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That's a point . Baal (robe de)

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2016-09-01, 00:09
THAT'S A POINT
something went wrong in my head
ERIS
&
BAAL
Elle s'était réveillée avec un léger bourdonnement dans la partie gauche de son crâne. Le genre de chose assez puissant pour vous gâcher une journée, trop faible pour que vous le justifiez au lit. Une chose de plus en plus quotidienne qui s'estompaient à coup de solutions médicamenteuses aux premiers jours, pour devenir plus tenace avec le temps.
Elena avait les idées troubles, et le filet d'eau glacé qui s'échappait de sa douche ne parvenait pas réellement à dissiper ces tourments là.
Face à son miroir, elle avait boutonné minutieusement sa chemise blanche impeccable, enfilé cette jupe crayon étriquée ; mais son patron l'avait gracieusement priée de bien s'habiller pour un jour particulier. Même ses cheveux d'ordinaires en totale liberté autour de son visage neutre étaient relevé en queue de cheval stricte - elle n'allait tout de même pas pousser le vice jusqu'au chignon -. Patron ? Pas réellement, plutôt employeur ou directeur de stage, dans un cabinet d'avocats spécialisé dans le droit des entreprises.
Mais ça ne lui convenait pas. Trop classique, trop fade, elle n'avait pas envie de s'écraser, même si c'est ce qu'on lui demandait absolument. Sans faire de bruit, pour ne pas réveiller ses colocataires (quoi qu'elle ne savait même pas s'ils étaient là), elle retirait l'horrible jupe et optait pour un pantalon un peu fluide et tout de suite plus confortable, une paire de basket dans son sac à main et des escarpins pas trop haut dans sa main droite.

Elle avait filé, si tôt le matin à travers la ville pour rejoindre directement Gredchester, point de rendez vous avec son ''chef''. Le pauvre, ça se lisait en gros sur son front qu'il n'avait pas envie de traîner une stagiaire dans ce genre de rendez vous, mais il n'avait pas le choix, il avait besoin de quelqu'un pour prendre des notes, et sa secrétaire en congé après une chute dans les escaliers, ou quelque chose dans le genre, Elena ne retenait pas ce genre d'information. Ça la faisait cordialement chier pour tout vous dire. Elle comprenait juste au regard inquisiteur de son chef qu'elle aurait du garder sa petite jupe crayon, et qu'il regrettait amèrement sa secrétaire. Pour la ruine qu'il lui versait à la fin du stage, elle n'allait tout de même pas s'y plier jusqu'au bout.
Il y avait du monde dans tout les cas, sans être réellement intimidée, Elena n'aimait pas trop cette sensation. Obligée de coller son chef comme un cheewing gum sous une semelle. Tapotant tout ce qu'elle saisissait sur le clavier du bloc note. Elle ne se sentait pas vraiment à sa place, et puis il y avait ce truc qui bourdonnait et commençait à doucement lui scier la cervelle.


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Baal
CHEF DE L'EST

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2016-09-01, 17:59





That's a point



La tête plus lourde qu'une obèse qui se gave tout les jours dans les fast food, voilà ma première réaction chaque matin au moment ou j’émerge. Les yeux éclatés comme si j'avais passé ma nuit à maté du porno en qualité dégueulasse. Cinq heures du mat' des progrès ont été fait, j'ai donc réussis à aligner trois heures de sommeil, super.
Une jambe après l'autre, je me levais de mon lit en regardant mon appartement, rien à signaler d'anormal, du moins je pense.
Me traînant comme un cadavre ambulant jusqu'à mon bureau je devais checker mon programme quotidien, quel jour on était déjà? Aucune idée, y'a juste marqué récolte de fric, merde faut que je change de disque je marque ça tout les jours à la fin. Et soudain quelque chose me traversa l'esprit, je venais de me rappeler de mon rendez-vous d'aujourd'hui, voir cette boite merdique qui était en train de couler alors que j'avais pas mal d'actions chez eux. Cela devait bien faire un trimestre entier que leurs chiffres d'affaires n’arrêtaient pas de descendre et qu'ils faisaient leurs petits entretiens pour "rassurer" les actionnaires, bref dans ce business c'était un moyen de gagner du temps, sauf que le temps c'est de l'argent et qu'ils m'en devaient déjà un paquet. Mais ce qui est génial avec ce système, c'est qu'une fois qu'on connait les ficelles du métier, ils rembourseront d'une façon ou d'une autre. Un petit sourire au lèvre des le matin me fait toujours plaisir, aujourd'hui c'est donc vraiment récolte de fric, ou de biens on verra.

Finissant de me préparer, je regardais mes habits. Nul besoin d'être formel, je suis en position de puissance alors un peu d'intimidation et de provocation leur fera le plus grand bien. Un pull noir classique, avec un manteau et un pantalon de la même couleur et le tour était joué. Pour les chaussures, des rangers feront l'affaire, j'avais clairement pas envie de nettoyer les autres. Et enfin l'arme de tout bon businessman qui se respecte, un enregistreur vocal. Faut dire que j'en portais un sur moi chaque jour, changeant simplement de carte mémoire dessus également chaque jour. Il enregistre toutes mes conversations à longueur de journée. Rentrant simplement la date chaque jour, puis un premier message rituel chaque matin.

- Lundi, 7h43, début de l'enregistrement Baal.

Le posant ensuite dans la poche devant de mon manteau je pouvais commencer les affaires. Sortant de mon appartement, j'appelais l'ascenseur en posant mes doigts sur un scanner. Le dernier étage de cet immeuble m'appartenait, j'avais pas besoin de soucis avec les voisins et je préférais les éviter.
Direction Gredchester, histoire de ne pas trop se faire voir, et d'y arriver plus je prenais les transports en commun. Dans la foule on est vite oublié et personne ne s’intéresse à vous. De plus j'avais horreur d'arriver en retard, inutile de prendre ma voiture et encore moins de faire appel à un chauffeur privé, je suis beaucoup trop parano pour accorder ma confiance à n'importe qui.
Arrivant rapidement sur place, je regardais le bâtiment qui commençait à se remplir petit à petit de tous ceux qui aimaient venir un petit peu en avance à leur boulot, les autres feront un rush au dernier moment comme d'habitude.
Puis je fus convié à rejoindre la salle de réunion qui était sur le point de commencer, en prenant enfin place. Mon regard ne se posa sur personne hormis le PDG de cette entreprise, le fixant et ne le lâchant pas une seule seconde. Je me mettais à l'aise en posant mes coudes sur la tables, et ma tête dessus, un sourire vicelard se forma une nouvelle fois sur mon visage.

- Nous pouvons commencer?  





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2016-09-01, 22:37
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ERIS
&
BAAL
Son chef venait juste représenter un gros actionnaire assez paresseux pour déléguer. Tout comme son chef, qui se contenterait de parler, tandis qu'il lui délèguerait gracieusement la tâche de noter le moindre détail, pour les contrats, ce genre de babioles. Pas qu'elle n'y comprenait rien, mais surtout que ça l'ennuyait. Ce n'était pas réellement le stage qu'elle voulait, mais elle n'avait pas trop eu le choix.  Passons. Elle avait du marcher le plus vite possible avec ses chaussures de l'enfer pour suivre le groupe, et surtout s'assoir à côté de son chef. Sinon il crise, en déplorant sa chère secrétaire et l'inefficacité des jeunes d'aujourd'hui, et ainsi de suite.
Assise donc, presque légèrement en retrait de la discussion, elle observe ces hommes et ces femmes groupés autour de la table. Ils sont tous aussi gris les uns que les autres, avec cette horrible grimace de confiance en soi et d'autosuffisance qui les défigure. Elena déteste cette expression du visage. Ils sont uniformes et surtout légion, prêts à s'entretuer les uns et les autres sans la moindre hésitation. En tapotant distraitement, elle les observe. Elle essaie de cerner leurs principales idées, la façon dont ils organisent leurs pensées. Les lignes de conduites, les convictions fortes et les valeurs. Toutes ces choses qu'elle aime détruire minutieusement quand elle parvient à se frayer un chemin dans leurs têtes. Comme par exemple, son chef, qu'elle a eu le temps de côtoyer de longues heures durant. Elle sait qu'il aime prendre soin de lui, s'afficher avec de beaux costumes qui le mettent bien en valeur, et surtout, parce qu'il a assez d'argent pour le faire. Il n'est cependant pas un bon vivant opulent, plutôt un homme assez rigide. Il a besoin qu'on respecte un emploi du temps à la seconde près, qu'il s'agisse d'un rendez vous, d'un contrat ou de sa séance de sport journalière. Il semble persuadé que la loi du plus fort s'applique sans aucun doute au droit et à l'homme moderne. Redouble d'efforts, soit meilleur que ton voisin, et écrases le si besoin s'en fait.
Si un jour elle souhaite insuffler le chaos dans son esprit, elle s'attaquerait d'abord au plus simple, c'est à dire le temps. Le faire douter de l'appréciation qu'il a du temps, de manière à ce qu'il soit de plus en plus obsédé par ce respect de l'horaire, à tel point que ça empièterait sur son travail. Et puis ensuite s'attaquer à l'évidence. Lui faire dire très fort, dans sa tête ''à quoi bon être si rigide, il n'y a qu'à regarder cet homme pour voir que jamais je ne l'écraserais''.

Et tandis qu'elle y pensait, son regard s'accrochait sur l'exemple typique de l'homme qui écrasait son chef. Discrètement, elle faisait défiler les pages pour retrouver qui participait à cette réunion. Via internet, elle les tapotait, jusqu'à tomber sur le nom de celui qui l'intéressait. Baal Krylov. Elle l'avait soufflé du bout des lèvres, si faiblement qu'elle même ne s'était pas entendue le dire. De toute manière, le PDG reprenait la parole pour expliquer que le chiffre d'affaire de l'entreprise semblait se stabiliser, et qu'il espérait une hausse sous les prochains mois. Lui suintait la perte de confiance en soi. Fallait dire aussi qu'il se trouvait presque seul face à cette assemblée sévère d'actionnaires ou représentants, en attente de mouvement productif. Il semblait déjà à la limite de lui même, et si Elena s'amusait à le détruire, elle n'aurait pas à travailler plus d'une dizaine de secondes. Il semblait, si chamboulé. Et inintéressant. Non, désormais elle se focalisait sur ce Krylov, qu'elle avait déjà vu quelque part. Qui lui était si familier qu'elle ne trouvait plus d'ordre dans ses pensées. Son pouvoir lui causait de nombreuses pertes de souvenirs, les plus vieux les premiers, et certains plus récent, il n'y avait aucun ordre. Elle était si démunie face à elle même qu'elle ne s'étonnait même pas de cette étrange sensation.


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Baal
CHEF DE L'EST

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2016-09-02, 16:08





That's a point



Comme je pouvais m'y attendre, du blabla incessant, sur le comment du pourquoi l'entreprise se portait mal et que maintenant le chiffre allait se stabiliser, le même refrain que les six dernières réunions. Le patron était pas confiant, il était hésitant, il se mentait à lui-même en sachant d'avance qu'il se trouvait sur une pente insurmontable. De plus j'avais déjà les dossiers nécessaires sur lui pour le faire couler une bonne fois pour toute, comme quoi le pauvre bougre visait trop gros et s'était permis bien des choses qui finissent tôt ou tard par se savoir. M'enfin je n'avais pas encore de raisons de le couler, tout vient a point à qui sait attendre. Si il me fait chier je le ferais chialer devant les autres pour ses conneries.
Le temps passait, cela devenait long et très gênant, j'avais qu'une envie c'était de mourir sur place bon sang qu'est que j'ai fais de mal pour mériter ça un lundi matin, il bien entendu il continuait sa merde. Il ne s’arrêtait pas, et avec l'appuis de certains actionnaire naïfs il reprenait peut-être même confiance en lui, en tout cas il me regardait d'un air noir, comme si il voulait me montrer que j'avais tort sur tout, bien alors je n'allais clairement pas me laisser écraser du regard.

- Sinon, vu que vous nous répétez sans cesse les mêmes choses en boucle, autant raconter la vie au bureau, elle va comment votre secrétaire? 

Et comme je m'y attendais il devint tout pâle, alors mes infos étaient donc exacts, main droite tremblante, lèvre remontée, et respiration irrégulière, pas de doute, il était sous pression. La chose dont je m'étais abstenu d'en parler en publique était le fait qu'il avait plusieurs aventures si on peut appeler ça ainsi avec cette femme, et que cette dernière menaçait de tout révéler à la partenaire du PDG, histoire classique, un crétin arrive à avoir un peu d'argent et de pouvoir, commence à se lasser de sa routine et trompe sa partenaire avec la première femme qu'il à sous la main tout en s'imaginant qu'il peut ensuite avoir toutes les femmes à ses pieds, la plèbe est quand même marrante, elle ne regarde jamais les conséquences à long terme, et pense que leur sentiment de puissance sera éternel. Les plaisirs de la chair sont un concept qui me dépasse aussi bien que les émotions, comment peut t-il risquer toute sa vie simplement pour ça?
Un silence s'était installé dans la salle et tout les regards se tournaient vers moi, malheureusement ici il n'y avait personne dont je devais avoir peur ici. J'attendais la suite d'un regard lassé de tout, tandis que l'autre transpirais à trouver des mots pour construire sa phrase.

- Bon, je vais me prendre une boisson je vous laisse, je reviens après. 

Et je sortais ainsi doucement de la salle de réunion en me mettant en quête d'un quelconque distributeur.





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2016-09-03, 12:03
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don't even try to mess with me
ERIS
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Tapotant distraitement, elle ne remarquait qu'avec un léger train de retard que Krylov venait d'ouvrir sa gueule. En fait, son chef lui avait fait signe d'arrêter de le fixer en fronçant des sourcils, donc elle s'était replongée dans la prise de note de la réunion.
Tout cela pour en venir au point où, quand Krylov l'ouvrait pour cracher son venin, jetant un froid sur l'assemblée, elle relevait nonchalamment la tête, en regardant son chef, l'air de dire ''ça aussi je le note ou vous vous en passerez ?'' Un peu dégoûtée, elle fronçait ses sourcils. Il lui semblait que Krylov avait un certain pouvoir dans ce milieu là, et tout ce qu'il trouvait à lâcher pour achever l'autre idiot, c'était parler de sa secrétaire ? Allons, tout les hommes avec un peu de pouvoir aiment à se laisser aller à leurs pulsions, surtout quand il y a un rapport hiérarchique. Il fallait d'ailleurs que le chaos se charge de ce truc extrêmement rebutant, la hiérarchie.
Enfin, elle était assez déçue qu'on accorde autant d'importance à un énième scandale sexuel. Il y en avait tout les jours, et le pire c'est qu'ils ne détruisaient jamais les bonnes personnes. Tant qu'à lui tirer dans les pattes, autant viser quelque chose qui le fera vraiment chuter, du genre les malversations financières, la véritable courbe de croissance (ou décroissance) du chiffre d'affaire de l'entreprise... Qu'importe. Il s'était momentanément tiré de la pièce pour aller se chercher un truc à boire. Très sérieusement ? Il paraissait d'un coup beaucoup moins sérieux que le reste de l'assemblée. D'ailleurs ses grosses rangers et sa démarche en attestait. Un drôle de type, puisque même une fois que la porte fut fermée derrière lui, personne n'osait reprendre la parole. Sauf un, et Elena levait déjà les yeux au ciel.

Oh, du café. C'est une excellente idée. Mademoiselle Antanopulpe... Non, Antonapulo...

Antonopoulos.

Oui, c'est ça. Pourriez vous, mademoiselle, aller me chercher un café ? C'est bien aimable.

Et qui va prendre des notes ?

Je peux m'en charger l'espace d'une dizaine de minutes. Dépêchez vous.

En serrant un poing, Elena se levait, sans un mot. Silencieuse et discrète, elle quittait la pièce en très peu de temps, avec cette rage au ventre qui lui donnait envie d'abattre tout le chaos qu'elle contenait sur son chef. Il l'avait prise pour qui, cet enculé ? Traversant à toute allure le couloir de l'entreprise, elle rattrapait en quelques pas, presque sans s'en rendre compte, Krylov. L'ignorant tout autant, elle s'arrêtait devant la machine à café, où un type arrivait prequ'en même temps qu'elle. Allons bon, ils comptaient tous les lui briser aujourd'hui ?

Excusez moi mademoiselle, mais j'étais là avant vous. Et puis même, vous n'avez pas le droit de vous servir de cette machine à café, où est votre badge ?

C'est vrai qu'il fallait un badge pour activer l'engin. Soufflant d'exaspération, Elena ne se retenait même pas. Passant sa main devant le front du type, elle utilisait son pouvoir. Ça avait duré un quart de seconde, juste le temps de détruire l'assurance dans sa voix, et surtout le pourquoi du comment de sa présence ici peut être un but vain pour enquiquiner la demoiselle ?
Sans perdre de temps, Elena profitait de la confusion qui régnait en ce type pour lui emprunter son badge, activer la machine et ordonner un café long avec une bonne dose de sucre, en sachant pertinemment que son patron préférait un truc plus serré.


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Baal
CHEF DE L'EST

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2016-09-12, 15:59





That's a point



Barbant, voilà le mot qui résumais le mieux cette fichue réunion. Personne n'osait l'ouvrir, et ce type s'était même pas mis à chialer pour nous supplier de le soutenir encore, quelle tristesse, les gens ne sont vraiment plus drôles de nos jours, enfin chacun sa définition de drôle. Je devais à tout prix me changer les idées sinon j'allais mourir d'ennuis aujourd'hui, dire que je m'étais levé exprès pour ça?! Merde à la fin.
J'étais sortis me chercher un remontant, un thé fera l'affaire à condition de trouver la cafet ou une machine, bordel moi et le sens de l'orientation, ça doit faire maintenant dix minutes que je tourne dans des couloirs vides, je crois même être repassé devant la salle de réunion sans le vouloir, heureusement que les ahuris qui assistaient à cette dernière ne m'avaient pas vu, sinon ils penseraient sans doute que je le fais exprès. Bon calme Baal, il doit y avoir un moyen de te retrouver, regarde autour de toi, des panneaux doivent se trouver quelque part c'est pas possible autrement. Lorsque soudain, mon regard se posa sur un panneau qui indiquait un espace de repos, qui dit repos, dit sans doute une machine à vous servir des boissons, on y est presque mon vieux courage, avance, concentre toi et tu vas y arriver.

En un rien de temps je débarquais dans la pièce voulue, une grande salle de repos, une gamine et un type s'y trouvaient, je crois bien qu'ils assistaient à la réunion, merde je suis sortis avant eux, mais j'étais arrivé bien après, comme quoi je m'étais vraiment bien perdu. Chiotte. Qu'importe au moins l'objectif était atteint.
J'assistais à une petite scène entre le type et la gamine, ce dernier la faisais chier avec une histoire de badge ou je ne sais quoi, à l'observer de près, on voyait un homme stressé, la quarantaine, bague au doigt, marié. Vu le ton qu'il emploi envers la fille, c'est sa femme qui doit porter la culotte à la maison, manque d'autorité sur ses enfants ou animaux de compagnie également, donc il compense ici sur les personnes qui lui sont hiérarchiquement inférieures. Classique. Mais voilà qu'une scène bien plus intéressante venait de se produire. La gamine passa sa main devant le front du type puis lui prit son badge dans un calme absolut, lui semblait perdu, vide à l’intérieur comme si il venait de vivre un traumatisme. Intéressant, très intéressant. Un sourire discret se dessina sur mon visage, les mains dans les poches j’avançais vers la machine attendant patiemment mon tour, j'avais pas de badge mais j'avais mes méthodes. Quant au type il semblait toujours autant perdu, le pauvre il mérite du repos.
Lorsque mon tour arriva je m'approchais d'abord du type en le regardant dans les yeux, l'instant d'après il n'était plus là, après tout le brave homme avait mérité un peu de repos, je n'allais pas le faire chier longtemps, mon pouvoir permet de le basculer dans ma dimension, puis dans un endroit de notre monde différent de celui d'origine, comme par exemple les toilettes de l'entreprise, il pourra se remettre la bas de ses émotions en pensant simplement qu'il avait fait un burn out. Quant à moi je restais de marbre, regardant ce que je pouvais commander, un earl grey fera l'affaire. Pas d badge, mazette, voila un bon gros coup de pied tout en appuyant sur le bouton de la commande et voilà que la machine me servait. Cool, pour une fois que ça se passait bien.
Vu que nous étions seuls dans la pièce, je me permettais une petite remarque tout en continuant de regarder la machine.

- Intéressant ton pouvoir, il fait quoi exactement?





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2016-09-13, 22:09
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ERIS
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Elle avait été ravie de faire son petit tour de passe passe devant Krylov, histoire qu'il comprenne qu'elle n'était pas une faible jeune femme comme l'autre avait essayé vainement de faire. Maintenant, elle avait la paix pour commander ce fameux bien long et rempli de sucre en espérant que son abruti de patron comprenne qu'elle l'emmerdait profondément. Tant pis si elle baissait dans son estime, lui était déjà bien bas. Gardant tout de même un oeil sur Krylov, qui lui disait réellement quelque chose, elle en oubliait complètement l'autre. Krylov quand à lui bougeait sans bruit, sans qu'elle ne le lâche du regard une seule seconde.
Et à ce moment là, un frisson la secouait. Elle n'avait pas tout compris, et même, elle paniquait légèrement. Il venait de... tuer ce type ? En tout cas le pauvre avait disparu de la pièce. Elle en aurait presque des remords si elle ne se demandait pas très égoïstement mais également légitimement ce que ce type allait lui faire désormais. Elle n'aurait pas du faire la maligne, c'est idiot. Quoiqu'elle pourrait tenter au moindre geste suspect de semer le trouble dans le crâne de Krylov, même s'il semblait agir bien plus rapidement qu'elle. Donc, elle bougeait normalement, essayant de jouer la fille détachée, celle qu'elle était quotidiennement. Elle esquissait un départ vers la sortie quand la voix de Krylov la stoppait instantanément. Ainsi, l'homme qui la terrifiait trouvait son pouvoir intéressant. En toute logique, si on lui demande si elle possède une altered, elle vous répondra sur la négative, et ça semble logique. Seuls les membres de l'ouest le savent, pas tous et surtout elle utilise un pseudonyme. Elle veut pouvoir s'en servir contre n'importe qui à n'importe quel moment. Quel intérêt qu'il soit prévenu ?
Mais elle avait joué avec le feu en se dévoilant de la sorte. D'autant que l'autre ne semblait pas très patient. Donc elle préférerait éviter qu'il la désintègre. Lui présentant toujours son dos, elle préférait répondre avant de se retourner lentement.

Rien de bien extraordinaire, il sème le chaos là où les idées sont bien rangées. En général ça suffit à troubler mes victimes.

Heureusement, elle ne l'avait pas utilisé en trop grande quantité sur le pauvre type, histoire d'éviter que ses pensées à elle deviennent confuses ou un mal de tête un peu trop persistant. Complètement tournée face à Krylov, et d'une voix assurée mais surtout détachée, elle continuait.

Et le votre ? Vous désintégrez les gêneurs ?



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Baal
CHEF DE L'EST

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2016-09-15, 05:11





That's a point



Elle en mettait du temps cette machine, bon sang, même leurs distributeurs font chier ici...
Tu m'étonne que rien ne fonctionne correctement, si la base de la base n'est pas opérationnelle. Bon en attendant au moins il y avait l'autre pour discuter, je n'avais pas vraiment compris son explication de semer le chaos, à moins que, ouais ça doit peut-être ça! Intéressant, qui dit pouvoir, dit gang, qui dit utilisation de pouvoir en publique, dit qu'elle doit bien se faire chier dans cette boite, pas prudent certes, mais téméraire, enfin non j'aime pas ce mot, je remplace ça par de la connerie moi, tu te pose trop de question mon vieux, t'as juste été au bon endroit au bon moment, ça doit être ça.
Je me retournais doucement vers elle, croisant son regard je la regardais, rien de spécial, une fille normale, si on ne sait pas qu'elle est Altered, peut-être qu'au final elle n'a pas de gang, mazette j'avais pas spécialement prévu de recruter aujourd'hui, mais pourquoi pas, comme on dit chaque jour est une nouvelle chance! Phrase typique des loosers...
Ceux qui veulent quelque chose le savent à l'avance et l'obtiendront que la chance leur sourit ou non. Je repensais ensuite à ce qu'elle venait de dire, désintégrer les gens, c'est une idée, j'avoue que je n'ai pas eu à le refaire depuis longtemps, mais balancer une personne avec mon pouvoir du haut d'un building ça doit être spécial, et puis c'est tout un problème de maths qui nous arrive la, selon son poids, sa vitesse de chute et sa hauteur, en combien de morceaux pourrait t-elle se décomposer? Oh, j'aurais pu devenir professeur de maths, je suis sur que les élèves auraient adorés et balancés un truc du style "papa, maman, regardez le prof psychopathe fait des problèmes trop drôles!" Mais oui, évidemment mon petit bouffon, des problèmes drôles, c'est une façon de voir les choses pour mieux les régler. Assez, on s'éloigne Baal, actuellement tu n'es pas en phase de problème.

- Le chaoooooos, je trouve ça intéressant, en voilà un pouvoir aussi étrange qu'unique.

J'étais pensif face à cette phrase, qu'est que le chaos, surement quelque chose de banale, peut-être notre quotidien. Mais avant de partir plus loin je me décidais de parler.

- Alors! Non je ne désintègre pas les gens, du moins pas aujourd'hui! Cependaaaant, disons que je peux les envoyer dans une dimension ou il ne sont rien, absolument rien, même pas un grain de sable dans l'univers, ils sont en vie mais n'existent pas, ne peuvent rien voir, rien entendre, et ne pas s'entendre eux-même, ils sont dans le noir absolut, ensuite je peux les faire revenir dans notre monde dans l'endroit de mon choix.

Merde, parfois j'arrive à me faire peur, c'est étrange, je ne saurais l'expliquer, c'est un peu comme être son propre monstre, on se connait mieux que quiconque d'autre ne nous connaisse, alors on connait ses peurs, ses limites, et pourtant par plaisir, pouvoir ou tout ce qui nous rend heureux, nous les franchissons, et si nous les franchissions dans l'autre sens, c'est à dire pour se nuire à soit-même? Va falloir que je mette tout ça sur papier un jour.
Me rapprochant de la jeune femme, je devais baisser mes yeux vu qu'elle était plus petite que moi.

- Le boulot d'ici te fais chier, ça se voit, et pourtant malgré tout, t'es bien habillée, tu essaye de respecter des codes, mais ça à l'air de te répugner.

Décidément d'habitude, je suis ne suis vraiment pas bavard, mais quand je me fais chier faut bien que je m'occupe, et voilà que le thé venait d'arriver.

- Allez je vais te montrer quelque chose.

La seconde d'après, nous étions tout les deux dans mon monde, ici tout est noir, les ténèbres envahissent ce monde, imaginez que vous avez les paupières fermés et que vous ne pouvez les ouvrir, vous ne sentez quasiment rien hormis vos membres, vous n'entendez rien hormis ma voix, et vous n'arrivez même pas imaginez vos propres parole, la peur et la panique vous envahissent et pourtant vous ignorez qu'ici rien ne vous fera de mal, alors vous flippez de vous-même.

- Voilà mon pouvoir, ici tu peux m'entendre, mais tu ne peux pas parler, tes sens servent à rien, mais t'en fais pas j'ai rien contre toi, je te donne simplement la dose d'adrénaline qui te manque au quotidien, mais j'ai une offre à te faire, fais un scandale à la réunion, dis que ton patron est un éjaculateur précoce, qu'il trompe sa femme, et qu'il traîne surtout sur des sites très très peu recommandables. Si tu le fais, je t'embauche et crois moi que ta vie ne sera plus jamais comme avant.

Voilà que l'instant d'après, nous nous tenions tout les deux avec nos boissons devant la porte d'entrée de la salle de réunion, je lui souriais et ouvrait la porte, tout en me dirigeant vers ma place.
On va voir si elle va faire quelque chose, après tout, elle n'a aucune raison de me faire confiance, tout ceci n'est qu'un test, si elle tient sa parole, je tiendrais la mienne, et puis je vais pas non plus lui dire que je vais l'aider si ça tourne mal. Je venais peut-être de trouver une nouvelle employée intéressante, ou alors je me faisais des idées? La vie est si aléatoire parfois.





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2016-09-17, 00:19
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ERIS
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Elle s'était un peu détendue. En fait, elle était carrément redevenue à l'aise, la voix sereine et presque amicale de Krylov semblait inconsciemment la rassurer. D'abord il semblait estimer son pouvoir à elle, et c'était un bon point. Quoiqu'elle se sentait un peu écrasée par la définition qu'il faisait du sien, mais qu'importe. Elle n'allait pas subir ce sort. Elle l'espérait.

Mon pouvoir a des avantages comme des inconvénients, mais semble bien minime comparé au vôtre.

Voilà, un peu de lèche botte, mais pas trop non plus. Il ne lui en laissait de toute manière pas le temps. Déjà il enchaînait en la détaillant physiquement. Pas du même regard libidineux qu'un homme (ou une femme) pouvait balader sur son corps, plutôt une analyse froide de l'aspect que chacun dégage. Et puis, un flot de parole qu'elle ne soupçonnait pas d'un type pareil. Dans tout les cas, elle n'eut guère le temps de répliquer, puisqu'en une fraction de seconde, elle se retrouvait aveuglée.

C'était une horrible impression qui secouait son corps, pire encore que ses accès chaotiques, quand le trouble bloquaient ses pensées raisonnables. Et son corps. Elle sentait vaguement ses membres, comme lorsque l'on est assez imbibé d'alcool pour se traîner à la manière d'une larve jusqu'à désaouler.
Elle n'entendait plus qu'une chose. La voix grave de Krylov. Et puis tout ce vide autour, si froid, si terrifiant. Si elle avait pu penser, elle se serait demandé s'il la menaçait, comptait la tuer, la ridiculiser. Mais elle en était dans l'incapacité.

Et le temps s'écoulait sans aucun sens, tantôt rapide, tantôt lent, après tout elle en avait perdu la notion. Simplement un souffle glacé qui enserrait son coeur quand ils apparaissaient devant la salle de réunion. Elle avait toujours le café immonde de son chef dans la main, elle se rappelait. Elle n'était qu'une simple stagiaire dans un cabinet de droit. Elle avait croisé Krylov dans une réunion d'actionnaires. Elle faisait office de secrétaire pour cet avocat réputé qui avait bien voulu d'elle dans son cabinet. Cet homme représentait un gros actionnaire d'une maudite boîte.
Et les mots tapaient contre son crâne, qu'elle devait faire un scandale et que Krylov l'engagerait. Est ce que ça l'intéressait ? Elle ne savait même pas ce qu'il faisait. S'il ne la faisait pas marcher. Comment pouvait elle, simple petite stagiaire, étudiante en droit, déclencher un scandale qui pourrait lui coûter ses études et sa future carrière ? Pour les beaux yeux de Krylov ?

Elle entrait en silence, tout ces gens en costumes gris discutaient encore et encore. Krylov regagnait sa place mais elle l'oubliait dans un coin de sa tête, obnubilée par le bourdonnement et le dégoût qu'ils lui inspiraient, tous. Elle posait silencieusement la tasse sur la table, en face de son patron, qui la remerciait. Elle reprenait la tablette et se mettait légèrement en retrait, pour tapoter la réunion. Ignorant Krylov, elle se délectait de l'expression de dégoût de son chef qui buvait son jus de chaussette. Quand enfin on oubliait sa présence, elle levait doucement sa main, qu'elle passait sans bruit derrière le crâne de son chef, fixant Krylov droit dans les yeux. Elle n'aimait pas qu'on lui donne des ordres, mais il l'intriguait.

Cette réunion est une perte de temps incroyable ! Vous êtes un incapable, et j'insiste !

Comme par magie, son chef se levait en parlant d'une voix forte, atteignant presque un cri de colère. Discrètement, elle notait quelque chose à la main sur un post it, et attendait la suite comme elle l'avait chaotiquement immiscé dans la tête de son chef.

Mademoiselle, nous nous en allons. Veuillez prendre les contacts des actionnaires présents autour de la table, je compte bien les réunir dans des dispositions plus productives. Messieurs dames, au revoir.

Et il s'en allait d'un pas lourd tandis qu'elle faisait un tour de table pour noter des informations qu'elle n'avait pas déjà, en profitant pour remettre son petit post-it à Krylov. Sur le papier, il y avait écrit son numéro de téléphone ainsi que ''j'envisage sérieusement votre proposition, rappelez moi au besoin.''
Pour rien au monde elle ne ferait de coups d'éclats, pas maintenant, elle n'était pas assez grande, pas assez forte. Et puis, elle avait si mal à la tête d'avoir trop utilisé son pouvoir.


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