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unlovable mess // ♥

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IS IT TOO LATE NOW TO SAY SORRY ?
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2016-02-24, 21:58



ft. côme
&
I feel like I could eat the world raw.
Le fait est, Somnifère, que tu te coinces dans un coin de ta vie.
Oh, tu pourrais être tellement plus -tu pourrais partir d'ici, mener une autre existence ou améliorer celle-ci, tu pourrais te recréer une famille et oublier celle d'avant, tu pourrais tout rayer, tu pourrais chercher un remède prier espérer te démener.
Et tu pourrais être tellement moins -tu pourrais déjà n'être plus que poussière transportée par le vent, alcoolique drogué accro taré, tu pourrais faire régner la terreur et punir les autres comme tu te punis toi-même.
Mais non ; tu survis, sans plus ni moins. Oh, tu ne te plains pas, loin de toi cette idée, mais parfois tu te demandes à quoi tu aurais ressemblé si tu avais craqué -peu importe dans quel sens. Si tu n'avais pas eu cet esprit ouvert, cette envie éternelle d'affection ; et pour chacun de tes traits gratifiant, tu en trouvera bien un dégradant.
Ah, Somnifère. Tu sais pourtant que ce sont des questions qui ne mènent nulle part si ce n'est aux rêves et aux déceptions, aux questions et aux appréhensions. ((et peut-être que tu te demandes parce que tu as peur peur peur de ce que l'on peut te réserver ; parce que tu crois en un espèce de destin autant que tu penses qu'on peut détruire ces murs -mais pas toi, Alex, pas toi, qui se laisse aller là où on l'emmène, là où on le blesse.))(soupir)
Tu le regardes, Côme.
Droit dans les yeux ; intensément, et les tiens sont nus, comme à leur habitude. Oh, il n'y a plus d'étincelle, mais ils ne sont pas ternes -peut-être as-tu éteint la lumière pour qu'il ne soit pas éblouit, pour qu'il puisse regarder à travers ah lire tes pensées et t'aider à les trier à les digérer à les assimiler. C'est peut-être ça, ton problème, Somnifère : assumer. ((mais les poids sont trop lourds et les chaînes t'étranglent // alors tu cours tu cours et tu trébuches et tu contemples // ces exemples ces mangles ces sangles))
Oh, il est beau, Côme.
Dans une simplicité recherchée, dans des détails que tu ne vois sûrement pas -et il contamine même ta spontanéité, il te prend les mots, les kidnappe peut-être, mais tes pensées tournent dans le vide parce que tu n'arrives pas à les formuler sous d'autres formes que des couleurs des sensations des sentiments ((cendre de décembre // anciennes terres de sienne // collante amarante)).
Tu sais, Côme, Alex aimerait savoir ce que c'est, que d'avoir une vie bien rangée, nettoyée, nette, sans rien à cacher. Tu sais, Côme, il y a tellement d'assurance dans tes gestes -il espère vraiment que ce n'est pas du jeu d'acteur, mais il sait au fond qu'il n'est pas assez optimiste pour y croire. Tu sais, Côme, il cherche une plage un port où s'échouer où se laisser aller ((mais personne ne l'a jamais vu pleurer)).
Alors dis-moi ce que tu sais, parce que j'ai l'impression de ne rien savoir. Parce qu'il est au milieu de l'océan Pacifique, Somnifère, issu d'un naufrage ((et des sirènes tout autour comme un ballet)), enfant de saxifrages ((qui casse casse casse des pierres pour mieux les mettre à ses poignets)), sauvage xylophage ((mange mange ta barque et tes sonnets)).
Oh, il ne sait rien, Alex ; il n'en a jamais rien su.
Peut-être est-il encore un inconnu.




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-02-26, 23:57
Tu as dit que tu sais. Et maintenant, tu dois t'expliquer.
Mais tu sais sans savoir, tu sais sans comprendre. Comme si tu avais saisi quelque chose d'essentiel mais que tu n'en voyais que les contours ; impossible d'en discerner ni les couleurs, ni la forme véritable (est-elle creuse, est-elle pleine ?), ni son sens profond. Tu ne sais pas tout, c'est sans doute un mensonge dans ce sens-là. Mais tu en sais plus que lui. Pas assez, cependant, pour mettre des mots ce qu'il y a de vrai entre vous. Tu peux lui dire que vous comptez l'un pour l'autre, de façon paradoxale, alors que vous ne vous connaissez presque pas ; tu ne peux pas dire pourquoi. Tu n'avais pas conscience de cette solitude qui t'emprisonne avant de le rencontrer ; tu peux peut-être que c'est le besoin d'un autre à ses côtés qui a pu vous pousser vers l'autre, mais tu n'en es même pas sûr. Tu ne te rends même pas compte de la profondeur de ton affection ; d'ailleurs, est-il nécessaire d'y mettre des mots, alors que ces derniers ne sont que des cases qui vous enferment dans une relation que vous ne pouvez pas désirer en l'état ? Tu ne peux pas lui dire que tu éprouves de l'amitié pour lui, alors même que tu le considères comme ton ami, parce que tu sens d'instinct qu'il y a plus que cela ; mais d'un autre côté, ce plus est diffus, il ressort de l'indicible, et effleure à peine ta conscience. Tu ne comprends pas ; alors à quoi ça sert de savoir, franchement ?A rien, peut-être, si ce n'est à essayer de l'aider un peu.
Capter son regard pour en extraire toute la douleur - en es-tu seulement capable, Côme ?
« Je sais que je compte pour toi, même si tu ne me connais presque pas. Que tu ne connais personne comme moi et que ça t'intrigue. Peut-être plus que cela. Peut-être qu'être avec moi comble un manque dont tu n'avais pas conscience jusque là. Et ça me suffit de le savoir. » Même si je ne veux pas te voir souffrir, Alex, et que je ne peux rien faire, parce que je n'en ai pas la force ; parce que je ne mérite pas que tu m'accordes ta confiance en me racontant tout de toi. (Mais gagne cette confiance, Côme, deviens l'ancre qui saura l'arrêter, le faire résister à toutes les vagues, à toutes les tempêtes.)
Tu détournes le regard ; tu te sens subitement gêné d'avoir dit cela à voix haute, cela te paraît ridicule. Affreusement cliché, aussi. Aussi n'as-tu pas envie de voir comment il va réagir ; s'il te regarde avec incrédulité en se disant qu'il ne te pensait pas aussi sentimental, ou s'il te rit au nez en te disant que tu es complètement à côté de la plaque. Dans le fond, c'est ce que toi, tu ressens, Côme ; une déclaration inversée que tu n'avais pas prévue, que tu as laissé échapper par manque de contrôle. Oh, ce n'est peut-être pas plus mal, tu sais ; tu veux apprendre à être sincère avec lui, non ? Mieux vaut donc que tu lui dises tout ce que tu penses de lui, dès le départ ; qu'il ne s'en effraie pas ; qu'il ne s'en offusque pas.
Ce n'est peut-être pas le bon moment, penses-tu ; mais c'est une pensée de manipulateur.
Être vrai, c'est se lancer au moment où l'on pense aux choses, et non attendre en vain.
« Il y a des choses que tu devrais savoir à mon propos, d'ailleurs. Je viens de comprendre que si je ne te disais pas tout de suite ce que je fais dans la vie, tu pourrais m'en vouloir et m'accuser d'avoir menti. C'est peut-être déjà trop tard, pour ce que j'en sais. » L'idée qu'il puisse se détourner de toi te paraît insupportable - mais en cet instant, la possibilité se teint de réel et tu te sens tout à coup paniqué. « Parce que mon métier, c'est... de manipuler les gens. Je suis un escroc. Et c'est la première fois de ma vie que je me suis juré d'être sincère avec quelqu'un, de ne pas lui faire croire que je ne suis pas ce que je suis. » Tu passes machinalement la main dans tes cheveux, sentant la natte qu'il t'a faite tout à l'heure - et ton cœur se serre plus fort qu'il ne l'a jamais fait. « Alors dis-moi. Si tu crois qu'il est possible pour toi de me faire confiance, ou si tu t'en penses incapable. »
Mais dépêche-toi de me répondre ; ne me laisse pas dans cet état où je crois te perdre à cause de qui je suis vraiment. Un mot. Même un refus me suffirait.
Tu n'as jamais connu pareille angoisse ; pas même après avoir tout perdu.
Alex, il vaut plus que toute la richesse du monde.
Il n'est pas loin de devenir ta raison de vivre, celui pour qui tu pourrais lutter de toute ton âme.
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IS IT TOO LATE NOW TO SAY SORRY ?
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2016-02-28, 15:00



ft. côme
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the poets were wrong.
Tu sais que le soleil se lève à l'est, Alex. Tu sais qu'il y a plein de choses que l'on ne voit pas, tu sais que vous êtes bornés à peu mais fiers quand même ; tu sais que la poésie a l'air facile mais qu'elle ne l'est pas, tu sais que l'hiver pour l'un est l'été pour l'autre, tu sais que les sons sont du vide et tu trouves extraordinaire qu'on apprenne avec du rien.
T'es bête, Somnifère, mais tu sais quand même pas mal de choses. Non, ta bêtise à toi, elle est sociale.
Mais tu sais aussi comment faire semblant pour que tout ait l'air correct, tu sais même te tromper toi-même -c'est ironique, combien ta situation est confortable alors même que tu te damnes chaque seconde qui passe. Chaque battement de cil, chaque poumon trop vigoureux. Et tu ris, Somnifère, tu souris avec tes dents de cannibale, le loup au fond de la gorge, et tu fais tout pour qu'on te déteste. Peut-être que ça justifiera ta propre haine. Et tu fais tout pour qu'on t'aime. Peut-être que ça justifiera ta survie -ton sauvetage ta bouée un peu dégonflée-, peut-être que ça te donnera envie de continuer. ((mais quels paradoxes))
Il parle avec la peau ouverte et son cœur qui bat juste sous ses bronches et oh, ce n'est pas un tableau de délicatesse ou de poésie -il est brute, juste // virus. Peut-être, Côme. Peut-être que tu n'es que nouveauté qui l'éloigne de songes trop familiers, peut-être que tu n'es que distraction peut-être que tu pourra boucher des manques dont il ne veut pas se débarrasser -n'est-ce pas cruel pour toi ? Sparadrap, diachylon // emplâtre. ((oh, que de sarcasme))
Et il a les yeux perdus, Alex, il ne sait plus trop où regarder ni même où s'en aller alors il te fixe toujours, Côme, alors il t'observe t'admire et te trouve trop monochrome -oh, à la fin, vous étiez bien pareils. Il ne manquait que quelqu'un pour vous colorer.
Il te croit, quand tu lui dit que ça te suffit de le savoir. C'est étrange -il ne sait pas vraiment de quoi tu parles. T'as beau expliquer, Côme, Alex n'est pas de ceux qui comprennent des mots, mais il assimile, il approuve il se tait. Que pourrait-il bien dire, de toutes manières. Il ne sait pas si tu as tord ou raison, et tant bien même, qui serait-il pour jouer à l'omniscient.
Mais il est perdu, Alex. Oh, depuis bien longtemps -cinq ans, il paraît-, alors ne t'inquiètes pas, Côme. Il comprend les gens qui mentent ; comment pourrait-il les blâmer quand on se voile la face de la sorte ?
S'il n'est pas une chose, c'est hypocrite.
Dis-moi qui tu es. Oh montre-lui qu'on peut savoir même quand on s'est cassé la gueule en chemin, regarde ses yeux éteints et sa bouche trop plate ses tatouages sans reliefs et sa propre lassitude -ne lui en veux pas, Côme, il n'en a jamais parlé à personne. Ne lui en veux pas, Côme, il ne sait toujours pas d'où il vient. Je te crois de toutes manières. Parce qu'il n'a rien à perdre -ce n'est pas contre toi, Côme, ni contre qui que ce soit. Alex a toujours eu cet égoïsme qu'on associe à de la préservation.
Tout refroidit, sur la table. C'est dommage, sûrement, mais il y voit des signes moqueurs trompeurs menteurs.




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-02-28, 19:49
Ce qu'il y a de plus terrible, c'est sans doute cette effroyable impression d'être un monstre.
Pourtant, tu n'as rien fait qui justifie cette sensation. Tu n'as jamais cherché à lui cacher quoique ce soit ; tu as dès le départ pris le parti de ne pas jouer à ce jeu-la avec lui. Tu as compris d'instinct que tu aurais trop à y perdre. Et tu te rends compte que tu aurais dû lui dire plus tôt qu'il y avait danger avec toi. Que les gens qui te détestent le font pour une bonne raison. En vérité, tu ne vaux pas grand-chose, Côme. Tu es un vaurien, une engence encore plus nuisible que les vagabonds qui envahissent les rues en quête d'une naïve charité. Et tu te caches derrière de beaux atours. Derrière un sourire enchanteur. Derrière le charme de tes mots. Le monstre, c'est celui qui n'est pas humain ; et l'apparence ne saurait suffire à combler ce manque.
Tu culpabilises, peut-être plus que tu ne le devrais, comme pour compenser toutes les fois où tu aurais dû éprouver du remords.
Progressivement, tu t'enfonces. Tu ne le connais encore pas assez ; si tu le connaissais, tu serais capable de deviner ce qu'il a en tête - de comprendre qu'il ne rejette pas. Et tu lui reprocherais certainement son attitude, sa tendance à s'enfoncer dans ses souvenirs et de ne pas te voir toi ; tu lui dirais d'aller de l'avant, tu pourrais lui apprendre comment faire. Tu te rends compte que tu sais mieux t'y prendre que lui. Tu devines également qu'il a sans doute de meilleures raisons que toi d'en souffrir.
Mais tu le trouves froid - trop froid, et quelque chose se brise au fond de toi. L'espace d'un instant, tu tournes la tête pour lui échapper complètement ; tu ne veux pas qu'il remarque tes yeux trop brillants, craignant que leur eau ne se transforme en perles. Cela fait des années que tu n'as pas cédé ; tu ne céderas pas aujourd'hui non plus, pas même pour lui.
Puis tu le regardes à nouveau ; toute trace de ta tristesse précédente a disparu. Le regard neutre, tu piques à nouveau dans ton assiette, avant d'enchaîner.
« Je suis juste un garçon qui s'est retrouvé à la rue du jour au lendemain, alors qu'il n'avait rien pour se défendre. Je ne fais que ce que je sais faire. Et j'en sais sans doute moins long que toi sur la survie. »
Il y a d'autres domaines que tu maîtrises mieux que lui. Tu les tais cependant, parce qu'aucune de ces connaissances ne te sont réellement utiles. Pas lorsqu'il s'agit de trouver une solution à un problème pragmatique. Tu n'as pas vraiment honte de ces échecs ; tu ne concevrais aucune gloire à t'en sortir victorieux après tout. Tu ne le lui dis pas, à Alex. Tu ne lui dis pas que tu ne sais pas te débrouiller par toi-même et que tu rêves encore d'être assisté. Tu ne lui dis pas non plus que tu n'es plus ce prince qu'il semble voir en toi. Qu'il n'y a que lui pour voir le prince en toi - et que cela te fait plaisir.
Tu laisses le silence s'attarder encore un peu, essayant de lutter contre cette douleur qui t'enserre le cœur. Tu n'y arrives que très peu ; voila que tu dois combattre tes propres émotions. Toi qui croyais que c'était un terrain conquis, tu y découvres des enclaves dont tu ne soupçonnais pas l'existence.
« Ce qui compte, c'est ce que je suis devenu. Et ce que je n'ai toujours pas réussi à faire ou à gagner. Le reste ne compte plus à mes yeux. »
Peut-être est-ce un aveu un peu abrupt.
Mais si c'est ce que tu penses, tu te dois de le dire.
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2016-03-09, 22:34



ft. côme
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the poets were wrong. you are not out of this world, you are of it and beloved to it,
Somnifère était de ces gens qui ignorent leur propre cruauté.
Ce n'était peut-être pas de l'aveuglement ; plutôt parce qu'on ne lui avait jamais dit en face ou que la peine était si grande que les phrases n'arrivent pas à percer l'espace vide d'un cœur qui pleure. Mais Somnifère -il était de ces cruels qui ne comprennent pas les autres de son espèce, de ces cruels qui paraissent si compréhensible ; mais Somnifère n'a que l'égoïsme à la bouche et oh, peut-être n'est-il pas une mauvaise personne -mais qui a dit que les deux étaient incompatibles.
Somnifère est de ces cruels qui se blâment mais pas pour les bonnes choses ; il s'en veut un peu de t'avoir laissé de côté, Côme, sans rien faire de plus. C'est pas sa faute, c'est pas sa faute ; mais les excuses enfoncées dans son crâne ne fonctionnent plus autrement que douce berceuse ésotérique -un secret, parce que qui le regarderait encore droit, s'ils savaient que Somnifère s'est à moitié pardonné. ((mais pas Alex, jamais Alex))
Il t'écoute quand tu parles, Côme, même s'il a l'air si loin et si triste et si jaspé moiré tavelé ; il se noie dans des grains de beauté qu'il n'a pas -il aurait bien voulu pouvoir les blâmer, ces parties colorées, mais il n'en a aucune. Aucune. Et que faire, quand on a l'air d'un ange.
Sûrement. Être honnête. On est pas si différents, finalement. Et ses adverbes sur-utilisés en si peu de temps -ils sont lourds lourds comme le grain de sa voix, quelque chose d'un peu trop grave d'un peu trop lointain. C'est de la part de quelqu'un sans entrain, mais quelqu'un qui n'est pas contraint -malandrin de ces yeux éteints.
Il n'a plus faim, Somnifère, même s'il n'a rien avalé depuis une bonne journée -la culpabilité // sa cruauté, inexaucée ((et ce déterminant comme pour lui rappeler que ce n'est qu'à lui qu'à lui qu'à lui))
Ce qui compte, c'est de savoir où aller. Oh, peut-être que c'est brute mais c'est ce qu'il ressent, Alex ; Alex et ses paupières tombantes et ses idées trop contraignantes et ses pardons bien trop flous bien trop fou // loups.
Il ne sait pas où aller, Alex. Il ne peut pas s'enfuir oh il n'en a pas le droit ; il ne peut pas rester oh il n'en a pas les capacités -alors il s'efface et court court court, peut-être qu'au fond il attend juste qu'un Ragnarök l'attrape le coffre et en finisse.
Somnifère s'est toujours demandé s'il doit se considérer comme meurtrier.
((mais elle respire elle respire, et à chaque fois que sa cage thoracique se soulève de cette manière amorphe, c'est un autre coup dans ses côtes dans ses reins))
Mais j'imagine que c'est d'autant mieux si t'es devenu quelqu'un dans le processus. Tu sais, Côme, il est aussi devenu quelqu'un, Alex. Un mec qui plaisante, qui sait sourire qui est toujours là qui se fait ignorer à force d'être déjà pris comme acquis ; un mec léger qui se fait marcher sur les pieds, qui est en colère mais jamais assez qui râle mais pas vraiment. Quelqu'un qu'on ne prend pas au sérieux, qu'on aime bien parce que non compliqué -oh, qui aime ceux aux histoires tristes, qui aime se sentir compressé dans son luxe dans son bonheur et ne rien pouvoir faire d'autre que détourner le regard. Il n'a pas d'histoire triste, Somnifère. Seulement quelques absences.
Il est devenu quelqu'un, Alex. Il a glissé hors de lui.




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-03-11, 17:26
Tu es devenu trop neutre, trop distant - comme à chaque fois que tu en viens à parler de toi. Tu joues à être ouvert, à n'être que chaleur et lumière, mais tu sais qu'au fond de toi, Côme, il n'y a qu'un trou noir où s'enfoncent tes sentiments, ta compassion, ton empathie, ta générosité sincère même. Et tu voudrais qu'il soit là pour te prouver que tu peux être un homme bon. Que tu peux faire comme les autres, de temps en temps, et te comporter de façon humaine. Parce que cette glace au fond de toi, en vérité, elle est douloureuse. Un être humain est fait pour vivre avec les autres, pas pour s'enfermer dans cette solitude terrible qu'est le mensonge. Une fois que tu dis la vérité, juste la vérité, tu t'exposes, et tu en souffres, Côme ; parce que tu ne sais pas vraiment comment lui dire ce que tu veux lui dire sans exploser en sanglots refoulés, ou sans lui donner l'impression que tu te refermes sur toi.
Pourquoi tes émotions ressurgissent-elles maintenant ?
Pourquoi est-ce que cela fait si mal ?
Tu ne sais pas ce que tu attends de lui. Tu ne pensais cependant pas qu'il allait souligner que dans le fond, vous vous ressemblez un peu plus que tu ne le pensais. Au final, peut-être êtes-vous plus proches que tu ne l'aurais cru ; peut-être êtes-vous tout simplement compatibles. Deux êtres qui ont eu à souffrir de leur passé, qui évoluent, qui regardent en avant pour ne pas se faire de mal. Et vous avez besoin d'un autre à vos côtés, quelqu'un qui comprend votre attitude et qui, en même temps, est très différent. Tu le sens, Alex est peut-être celui qui pourra marcher avec toi - non pour te soutenir, mais pour vous encourager mutuellement. Il a sans doute raison, Alex ; mais il le dit d'un ton éteint qui t'effraie.
Tu ne veux pas que ça continue comme ça, entre lui et toi.
Tu ne veux pas qu'il te traite avec la même distance.
Tu veux que le simple fait de te voir le mette en joie, provoque une envie de sourire incontrôlable.
Tu veux qu'il se sente bien à tes côtés, qu'il n'ait pas peur de te dire quand quelque chose ne va pas.
Tu veux qu'il puisse trouver en toi un asile.
Mais tu as peur de ta maladresse, alors tu gardes le silence le temps de finir ton assiette. Tu savoures, mais tu vas vite. Dans le fond, tu es déjà content de pouvoir goûter à ce qu'il a préparé pour toi ; tu regrettes simplement qu'au moment de vous mettre à table, il s'enferme ainsi. Tu as l'impression qu'il t'est inaccessible. Et tu le refuses.
Il est temps d'agir, Côme.
(Vaincs ta peur et ta honte.)
Tu te lèves et tu te penches vers lui, essayant de maintenir ton visage à sa la hauteur du sien. Tu lèves la main ; tu hésites un peu, elle tremble dans l'air, instable ; et puis tu te lances, et la poses sur sa joie. Tu résistes à peine à l'envie de caresser sa peau ; elle est plus douce encore que tu ne l'imaginais, juvénile, et tu devines avec certitude qu'il n'est pas plus âgé que toi - même si tu ignores toujours son âge. Tu souris, un peu. Même si tu ne sais pas s'il le verra vraiment.
« Je ne sais plus où aller, avoues-tu d'une voix un peu trop aiguë. Je le savais, avant. Tu crois que l'on peut en venir à ne désirer que le chemin ? » (Parce que s'il est là, Alex, ce chemin-là, tu veux bien le parcourir toute ta vie. Même si cela implique de ne jamais s'arrêter. Tu as l'impression qu'il te donnera la force nécessaire d'avancer, sans savoir comment ni pourquoi - sans comprendre que tu l'aimes déjà, Alex.)
Tout en toi n'est plus que douceur et patience ; tu l'observes, non par volonté de te jouer de lui, mais parce que tu refuses de le brusquer. Tu veux simplement être à son écoute, être celui qu'il te demandera d'être - tu joues, de toute façon, au quotidien, alors autant devenir sincère dans ta comédie. Que la scène de ton existence puisse chasser toute trace de tragédie ; pour ne pas mourir foudroyé devant les foules, mais dans les coulisses, seul avec lui. Seul avec celui que tu voudrais comprendre et supporter plus que tout.
Tu vas trop loin, Côme, mais tu as commencé tes aveux - alors va jusqu'au bout.
(Quoique l'aveu final n'est pas pour tout de suite - vous n'êtes pas prêts).
« Si je ne peux rien faire pour toi, ajoutes-tu d'un ton sombre, à quoi me sert d'être quelqu'un ? »
On se le demande, Côme.
C'est comme si tu admettais que tu ne voulais plus vivre pour toi-même ; mais vivre pour vous deux, est-ce là l'objet de ton nouveau désir ?
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2016-03-20, 14:43



ft. côme
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“I don’t know where I am going but I hope that you’ll meet me there.” — John Maurer
C'est sûrement parce qu'il parle trop qu'on pense que Somnifère se referme quand il se tait. Oh, ça se comprend -le silence entre étrangers n'est pas ce qui est le plus facile à dompter et ah, il a l'air si lisse, Alex. Comme un morceau de basalte, de pierre tombale -froid. Macabre, peut-être.
Il n'a plus faim.
Il n'a plus faim de rien ; alors il regarde l'autre fixer son assiette de ses yeux d'acier et il ne sait plus qui est fait de fer -parfois il a l'impression d'en avoir plein les mains, de couler dans l'oxygène, au fin fond de la Terre. Il ne s'enferme pas, Alex. Ce sont les autres qui l'étouffent.
Oh, que ça a l'air maladroit de dire ça, égoïste et plein de fierté, mais non non non. C'est quand il se tait qu'il s'abîme -oh, on dirait presque ces crassulacées qui s'ouvrent la nuit pour profiter d'un soleil qui a disparu. Il arrive toujours trop tard, Alex. Toujours trop tard.
Et personne ne prend le temps d'attendre -c'est beaucoup plus facile de presser que d'encourager.
Il te regarde de ses yeux vides quand tu te lèves, Côme. Il est comme lassé et oh, c'est trop lui demander que d'être actif que de réagir ; peut-être est-ce signe qu'il te fait confiance. Tu laisses tes empreintes sur sa peau -est-ce que tu veux les y imprimer, Côme ? Les faire fondre dans les plissures de son épiderme et lui arracher un peu de son identité pour y mettre de la tienne ? Te l'approprier, ce coquelicot décharné ?
Il te voit sourire, tu sais. Ou plutôt, il le sent -il y a des traits qui se relâchent et d'autres qui se crispent, ce n'est pas quelque chose à vraiment décrire parce que c'est là, juste là, et qu'Alex n'y a jamais rien compris. Il t'écoute ; se tait. Comme à son habitude. Tu sais, ça aussi, il l'a compris, et lui -oh, on en revient toujours à lui lui lui- ne sait plus s'il veut que son chemin se termine un jour ou non. ((il ne pleure pas mais c'est tout comme si, avec des larmes attachées au bout de ses iris // il a peur peur peur mais pas assez, il a envie envie envie mais pas suffisamment // il a froid et tes doigts tes doigts tes doigts ; rois))
Il ne sait plus vraiment ce qu'il se passe dans sa tête. Incohérence de cette tempérance quand tu lui sacrifies ton indifférence -il a toujours cherché à ne pas assumer, Alex, mais tu le mets face aux choses et oh. Il ne peut pas feindre l'ataraxie, ni même l'enthousiasme -tu comprends, Côme, il ne veut plus rien ressentir, Alex. Tellement qu'il absorbe toujours tout, à éclater trop vite à s'engourdir les sens. A tomber à se relever à courir encore encore, juste pour rire. Et panique au fond de ses yeux quand il les relève -parce qu'il ne peut pas nier.
((C'est là juste là, mais oh c'est bien trop tôt))
C'est le voyage qui compte à la fin. Et c'est étrange la manière dont sa sagesse ressort toujours quand c'est ses émotions ses impressions qui devraient parler ; mais apprécie, Côme, parce qu'il ne te dit ni non ni oui. Encore faut-il en avoir un. Parce qu'il a juste l'impression d'errer et de ne pas savoir où aller ; parce qu'il retourne toujours au même endroit mais que tout est toujours si morne si triste si blanc si dégoûtant ; parce que le temps a beau s'écouler il ne parvient qu'à plus l'emprisonner qu'à plus le détester ((mais de quoi parles-tu, Alex ?))
Il baisse les yeux -il les sent qui piquent qui s'humidifient, oh rien de bien terrible mais déjà trop. Il n'a pas pleuré depuis longtemps, Alex. Et il ne veut certainement pas le faire devant toi, Côme, sans méchanceté ; alors il baisse la tête et s'appuie sur tes doigts -ils sont là pour ça.




ACCISMUS
&
ANOESIS

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2016-03-22, 19:41
C'est peut-être son silence à lui qui t'empêche d'aller trop loin, qui te pousse à ne surtout pas t'aventurer trop loin dans ce vaste champ de possibilités. Peut-être son absence de réaction qui t'incite à te protéger en t'évitant de trop réfléchir à ce que tu penses de lui, comme si tu risquais d'être déçu parce que tu recevras en retour. Toi, tu sais que les mots sont un poison, dans le fond ; qu'ils n'ont pour seul effet de rendre le réel plus tangible encore, en le matérialisant dans des syllabes préconçues, en les enfermant dans un sens unique qui l'appauvrit de sa signification réelle ; tu préfères ces moments de trouble où tu sens ces émotions palpiter au fond de toi, sans leur laisser la place de sortir. Tu n'es pas un homme d'émotion, Côme, tu te veux froid et rationnel, et analyser les mouvements secrets de ton âme n'est guère quelque chose de plaisant pour toi. Face à son silence, cependant, et face à ta volonté d'être sincère avec lui, de ne pas user de tes artifices coutumiers, tu te sens démuni, et tu t'effraies de ce que la parole revêt de solennel.
Et tu es blessé par cette façon qu'il a de tout enfermer dans une seule notion, de parler de façon générale alors que tu lui parles de vous deux. Le voyage, c'est sans doute une belle idée qui a le mérite de révéler le puits de sagesse qui se cache en Alex. Un homme qui a conscience de ce genre de choses - voilà qui lui donne du mérite. Mais ce n'est pas ce que tu attendais. Et s'il n'était pas en train de s'appuyer légèrement sur toi, tu te serais sans doute enfui.
Encore un de ces quiproquos qui menaceraient de vous déchirer.
Et pourtant, tu prends sur toi.
Qu'importe si dans le fond, tu n'es rien à ses yeux, juste une connaissance qui aura passé quelques moments de son existence. Tu sais que tu auras été là, même quelques instants. Qu'il se souviendra peut-être de toi, ou non, mais que tu auras fait partie de sa vie. Tu aspires déjà à cette seule présence.
« Tu vis dans un voyage, Alex. Simplement, tu ne t'en rends pas forcément compte. »
Pourquoi est-ce que tu parles de lui, subitement ? Sans doute parce que tu te rends compte qu'il a l'impression de divaguer. C'est ainsi que tu interprètes sa dernière phrase : comme un aveu. Parce que lorsque tu le regardes dans les yeux, tu les trouves curieusement brillants.
Tu ne sais pas si tu peux être là pour lui, ni si tu peux adoucir cette peine que tu n'aurais sans doute pas dû voir. Lui non plus ne désire pas que l'autre le voit pleurer, sans doute. Mais tu ne peux plus bouger : il te force à l'immobilité et...
Attends, depuis quand tu as passé ton bras autour de ses épaules ?
Le silence te gagne. Tu poses ta tête contre lui ; et cette fois, tu ne te défiles pas. Tu fais des progrès, Côme. Tu réussis à rester près de lui sans avoir envie de t'enfuir. Peut-être tes joues sont-elles un peu roses, mais il ne pourra pas le voir. Et ce n'est pas si important, d'ailleurs.
L'important, c'est de lui montrer que tu es là.
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2016-04-12, 21:34



ft. côme
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american oxygen // every breath i take
Ils sont là pour ça mais ils sont froids ; d'un froid différent des statues de marbre et de métal, d'un froid différent des blizzards se son pays natal, d'un froid différent du manque de chaleur -un froid qui vient du fait de ne pas avoir envie d'être différent depuis trop longtemps. Alex sait que Côme n'est pas de ceux qui s'embarrasse des gens, des sous-entendus et des services à rendre. Peut-être qu'au fond, il a peur, Alex -comme il a toujours peur. C'est triste, cette manière de ne pas réussir à changer alors qu'il y a des gens qui inversent son monde pour lui -il est désolé, tu sais, Côme. Il ne le sait pas encore mais il l'est déjà depuis bien trop longtemps.
Mais tes doigts froids lui suffisent, d'une caresse qui n'existe pas et d'une présence qui ne veut rien dire -rien, à part cette espèce de continuité qu'il ressent étrangement, rien, à part cette sensation d'être enfin absolu par la rencontre du contraire mais oh. Il a peur, Alex -comment voudrais-tu qu'il accepte tout ça.
Il a les yeux toujours fixés sur le parquet mais il voyage très loin avec son esprit oh il n'est plus vraiment ici et pas tout à fait là-bas ; Somnifère a toujours su être un entre-deux un entre-nœud qui se contentait d'exister sans rien demander parce que Somnifère -il a peur.
Et peut-être préférerait-il ne pas voyager.
Parce que quel voyage, Côme ? Pour quels souvenirs, pour quelles traces, pour quelle importance ? Pour quelle finalité pour quel but, pour quelles personnes ?
Il remonte les pupilles. Le fait est qu'il ne sait plus ce qui est lui. Est-ce que tu comprends ça, Côme ? Est-ce que toi aussi parfois tu perds de bouts de toi mais quand tu te retournes pour les attraper, ils glissent entre tes doigts et finalement s'échappent de tes propres lois ?
Mais il garde le silence au fond de sa gorge comme un oiseau fragile qu'on protège et oh, peut-être que tu entends des sanglots étouffés contre ton habit mais pour sûr tu sens le poids de sa tête de son corps de ses tords sur ton épaule ; et ses doigts qui pendent de ta chemise qui la tirent un peu malgré eux -et il y a de la chaleur. Enfin.
Tu crois que je vais vers où, alors ? Parce qu'un voyage semble indiquer une destination et que Somnifère oh il est rêveur mais pas assez parce qu'on lui a enlevé de quoi continuer à changer de monde de quoi essayer de s'en extirper. Il n'a plus de quoi continuer -petit jouet cassé, aux piles déchargées aux membres arrachés à la tête enfoncée dans la poubelle. Il a besoin d'être remis au goût du jour oh d'une nouvelle motivation de quoi arrêter de se morfondre de se détester d'être aussi en paix qu'il dit aux autres de l'être.
Il est désolé, tu sais, Côme, mais il passe tout de même ses bras autour de ta taille pour mieux s'étouffer dans tes vêtements -il est calmé, mais certainement pas relevé ; et son menton remonte et son odorat ne peut que capturer ton odeur, elle est étrangère et peut-être que tout ce dont il a besoin, Alex, c'est de quelque chose qui lui fait vraiment peur. Quelque chose qui le surprend lui-même // qui le comprend lui-même -oh, as-tu vraiment cru qu'il ne parlait pas de lui, de toi, juste auparavant ?




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2016-04-24, 20:42
Pourquoi t'accroches-tu à lui, Côme ?
Tu le sens te glisser entre les doigts, t'échapper de façon non définitive ; tu as déjà conscience qu'il finira par revenir vers toi, mû non par le destin, cette force traîtresse qui afflige les pauvres gens qu'elle soumet à ses caprices, mais de sa propre volonté. Même si tu ne sais pas ce qu'il vera en toi, Alex, même si tu ignores pourquoi il a accepté ta corrosive présence jusqu'à présent. Même si tu as l'impression que la valeur que tu t'attribues ne vaut rien à ses yeux, et qu'il te prête des qualités dont tu n'as même pas conscience de l'existence. Mais tu veux y croire. Tu veux croire que quelque chose en toi l'intéresse, te rend digne de lui. Parce que tu l'as élevé à ton niveau, Alex ; lui qui rampait à terre parmi les béotiens, tu as décidé de l'extraire de sa foule pour lui ouvrir tes portes. Il n'est pas encore rentré ; mais qu'importe, car il vit à ton seuil désormais, et tu l'observes de l'autre côté, à la fois curieux et admirateur.
Vous pouvez vous éloigner, mais plus jamais irrémédiablement.
Et si l'ombre de cette possibilité se jetait entre vous, tu lutterais pour continuer de le voir.
En cet instant, cependant, vous êtes d'une proximité alarmante. Ton cœur commence à s'emballer ; tu te rends compte que non, cela n'a rien de normal : depuis quand s'appuie-t-on ainsi contre un presque inconnu ? Qu'est-ce qui t'autorise à te coller à lui, sous prétexte que lui a initié le contact ? Tu ne comprends pas, Côme ; pour quelqu'un d'intelligent, tu manques cruellement de jugeote. C'est ce qui fait ton charme, d'un autre côté ; ta naïveté a quelque chose de curieusement attachante. Et c'est ce qui fait votre relation, à Alex et toi. Condamnés à vous tourner autour, à vous rapprocher jusqu'au point de non retour, sans pour autant jamais l'atteindre, car vous n'aurez jamais compris ce qui se trame entre vous.
Tu peux cependant remarquer qu'il s'approche de toi, qu'il t'embrasse dans ses bras trop maigres - as-tu remarqué comme il te semble que tu pourrais t'évader de sa prise avec facilité ? -, et ça te fait plaisir, ne mens pas, Côme.
Il y a quand même des détails qui ne se soustraient pas à ton attention.
Alors, vers où, ce voyage ?
Tu voudrais lui dire : vers moi.
Parce que c'est vrai.
Mais tu n'en auras jamais le courage, et au lieu de cela, tu lèves ta main libre vers lui, se mettant à caresser sa chevelure, à moitié coupable d'avoir cédé à l'aiguillon de ton désir. Mais ma foi, c'est que ce dernier était trop fort pour toi.
Et tu lui murmures dans l'oreille :
« Si tu veux, on peut le découvrir ensemble. »
Car.
Passé le moment de gêne qui te retenait loin de lui, excessive pudeur sans doute garde-fou, destinée à t'empêcher de sombrer, tu te rends compte que tu apprécies ce moment. Tu n'avais jamais deviné que sentir la chaleur de quelqu'un contre la sienne était une expérience si belle qu'elle méritait d'être vécue au moins une fois dans sa vie. Tu ne sais pas si c'est parce que c'est lui, ou parce que tout est nouveau pour toi ; que tu désirais sincèrement que l'on te prenne dans les bras, ou si tu désirais discerner les vallons de son corps contre le tien, cela ne change plus grand chose.
Ce désir d'éternité t'appartient seul.
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2016-04-30, 15:29



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Peut-être qu'il a compris que s'éloigner ne sert à rien, Alex. Peut-être que dans ses doigts il comprend enfin ce qui n'allait pas, peut-être que dans ses voix il aperçoit ce qui manquait au fond de lui.
Il ouvre les yeux et tout est noir ; ce n'est pas si mal parce qu'il ne veut rien voir d'autre de toutes manières et ses bras -si fins et si forts pourtant. Il s'accroche. Il s'accroche toujours aux gens, avec cette douceur de ceux qui n'en veulent pas à ses amis s'ils s'en aillent, de ceux qui comprennent oh de ceux qui ne l'auraient pas fait mais qui comprennent qu'on puisse l'imaginer et même le vouloir. Alex -Alex ne peut pas être seul. Il ne peut plus, avec ses calvaires et ce cafard qui lui plombe la vie ; il respire mais difficilement, étouffé par ses propres besoins contre un tissu qui n'a rien de neutre -il est parfumé délicatement et il sait qu'il n'en saisi pas toute la délicatesse, mais il essaie, promis.
Il essaie, Côme. Et c'est déjà beaucoup.
Et il essaie de croire que tu ne t'en ira pas, que tu comprendra -parce qu'il a beau se nouer à d'autres, ils ne voient pas plus loin que les fêlures de son manque de confiance en lui ils ne voient pas les racines pourries qui contaminent tout le reste oh la nécromasse qui pourrait donner tellement plus. Alex n'est pas un cycle ; il a une fin, une fin irrémédiable et oh, peut-être veut-il juste la rendre plus agréable. Plus facile. Il n'a pas encore compris que ça ne tenait qu'à lui.
Et ta main dans ses cheveux -ça lui rappelle des souvenirs.
Ils sont tout autour, tout le temps ; il les respire les transpire et les expire en des soupirs de martyr et parfois il n'a plus conscience du présent. Parfois il ne différencie plus rien et oh. Tu risquera de découvrir que c'est moi l'escroc. L'escroc qui sourit et qui ne sait pas être honnête, menteur par obligation par manque de raison par besoin compulsif, imposteur de sa propre vie, mythomane caché derrière un pseudonyme d'une vérité criarde -il se fait mal à chaque fois qu'il se présente, s'assassine quand on l'appelle et se saigne par pure culpabilité, il se dit somnifère mais toi tu le nommes Alex et peut-être qu'il t'a menti quand il t'a dit ça ; il se confond en lui-même et crains de ne pas retrouver son chemin. Pourtant, il est deux ; et si tout se dédouble c'est parce que tout est possible. Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Et il y a ses doigts // ses griffes qui se recroquevillent dans ton dos des besoins d'appartenance qui resurgissent et tu vois Côme, il ne veut pas que tu sois cassé toi aussi, il ne veut pas qu'il en emporte encore un autre parce que ça a été comme ça toute son existence et qu'il a peur et qu'il a peur et qu'il a peur. Je ne sais pas si je peux l'accepter.




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2016-05-01, 12:56
Tu te sentirais presque coupable de goûter à un moment de bonheur en cet instant si tragique, Côme ; car ce n'est pas que tu ne ressens pas la douleur dans la façon dont il se tient contre toi, c'est plutôt que tu y perçois quelque chose de plus, qui transcende vos peines. Il y a quelque chose de magique en Alex, quelque chose qui a attiré ton œil dès les premières minutes de votre rencontre, au point que tu lui avais déjà pardonné son affront sans même en être conscient. Tu ne peux pas vraiment lui en vouloir, à Alex. Il est comme il est. Électron libre capable de voler jusqu'à toi - comme tu aimerais le voir déployer ses ailes devant toi -, complexe entrelacs de signaux à demi-inconscients ; et pourtant si simple, dans le fond, que tu te demandes pourquoi toi tu n'arrives pas à le comprendre. Mais peut-être n'as-tu pas besoin de t'efforcer de tout comprendre de lui, peut-être dois-tu simplement accepter l'homme qu'il est pour comprendre. La clé du mystère est très simple, d'ailleurs : il est humain, tu l'es aussi. Est-ce que tu le sens, le tambour de son cœur ? Il n'est pas en diapason avec le tien, mais c'est peut-être cela qui rend la scène d'autant plus belle. Le rythme synchronisé, c'est beaucoup trop cliché. N'y a-t-il pas plus de beauté dans la différence de ces deux cadences qui, se mêlant, s'harmonisent en un troisième battement, nouveau mais encore plus mélodieux. Ne pas devenir un, en fait - mais deux qui s'accordent parfaitement.
Tu ris doucement ; et tu ne savais pas que tes rires pouvaient être aussi calmes, toi qui habituellement t'en sers comme d'une arme ironique avec laquelle tu pars en croisade contre tes interlocuteurs. Il a dit qu'il essayerait de te faire rire ; il n'a pas encore provoqué ton hilarité, c'est vrai, mais il est parvenu à produire quelque chose d'inédit en toi - et tu as conscience de tout ce qu'il t'apporte.
« Ce serait mérité, alors. » Toi escroc, lui escroc, vous seriez faits pour vous entendre. Non que cela te fasse plaisir. Mais l'idée qu'il t'échappe en partie n'est pas pour te déplaire : cela veut dire qu'il te reste encore tant à découvrir. « Tu n'as pas à t'en faire, Alex, je sais comment me protéger de mes pairs. »
Parce que de toute façon tu sais qu'il ne t'a pas tout dit, qu'il ne te dira pas tout.
Qu'Alex sans sa part de mystère t'attirerait sans doute moins - tu n'aimes guère les gens trop disponibles.
Qu'un jour, vous n'aurez peut-être plus besoin de mots pour lire en l'autre.
(Ou peut-être est-ce le reflet de tes désirs, Côme.)
Il est étrange, Alex ; il semble rejeter ta proposition alors qu'il s'accroche plus à toi, et ce décalage t'aide à comprendre. Qu'il ne t'a peut-être jamais vraiment rejetté ; qu'il a sans doute plus peur que toi. Peut-être s'est-il un peu cassé en chemin ; alors il se dit que toi aussi, tu t'écorneras à son contact. Mais non. Tu es resté entier, Côme ; si ta force s'est affaiblie, elle suffira encore pour toi, et sans doute pour lui aussi.
Tu fermes les yeux un instant, essayant de faire abstraction de tout ce qui n'est pas lui ; tu désires n'avoir que sa présence autour de toi, de t'y lover comme dans un cocon. Ce n'est peut-être pas tout à fait normal - est-ce ça d'avoir un ami ? Oh, et puis tant pis. Tu t'interrogeras plus tard sur ce que cela veut dire. Ce n'est que la deuxième entrevue, mais votre relation a quelque chose d'hors norme, alors il ne sert à rien d'y appliquer des concepts extérieurs. En deux fois, vous avez eu le temps de vivre plusieurs millions d'année.
Et tu rouvres les yeux, soudain certain de toi.
« C'est à moi d'en décider, Alex, pas à toi. » Ou du moins, pas uniquement à lui ; tu ne le forceras pas s'il ne le désire pas. Toutefois, tu sais que c'est la crainte qui anime ses pensées, aussi dois-tu lui offrir tes certitudes en échange. « Même si tu ne me dis rien, je sais dans quoi je m'engage. Mais je ne suis pas comme ceux que tu as connu jusque là. Je suis un prince, tu sais. »
Et les princes, Alex, sont des gens exceptionnels. Les contes de fée vous l'auront appris. Ils sont capables de tout pour leur belle. Ou pour leur beau, aussi. Car la vie, ce n'est pas seulement un prince qui rencontre une princesse. Votre histoire, c'est plutôt celle d'un prince rencontrant un manant, et regrettant presque de n'être pas né paysan.
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2016-05-02, 18:26



ft. côme
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Mais personne ne mérite qu'on lui mente. Mais personne ne mérite des yeux qui fuient et des mots qu'à demi pensés et personne ne mérite des explications retardées jusqu'au dernier moment et personne ne mérite d'être trompé.
Ça n'empêche personne de continuer.
Et ils s'arrachent les veines les cœurs et il y a du sang sur les murs ; peut-être qu'ils y voient de l'art mais Somnifère n'est pas de ceux-là, il crie au massacre, aux meurtres de masse -mais personne n'y croit. La confiance n'a pas de corps, pas de preuve -et Alex, Alex n'en a pas non plus au bout des doigts, Alex n'est qu'un tueur d'un autre genre, ignorant mais les mains rouges tout de même. Il a toujours cru qu'il était menteur mais c'est bien son honnêteté qui le pousse à mentir -tant de paradoxes.
Tant de paradoxes, comme ton rire et tes paroles glaciales -il sait qu'ils ne sont pas neutres, ces mots, qu'ils sont même peut-être un peu chauds mais Somnifère voit les choses en gris puis d'un coup en noir ou blanc ; il passe d'un extrême à l'autre sur l'échelle du manichéisme. Peut-être que ça montre son innocence, ses espoirs plein de démences. Mais pas moi. Et peut-être que tout est là.
Il essaie de se protéger, Alex ; il fait comme si de rien n'était il s'attache se courbe se plie aux autres tout en se tenant bien fier. Il essaie de se protéger, Alex, avec des mots légers et des idioties, avec des courses toujours plus folles et la vie qui tient au bout de sa main -mais même se suspendre au vingt-deuxième étage ne le fait que se sentir plus lourd. Il ne sait pas se protéger -alors comment pourrait-il épargner les autres.
Tu sais, Côme, il n'a pas l'habitude de parler si peu, Alex.
Il n'a pas l'habitude de s'imposer non plus ; il t'écoute quand tu lui dis qu'il n'a pas à choisir mais ce n'est pas comme s'il avait décidé pour toi -il a juste décidé pour lui, et il ne sait plus trop où placer les limites.
Il est dubitatif ; il a peur des stéréotypes et de ce qui sort de ta bouche -c'est bien beau mais c'est un expert en mensonges alors il n'y a que ses mâchoires qui se serrent sous le couvert de ton corps et il ne répond pas de suite. Quel prince tu fais, Côme. Sans couronne sans servant, sans héritage sans peine, sans royaume et sans avenir -il n'a que des pensées salées aux commissures de ses lèvres, Alex. Comment peux-tu savoir sans savoir. J'aimerais bien faire ça, moi aussi. Et il croit que ça s'appelle la confiance en soi mais il a perdu la sienne bien des années plus tôt, mais il a écorché la sienne bien avant qu'elle ne se disloque totalement.




ACCISMUS
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2016-05-03, 20:14
Tu gardes espoir, Côme. Même dans ces instants où tu ne parviens pas à l'atteindre. Tu sais que tu es humain. Tu sais que tu ne peux pas tout réussir, qu'il y aura des fois où l'échec se rappellera à toi et où tu goûteras à l'amertume de l'impuissance. Tu n'as pas vraiment envie d'échouer à l'atteindre, bien sûr. Parce que ça te fait mal, quand même. Tout au fond. Quelque part. Mais tu progresses, Côme ; tu savais déjà qu'il fallait taire certaines douleurs pour parvenir à ses fins, dès lors que l'on avait besoin de faire illusion ; tu sais désormais qu'on doit le faire pour se dévouer à un autre. Tu as compris qu'avec Alex, il te faudra de la patience. Il a quelque chose de toi, une fêlure dans l'âme qui le pousse à se jeter dans les bras de solitude ; la différence, c'est que toi, tu l'as en partie comblée. Et tu sais qu'elle pourrait s'effacer à son contact ; qu'il agit comme un baume sur tes douleurs. En revanche, pourrais-tu jouer le même rôle pour lui ? Tu es plutôt le poison de cette société, être fatal qui sonne le glas de la paix communautaire ; ton rôle est de détruire pour te reconstruire sur les ruines, d'arracher en subtilité les titres de propriété qui te font de l'œil. Tout en toi n'est que violence, n'est que douceur.
Il faut qu'il te sorte de toi-même.
Tu as besoin d'apporter quelque chose de positif, au moins une fois dans ta vie.
Même si tu es insuffisant, même si tu es déficient, même si tu es un incapable, tu aimerais peut-être faire quelque chose de bien dans ta vie.
Pour le moment, tu finis par comprendre que tu ne peux rien faire de plus que ce que tu fais. Que tu en as déjà fait assez. Qu'il n'exige plus rien de toi.
« Tu finiras par comprendre. Je t'expliquerai une autre fois, promis. »
Un autre jour. N'est-ce-pas la promesse que vous vous reverrez ? Que tu comptes le revoir. Tu ne lui caches pas que tu comptes bien ne pas t'en tenir là. Il te fascine, Alex ; il a ce quelque chose que tu n'as jamais rencontré chez personne avant lui, cette flamme capable de réchauffer un cœur trop longtemps figé dans la glace. Et il est faillible, Alex ; tu avais sans doute besoin de rencontrer quelqu'un qui pourrait te prouver que l'on a de la valeur indépendamment de ses faiblesses et de ses erreurs. Tu n'as même pas idée de l'ampleur de cette leçon, tu ne te rends pas compte qu'elle te libère d'un poids.
Alors tu n'as plus grand-chose à proposer à Alex, si ce n'est cette étreinte tendre et douce.
Tu n'as plus que toi-même à lui proposer.
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2016-07-03, 17:10



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Il a été patient, Alex.
Il a attendu que le temps passe, que les blessures arrêtent de saigner ; il s'est accordé des pauses une année sabbatique une période où il avait décidé que penser ne ferait plus mal mais regarde-le -il a des scarifications qu'on ne voit qu'en filigrane et des migraines qui lui hurlent qu'il doit aller mal.
Tu sais Côme, on a déjà essayé de lui expliquer. Ce n'était pas une bouche neutre, mais tu ne l'es pas non plus, et les yeux d'acier tranchaient son âme, lui criaient comment peux-tu encore sourire et il répondait, avec ces rictus prêt à pleurer, comment peux-tu ne pas encore m'avoir tué. Et il savait, Somnifère, pourtant. Il savait. Il a toujours su beaucoup de choses sans les comprendre, il a toujours eu l'instinct développé mais oh, là c'était son hémoglobine qui parlait qui lui murmurait des mots un peu plus doux que le sang de son sang personnifié, des mots un peu plus vrais, sûrement aussi. Sven avait beau parler de haine, l'étrangler le chasser, il n'y avait que de l'amour et cette impossibilité de le pardonner.
Tu vois, Côme, ce n'est pas si compliqué, au final.
((il est déjà en paix avec lui-même, alex // arrête avec ces phrases trop complexes))
Tu vois, Côme, il ne dit rien. Il attend avec ta chaleur contre le torse et des alizés qui balaient ses yeux -peut-être que c'est pour ça qu'ils sont si bleus. Pas encore desséchés mais au sable déjà envolé -il a les yeux de sa mère. Tu le saurais si elle riait, parce qu'elle riait les yeux ouvert et le sourire dans ses iris, parce que ses cheveux se rangeait en arrière quand elle basculait sa tête et oh, peut-être que tu n'aurais pas vu ses pupilles parce que son sourire était d'un blanc éclatant. C'était que quelque chose qu'Alex a toujours su apprécier -combien elle savait être véritablement et simplement heureuse, du plus profond de son cœur, alors que ses enfants auraient pu lui rappeler le manque et la tourmente.
Elle s'appelle Andrea. Et tu vois, Côme, peut-être qu'Alex n'est pas le seul qui a encore beaucoup à comprendre.




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