15



ft. côme
&
where can i go // everybody's watching me
Les accidents arrivent.
C'est l'histoire de quelques secondes, c'est la conséquence des actes des autres, c'est les choix qu'on a pas voulu faire, mais qu'importe, le résultat est là. Inflexible, intangible, silencieux et douloureux.
Il n'y a pas à y repenser, à le recréer : il le sait, Alex. Tout ce qu'il a fait, ces années, c'est essayer de l'accepter, mais c'est plus dur qu'on ne le croit, de s'avouer tueur sans avoir jamais eu de sang sur les mains.
Tu sais, Côme, il a déjà les idées arrêtées, Alex. Il pensait que tu l'avais compris, mais il ne reste ici qu'en espérant qu'il puisse renverser ce qu'il a fait. Il a de l'espoir au bout des doigts, chaque jour qui passe les lui érafle et oh, au bout d'un moment, il n'y aura même plus ses empreintes pour parler -et alors, peut-être qu'il sautera du pont sur lequel il est si souvent monté.
Ce n'est pas une question de responsabilité. Il te l'a déjà dit et il se l'est cent fois répété ; s'il y a un coupable, c'est lui, et oh, il a réagit. Il a tout avoué et il est parti. Il ne méritait pas d'être le fardeau de qui que ce soit, il n'avait pas le droit de partir du jour au lendemain alors il s'est juste désaxé, il a enfoncé des portes qu'il a ensuite emmurées et il s'est fait oublié tout en restant ombre dans le noir.
Ce n'est pas si difficile, au fond. Il existe sans vivre, et il fait semblant de vivre pour exister.
Non. Il est au-dessus de la haine, Côme. Il est au-dessus de la haine et il n'a plus que des petits fragments d'âme enfoncé dans son coeur par des machines semblables à celles qui nourrissent sa mère ; il a des lucioles de bonheur qu'il suit du bout des yeux qu'il approche du bout des doigts mais que jamais il ne suivra. J'assume. Tu crois que si je ne faisais que me haïr, je serais encore là pour te parler ? pour te montrer ? pour me juger ? Non. Non, non, non ; il aurait la cervelle qui nourrirait les poissons et les os qui se casseraient sous les rouilles d'autres bateaux, il aurait eu ses remords pour poids morts et il serait disparu sans que personne ne puisse le retrouver.




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-07-22, 19:36
Une chose est sûre, Côme : tu n’as jamais été doué quand il s’agit d’être gentil.
Convaincre les gens de n’importe quoi ? Tu es capable de le faire. Dissimuler tes véritables intentions ? Très facile. Inspirer la confiance ? Tu le fais comme tu respires. Comprendre le désir de quelqu’un ? Si c’est quelque chose qui se paye, alors tu y parviens aisément. Mais sinon, il y a encore tant de choses que tu ne saisis pas, et tant de choses qui t’échappent, et ça te tue un peu.
C’est terrible comme l’air qui te rentre dans les poumons te fait mal ; ce n’est même pas à cause des odeurs sur lesquelles tu n’as jamais réussi à associer des mots concrets, mais que tu associes à la douleur, à l’angoisse, à l’attente ; c’est simplement que tu ne sais même pas ce que tu dois faire, et l’incertitude est un état que tu ne supportes pas.
La dernière fois, c’était quand tu avais tout perdu – désœuvré, tu errais dans le Nord, tentant de trouver un sens nouveau à ton existence, écoutant les beaux discours des recruteurs, avant de finalement comprendre que tu étais fait pour faire cavalier seul.
Alors te perdre pour un autre…
Il n’y a plus que ton honnêteté pour te sauver.
« Comment pourrais-je te juger ? Je pense être pire que toi, en fait. »
Ou presque.
Comment définirais-tu au juste cette brûlure au niveau de ton âme, et l’impression que ton cœur va exploser à tout moment ? Ce n’est même pas que tu essaies de ne pas voir l’évidence : tu n’en as vraiment aucune idée. Stupide Côme, incapable de poser un nom sur ses sentiments. Incapable de comprendre qu’Alex veut lui dire. Presque défait, tu finis par lancer :
« En tout cas, merci. Je prends cela comme une preuve de confiance de ta part. » Et tu ne sais pas si toi, tu pourrais en faire autant. Même quand tu lui as avoué n’être qu’un vulgaire escroc. « Même si je n’ai rien à t’apporter, au final, si ce n’est une oreille pour t’écouter. »
Et une épaule sur laquelle pleurer.
Mais cela, tu ne le dis pas, Côme.
Cette simple pensée te paraît un peu trop honteuse – tu as l’impression que tu vas mourir si tu commences à lui dire des choses aussi embarrassantes.
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IS IT TOO LATE NOW TO SAY SORRY ?
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2016-07-26, 16:27



ft. côme
&
i'll show you how
Il n'a pas envie de parler de toi, Somnifère. Il n'a pas envie de faire de comparaison, de faire des rapprochements qui n'ont pas lieu d'être -ce n'est pas la même chose et oh, ce n'est pas méchant, Côme, mais il a du mal à croire que tu peux tout comprendre, tout capter dans les subtilités. Il ne doute pas que tu as des choses pour lesquelles tu pourrais te mordre les doigts, mais tu le montres déjà toi-même : le regret ne passe pas dans tes veines. Alors comment pourrais-tu, alors comment oses-tu juger, comme tu dis. Alors comment pourrais-tu, alors comment oses-tu décider de ce qui est préférable, de ce qui est pire, quand c'est ton quotidien mais sa fin.
C'est l'intensité qui te manque, Côme.
Mais il ne dit rien, Alex. Lui c'est l'inverse, lui il a le cœur un peu trop rouillé à force de battre trop fort et il lui fait mal parfois, souvent ; il est déjà trop vieux trop usé et il a essayé de le jeter au loin mais il paraît que l'on en a besoin, il paraît que l'on ne peut l'oublier.
Tu sais, Côme, confiance aussi, ça semble tellement plat.
Mais c'est tant mieux parce qu'il n'aurait pas voulu entendre qu'il a laissé les trois-quarts de lui dans cette pièce et que le restant ne fait que mentir et il n'aurait pas voulu entendre que c'est important ; il le sait, mais le dire c'est autre chose.
Tu sais, Côme, on ne donne pas vraiment à Alex. C'est toujours lui qui prend.
C'est lui qui prend et c'est lui qui te prend doucement dans ses bras ; ça commence avec une main qui remonte qui frôle ta chemise avant de l'agripper et de t'attirer de t'emprisonner, son menton au-dessus de ton front.
Il ne parle plus vraiment, Alex, mais promis, tout crie merci.




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-07-27, 14:38
S'il avait réagi autrement, la fin serait différente.
Mais bien sûr, tu ne peux pas le savoir.
Parce que tu ne t'attends plus vraiment à quoique ce soit de ta part ; tu le trouves un peu trop passif, à attendre que tout se fasse, à attendre que tu interviennes ou que tu parles, à répondre sans jamais trop lancer la conversation ; tu ne sais plus comment l'atteindre, tu baisses un peu les bras. Et à ce stade, s'il continuait ainsi, tu lâcherais inconscimment l'affaire. Te disant qu'il n'est pas pour toi. Qu'il n'est là que pour te faire prendre conscience de la monotonie de ta routine, et rien d'autre. Que tu ne peux qu'attendre son retour, subir sa présence, subir son absence. Ce n'est pas ce que tu désires construire, alors oui, à ce stade, tu aurais peut-être compris que cela ne sert à rien.
Toutefois, ce n'est pas ainsi que cela se passe.
Et peut-être qu'il y a quelque chose, en Alex, qui cherche ta compagnie, qui l'a poussé à venir t'extraire de ta routine pour t'amener à l'hôpital, pour te montrer ce qu'il en est de sa vie - pour se livrer.
Tu ne t'attendais pas à ce qu'il t'aggripe et te ramène contre lui ; mais ses bras s'enroulent autour de toi, sa tête se pose contre la tienne, et va savoir pourquoi, mais ta tête se vide subitement, tu ne sais plus penser.
Ce n'est pas la première fois que vous vous approchez ainsi de l'autre ; mais son attitude n'a rien de la gêne qui dicte tes gestes affectifs, non, c'est trop sincère. Tu ressens toute sa gratitude ; tu ne comprends pas pourquoi. Tu te sens inutile dans une telle situation. Mais tu ne dis rien, parce que ça t'arrange.
Et tout à coup, tu comprends tout.
Tu es livide, Côme, ayant tout à coup conscience que tu t'es déjà trop attaché à lui, beaucoup trop. A un point anormal. Anormal pour toi qui prétend n'avoir besoin de personne, qui ne désire rien d'autre que le retour de sa fortune. Tu peux mettre un mot sur cette forme de dépendance qui te pousse à désirer être à ses côtés, être là pour lui - même si ce mot te fait peur, même si tu refuses qu'il prenne forme pour mieux s'imposer à toi.
Tu n'as jamais été aussi désespéré qu'en cet instant où tu te rends compte de la façon dont tu le regardes.
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