//RP DU MOMENT*
Titrejoueur & joueur
Resume } Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat.

//LES RP LIBRES*www.titre//Par pseudowww.titre//Par pseudowww.titre//Par pseudowww.titre//Par pseudowww.titre//Par pseudo
//DEMANDES DE RP*www.titre//Par pseudowww.titre//Par pseudowww.titre//Par pseudowww.titre//Par pseudowww.titre//Par pseudo



 

 :: PARTY HARD :: LES PRÉSENTATIONS :: FICHES VALIDÉES Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

#somuchepicness

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
2015-10-29, 12:19

Cloud

feat Souza Samonji (Touken Ranbu)
« C'est un schtroumpf qui tombe et qui s'fait un bleu. »
Ça ne vous fait pas rire ? Lui trouve ça tordant.

Allez, rigolez un peu, ça ne va pas vous tuer.

Comprendre qui est Cloud est un peu difficile. Demandez l'avis à ceux qui le connaissent. Cloud, c'est un truc. Pas tout à fait un être humain, pas tout à fait un homme, c'est plutôt un extraterrestre. Quelqu'un que l'on a du mal à comprendre. Il passe son temps à parler, Cloud. C'est un moulin à paroles. Il a des avis sur tout et sur rien. Les sujets de conversation qu'il amène semblent tomber du ciel, et n'avoir aucun rapport avec le thème de la discussion précédente ; ses associations d'idées sont assez étranges d'ailleurs. Cloud est dur à suivre. Cloud passe du coq à l'âne sans problème et maîtrise parfaitement l'art fort complexe de la conversation à plusieurs niveaux - vous savez, suivre plusieurs discussions en même temps, et rebondir sur un point qui a été énoncé il y a plus de dix minutes comme si on en parlait encore. Il est fatiguant à suivre. Cloud est d'un tempérament énergique, ce qui le rend assez difficile à suivre. Et pourtant, en dehors de ses paroles, tout en lui est posé. Le moindre de ses gestes est contrôlé avec une extrême minutie. Il y a de la prestance dans ses mouvements. Une élégance presque féminine.
Cloud est nimbé de grâce.
A force de le voir parler, on est captivés par ses lèvres qui ne cessent de bouger. Mais son corps, lui, reste immobile. Cloud est paradoxalement calme. Il ne s'excite pas, il ne s'énerve pas, il ne s'amuse même pas tant que cela. Cloud semble être figé dans un seul et même mode : celui du bavard, du clown, du saltimbanque. Ce n'est que grâce à un examen attentif que l'on se rend compte que ses yeux sont froids. Les certitudes que l'on croit avoir sur lui ne sont jamais que des illusions. La vérité, c'est qu'on ne peut jamais savoir qui est vraiment Cloud. S'il est vraiment un gai luron, ou s'il y a une part de jeu.

Cloud est certainement un bon acteur.
Mais là encore, il est difficile d'en avoir une preuve. Parce que Cloud est trop fort à ce jeu-là. Ou peut-être est-ce parce qu'une telle attitude est naturelle chez lui. Mais écoutez ses paroles. Cloud vous parle de tout, mais surtout de rien. Ses paroles sont du vide soigneusement caché derrière un vernis humoristique. Cloud, en vérité, ne vous dit rien. Et surtout rien de lui. Vous ne savez même pas comment il s'appelle. Vous ne connaissez rien de son passé. Vous ne savez jamais vraiment ce qu'il pense. Cloud, c'est une énigme. C'est ce qui le rend à la fois fiable et inconstant. Cette certitude qu'il ne dévoilera jamais ce qu'il sait. Et l'impression qu'il ne sera jamais totalement sincère avec lui. Il est faux, Cloud. Il ment comme il respire.
Il est enfermé dans ce rôle que vous voyez. Celui de la diva. Cloud est un androgyne. Il prend soin de ses cheveux, de sa tenue - affectionnant ces kimonos qui mettent en avant la forme frêle de son corps, et qui masquent ses muscles d'homme -, il est maniéré. Pour autant, ce n'est pas une femme. Tout se joue dans l'apparence. Cloud est physiquement plus robuste qu'il n'y paraît. Il sait également qu'une telle façon d'être énerve - c'est peut-être pour cela qu'il s'habille ainsi. Mais aussi parce qu'il aime cela. Cloud s'assume parfaitement. Cloud ne voudrait pas être autrement. Il n'aime d'ailleurs pas trop les hommes débordant de virilité, ça le perturbe. Les femmes ont cette majesté qui est absente chez les hommes. Voilà pourquoi il s'inspire tant d'elles.

Cloud a mauvais goût. Les couleurs criardes, les blagues qui ne font rire que lui, parce qu'elles ont été entendues des millions de fois, les matières soyeuses, les bonnes manières à outrance. Tout cela, c'est lui. Cela fait partie de son univers. Et on aurait bien du mal à le voir autrement. Quand on pense à Cloud, on pense généralement à « bizarre ». Cela se traduit y compris dans son comportement. Cloud a pour devise : « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » Il aime partir dans des détours, suivre un autre chemin que celui attendu. C'est un être à l'esprit tordu, mais pas dans le sens malade du terme : plutôt qu'il aime bien agir à contre-courant. Tout ce qui est trop populaire tend à le rebuter. A l'inverse, la poésie, il n'y a que cela de vrai - ah ! la poésie ! cet art magnifique qui est dédaigné de nos jours - car qui va lire un recueil de poésie dans le seul but de se détendre ? Tout cela rend Cloud assez difficilement prévisible. Mais c'est ce qui fait de lui un agent idéal. Quelqu'un qui a des idéaux assez forts pour ne pas exiger un salaire élevé - Cloud est dans le fond un amoureux de la justice, mais cela n'est généralement pas connu -, qu'il est difficile de percer à jour, et qui fait toujours son travail correctement. On ne le comprend pas, mais on respecte ses résultats. Voilà pourquoi Cloud est un bon élément de son gang, malgré toutes ses excentricités.

Le sens moral de Cloud laisse grandement à désirer.
Ou plutôt : il en a un, mais il est parfois difficile de le comprendre.
Cloud est un type bien, dans le fond. Il est un peu un hippie, vous savez, le genre de personne à vouloir la paix dans le monde et qu'on mange tous bio. Il est idéaliste. Cependant, il est également pragmatique. Il n'a pas peur de blesser les autres si cela peut lui apporter quelque chose, à lui. Son enfance a été difficile, et lui a appris à d'abord penser à soi-même avant de s'intéresser à autrui. Bien sûr, aider les autres est encore mieux, c'est la situation idéale. Toutefois, cela relève un peu d'une utopie. Quand Cloud doit agir, il le fait en ne se souciant que fort peu de ses principes. Du coup, on croit à tort qu'il manque totalement de moralité. C'est faux. Il sait simplement le mettre de côté au besoin.
nom ; information confidentielle. Demandez-lui, il vous dira volontiers : « j'ai oublié ». Comme si on pouvait oublier son propre patronyme.

prénom ; on le connaît sous le prénom de Cloud. Ce pourrait être son prénom. Comme ça pourrait ne pas l'être. On le voit bien mentir sur son prénom uniquement parce que s'appeler Nuage, c'est poétique. Ça lui ressemblerait bien. Mais, qu'il s'agisse d'un vrai prénom ou d'un simple surnom, tout le monde l'appelle Cloud. Ça lui correspond bien, d'ailleurs. Ce côté instable, imprévisible. Cette tache blanche qui ternit le ciel. Et qui peut parfois verser des larmes, telles des gouttes de pluie qui fondent sur la Terre.

âge ; il vous dira qu'il a vingt-neuf ans. Il ne précisera jamais sa date de naissance. Mais visiblement, son âge n'est pas du tout quelque chose qui lui pose problème. Il semble fier d'avoir cet âge. C'est une preuve d'expérience. Et de toute façon, au vu de son comportement, on a parfois bien besoin que l'on nous rappelle que c'est un adulte.

sexe ; malgré ses longs cheveux d'une teinte rosée assez féminine et ses traits délicats, jusqu'à preuve du contraire, il reste un homme.

nationalité ; sans grande originalité, il est Américain. Même si, au vu de ses goûts vestimentaires, on comprend bien qu'une telle nationalité le dérange un peu.

origine(s) ; pour accentuer son malheur, il est d'origine 100% américaine. Bien sûr, on pourra toujours dire que, de nos jours, des origines américaines sous-entendent d'être le descendant d'un colon européen, par déformation de langage - par opposition à toutes les minorités qui habitent les États-Unis. Mais ça remonte à tellement longtemps, de sorte que les ancêtres de Cloud habitaient bien les États-Unis sur des générations.

race ; c'est un simple humain. Il n'est pas forcément très favorable à la technologie, sans la détester. Mais être un altered, c'est franchement trop mainstream pour lui.

groupe ; gang sud - ce qui n'est pas très étonnant quand on sait qu'il n'est pas très attiré par les Américains pur souche. D'un autre côté, on se demande quand même ce qu'il fait là, vu qu'il n'est pas très bavard sur ses motivations réelles.

occupation ; Cloud est un recruteur. Ça peut sembler un peu bizarre de prendre un type aussi excentrique que lui pour trouver de nouvelles recrues, mais Cloud sait y faire, et inspire une confiance assez paradoxale. On ne se méfie pas vraiment d'un gars qui fait des manières et qui parle trop, on ne le voit pas vraiment dangereux. Cloud est un beau parleur, quand il le veut. Et il est efficace dans son job, alors on le laisse tranquille.

situation maritale ; Cloud est célibataire. Il ne semble pas vraiment intéressé par l'amour, à part peut-être l'amour courtois qu'il célèbre dans ses (médiocres) poésies. En dehors de cela, une véritable relation lui paraît plus contraignante qu'autre chose. On peut également supposer que c'est dû au fait que Cloud a toujours eu des mœurs très libres, et qu'il n'a jamais envisagé de se mettre vraiment en couple. D'ailleurs, techniquement, Cloud est veuf. Mais ça, personne n'est au courant.

situation financière ; il est assez modeste, mais cela ne le dérange pas. L'argent n'est pas quelque chose de vraiment désirable à ses yeux, et s'il travaille comme recruteur, ce n'est certainement pas pour le salaire. L'argent, ça sert à vivre, rien de plus.

lieu de résidence ; il habite Javenaes, un quartier qu'il aime bien en raison de sa mixité ethnique. Son logement n'est pas très grand, mais ça suffit à ses besoins.

•• il est grand et efflanqué (il approche du mètre quatre-vingt-dix pour soixante-sept kilos, il est à la limite de la maigreur parce qu'il ne mange pas beaucoup).
•• il a de longs cheveux dont il prend vraiment soin. Ses cheveux sont sa fierté. Il les teint dans une nuance plutôt rosée, tout simplement parce qu'il aime cette couleur. La plupart du temps, il se contente d'une coiffure en apparence simple, faussement négligée (vous n'imaginez pas le temps qu'il met pour sculpter ne serait-ce qu'une mèche) ; parfois, il lui prend la folie de se faire une coiffure complexe avec des pinces, des épingles et des élastiques partout. Quant à savoir la couleur originelle de sa chevelure, il ne laisse jamais les racines repousser, mais on suppose que ce doit être du brun ou du châtain.
•• ses yeux sont deux émeraudes, souvent illuminées d'une lueur amusée.

à propos de toi - bonjour, j'ai craqué sur ce prédéfini, c'est mal, vous êtes des fourbes.

this is a story full of happiness

T'es sûr que ça va, gamin ?
Non, bien sûr que non, il ne peut pas aller bien.
Il a faim, il a soif, il a froid, et tout son corps lui fait mal. Il faudrait qu'il se bouge un peu. Qu'il se lève du sol froid sur lequel il s'est avachi, pour aller se chercher de quoi manger, ou un plaid pour s'y enrouler et couvrir son corps à moitié dénudé. Au moins l'un des deux. Sinon, il ne tiendra pas. Il lutte contre le sommeil. Difficilement. Ses paupières sont lourdes, malgré toutes les douleurs qui le traversent - tant celles de son estomac qui gronde, de son dos, de ses jambes. Le plus douloureux encore, ce sont ses lèvres. Elles sont gercées, comme si le temps dehors était glacé, alors que les hivers sont doux ici - mais en l'absence de chauffage, l'intérieur de la pièce est toujours froide. Encore un peu, et la peau fragile qui les recouvre s'ouvrira, laissant s'échapper un liquide rouge et chaud.
Il désirerait presque sa chaleur, cette brûlure sur sa langue, sur son menton.
T'es comme une épave, gamin.
Va crever.
Il se lève. Ou du moins, il essaie. Il pose les mains à terre pour essayer de se donner un peu d'élan. Ses jambes sont des brindilles. L'effort les fait trembler. Lentement, à se redresser comme il peut. Un frisson le traverse quand il parvient enfin à se mettre debout ; il ressent un courant d'air provenant de la fenêtre mal isolée. Sur le coup de l'effort, la tête lui tourne. Il a l'impression d'être malade, il a envie de vomir - mais il n'a rien à rejeter, son ventre est vide, il n'a pas encore mangé. Cette nausée ne lui est pas étrangère. C'est le signe de sa pauvreté, de son incapacité à prendre soin de lui tout seul. Ils sont où, tes parents, gamin ? Pas morts. Il les voit rentrer de temps en temps, mais ils n'échangent jamais un mot. Ce sont juste deux silhouettes décharnées qui ne viennent que lorsqu'elles ont besoin d'un toit pour dormir. Elles ne lui rapportent rien. Elles lui prennent. Les réserves diminuent un peu quand elles viennent passer la nuit ici. Elles ne font pas attention à ce qu'elles laissent derrière elles. Pas même s'il s'agit de leur propre fils. La chair de leur chair, ce n'est rien. Du moment que le gamin peut se débrouiller tout seul, on se fiche de savoir ce qu'il fait.
Il rêve d'un pull, le gamin. Quelque chose qui le couvrirait plus efficacement que ces interminables t-shirts qu'il ne cesse d'enfiler. Un vêtement qui lui irait jusqu'au poignet. Où il pourrait s'envelopper comme dans un cocon. Mais pas assez d'argent. L'argent file, il ne sait pas où. Dans la nourriture, principalement. Ailleurs, aussi, mais il ignore où. L'ignorance va le tuer, un jour. On ne gère pas une vie à partir de rien. Il faut une base. Quelque chose.
La nausée passe un peu. Il parvient à esquisser quelques pas jusqu'à son lit, avant de s'y étaler de tout son long. Il ramène la couverture autour de lui. Il grelotte. Il aurait bien envie de pleurer, mais les larmes sont si froides. Les sillons qu'elles vous tracent sur les joues sont humides et collants, cela lui donne l'impression d'être marqué à vie. Peut-être l'est-il déjà. Peut-être s'est-il déjà cassé, avant même d'avoir déjà eu l'occasion de commencer son existence. Il n'est plus rien. Juste un néant qui se meut en silence.

* * *

Il n'y a rien de plus terrible qu'une personne qui désire s'approprier ce qui est à tout le monde.
Elle est vieille. Très vieille. Voilà ce qui lui saute aux yeux. Il est impressionné par la profondeur de ses rides, par les taches brunes qui parsèment sa peau. Elle n'est pas désirable. Mais elle a de l'argent. Beaucoup d'argent. De nombreux billets qui vous tombent dans la main sans la moindre difficulté, pour peu que vous lui donniez l'accès à votre lit. C'est cela qui la rend, au final, plus attirante encore que toutes les jeunes beautés qui se pavanent dans les rues. Non pas son physique ; non pas son intelligence ; uniquement son argent, et la facilité avec laquelle il est possible de s'en emparer.
Elle n'est pas une amante silencieuse. Elle gémit souvent quand ils font l'amour.
« Je t'aime, Cloud. Je t'aime. »
Elle répète sans cesse cette litanie, infiniment, comme si elle espérait l'en convaincre, ou parce qu'elle ressent le besoin de se justifier. Elle y croit, très certainement. Même si lui ne comprend pas trop pourquoi elle le répète. Que trouve-t-elle de si charmant chez ce gamin trop maigre, à la peau trop blanche, aux cheveux beaucoup trop longs, qui ressemble bien plus à une poupée qu'à un homme ? Il n'est pas vraiment viril. Il n'a rien à lui proposer. Il ne fait qu'engloutir son argent. Mais elle est là, à chaque fois. A lui répéter des mots d'amour.
Cloud se dit que ce serait bien d'y croire.
Il n'a pas envie d'être aimé. L'amour, c'est pour les faibles. C'est une chaîne qui vous rend prisonnier de l'autre, qui vous oblige à satisfaire ses désirs dans l'espoir d'attirer son attention. Elle le paie plus que les autres, parce qu'elle le veut pour elle seule. Elle refuse l'idée qu'il puisse en voir une autre après elle. Même si cela ne le retient pas. Elle l'abreuve de cadeaux, qui ne sont d'ailleurs pas trop mal choisis, puisqu'ils sont tous coûteux et élégants, quand bien même cela ne correspond pas à ses goûts. Cloud n'a pas envie d'être aimé, mais ce serait bien quand même. Ça rapporte plus. Et puis, il y a une véritable contrainte à se vendre toutes les nuits. Il a ses clients réguliers, et puis ceux qui ne viennent une fois. Tant de monde à satisfaire. Tant d'exigences divergentes. Et la douleur. Elle ne cesse jamais. Il souffre depuis l'enfance, et il comprend bien que cette voie ne lui permettra pas de s'en échapper. Il faudrait peut-être songer à ses arrières. Essayer de penser à l'avenir.
Elle le monopolise de plus en plus. Elle est amoureuse et cela se sent. Il n'y a rien de désirable en elle. Même sa nature profonde est laide. Quelqu'un qui trompe sa solitude en achetant les faveurs d'un jeune désœuvré, cela n'a rien de bien glorieux. Il la méprise, dans le fond. Il ne la déteste pas, cela dit. Il dépend bien trop d'elle pour cela.
Comme tu es hypocrite, gamin.
Tellement hypocrite que vient le jour où il propose :
« Épousez-moi. »
Une promesse de fidélité et d'éternel amour. L'occasion pour la dame de s'approprier totalement Cloud, d'en faire son jouet exclusif, de le garder à ses côtés jusqu'à la fin de ses jours. L'occasion est beaucoup trop belle. Quelqu'un comme lui n'a pas de raison de s'intéresser à une vieille femme comme elle, soyons honnêtes. C'est donnant-donnant. Cloud a simplement estimé que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire, dans l'immédiat. D'assurer ses arrières.
C'est un gros mensonge.
Une feinte éhontée.
Et pourtant, elle tombe dans le panneau.
C'est ainsi qu'une femme de soixante-dix ans se retrouve à épouser un damoiseau de vingt.
Bah.
Il trouvera bien le moyen de se débarrasser d'elle plus tard.

* * *

Dis, Cloud, tu n'as pas honte de toi ?
Pas honte de tout ce que tu as fait jusque là ?
Si tu n'en parles pas, c'est que toi aussi, tu te rends bien compte que tu ne peux pas être fier de tes actes, n'est-ce-pas ?
C'est d'un meurtre que l'on parle, quand même.
Le gamin s'est vite lassé d'elle. Il ne l'a jamais aimée, de toute façon, il le savait déjà. Mais il aurait pu faire des efforts. Attendre que la nature fasse son œuvre. Ça lui faisait quoi, quelques années à tirer ? Il aurait pu le supporter, parce que sa vie était un havre de paix. Pour un gamin sans rien, le simple fait de pouvoir manger à sa faim et dormir dans des draps chauds est un luxe. Cloud aurait pu continuer ainsi.
Mais la vieille.
Non, c'est vraiment trop.
Ce n'est pas que Cloud a quelqu'un d'autre dans sa vie. Ça se saurait. Il n'est pas du genre à s'attacher facilement aux gens, il a toujours été seul, aussi longtemps qu'il s'en souvienne. Mais tout de même. Ce n'est pas toujours très agréable, d'avoir des relations avec cette femme. Ça commence à faire long, il en a mal. Et il s'ennuie, surtout. L'oisiveté devient vite un poison. Il essaie des choses. Il laisse encore plus pousser ses cheveux, pour s'occuper en jouant au coiffeur. Il se balade dans le quartier en observant les beaux produits qu'il n'aurait jamais pu acheter autrefois, et qui sont désormais à portée de main. Mais cela ne change rien à la situation. Cloud n'a pas envie d'être un de ces riches gens qui se tournent les pouces.
Cloud n'a pas touché à un seul de ses cheveux. Il n'est pas un meurtrier, au fond, l'idée d'ôter la vie à quelqu'un lui est difficile à accepter. Il rêve encore d'un monde où tout le monde pourrait se prendre par la main sans la moindre rancune, sans la moindre jalousie. Il s'est débrouillé autrement. Une poignée de main serrée avec la bonne personne, une somme faramineuse qui ne lui appartient même pas échangée. Quelques mots lâchés innocemment. Et, quelques jours, on retrouve la nouvelle épousée morte. Une autopsie est réalisée ; Cloud est soupçonné. Mais c'est du travail de pro, bien plus que ce que Cloud aurait pu faire par lui-même. Il ne reste pas la moindre trace. Et puis, la vieille avait quelques faiblesses au cœur, son dossier médical le prouve. Le gamin est donc innocenté, du moins officiellement. Et il recouvre la liberté, accompagné d'une belle somme d'argent - l'idiote a modifié son testament en conséquence, scellant ainsi son destin.
Les proches de la femme lui en veulent, c'est certain.
C'est le moment de filer.

* * *

Le temps a passé. De l'eau a coulé sous les ponts.
Cloud est devenu un autre homme.
Personne ne sait qui il était avant - et c'est tant mieux. Un passé aussi lourd ne conviendrait guère à quelqu'un qui passe son temps à sourire avec charme. Il est comme un saltimbanque, il ne peut avoir vécu que dans la lumière. Tes mensonges te perdront peut-être, Cloud. Mais en attendant, tu les maîtrises parfaitement.
Il passe ses journées dehors. Il connaît tout le monde, tout le monde le connaît. Il faut dire que quelqu'un comme lui ne passe guère inaperçu. On le reconnaît à ses kimonos colorés, extravagants, qui feraient sans doute peur aux véritables Japonais amoureux de leur costume traditionnel, mais qui lui vont plutôt bien. D'ailleurs, où se procure-t-il de tels vêtements ? La question demeure un mystère. Comme tout ce qui touche à Cloud.
Il s'est mis à la poésie. Il est mauvais, mais n'en a pas conscience. Du moment que ses vers riment ou disent quelque chose de joli, il est content. Un jour, dit-il, il publiera un recueil. Et tout le monde sera forcé de le lire, car ce sera la seule façon de le comprendre. C'est en effet quelque chose dont Cloud a pris conscience : le fait que la poésie est avant tout un langage crypté. Trouvez le code, et le sens vous semblera subitement plus clair. La poésie, c'est une métaphore de Cloud. Voilà pourquoi il l'aime autant. Si l'on prenait la peine de s'intéresser un tant soit peu à ses vers, on comprendrait bien des choses.
On se rendrait compte que Cloud, c'est un gamin meurtri qui réagit par le sourire.
Qu'il est beaucoup plus doux que ce que l'on croit.
Qu'il est aussi beaucoup plus fourbe et insensible.
Qu'il a peur de la douleur, du froid.
Cloud, c'est cet homme qui ne veut pas montrer celui qu'il aurait pu être. Qui se cache derrière mille manières et rictus qui vous aveuglent. Il est excentrique, voilà tout ce que l'on retient de lui. Et c'est tout ce qu'il veut qu'on sache de lui.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
2015-10-29, 12:49


tic tac
Time is a sort of river of passing events, and strong is its current; no sooner is a thing brought to sight than it is swept by and another takes its place, and this too will be swept away.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
2015-10-29, 12:52
T'es bon choix de predeffztyeh (touken ranbu c'est le bien)
BIENVENUE A TOI
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
2015-10-29, 13:43
J'AIME CE PERSO
BIENVENUE
BISOUS
FIGHT POUR TA FICHE
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
2015-10-29, 14:44
MERCI VOUS vous êtes beaux.
LE CLOUD MAÎTRISÉ STOP LA JE SUIS UN ELFE DE MAISON LIBRE MOI MONSIEUR.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
2015-10-29, 15:07
BIENVENUE ♥
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
2015-10-29, 15:53
BIENVENUE UHUH ♥♥
(Bon courage pour la suite 83)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
2015-10-29, 16:37
MERCI LES VIOLETS.
& fiche terminée et pour une fois j'aime bien ce que j'ai écrit.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

Voir le profil de l'utilisateur
2015-10-29, 17:07

bienvenue sur daftland !

Aaah omgg mon prédéfini favori et tu viens d'écrire la fiche parfaite ;u; C'est vraiment super beau, t'as réussi à garder la beauté du personnage en la mêlant à son excentricité, c'est ksqnfdkj bref je n'en rajoute pas plus, tu es validé !




random shit:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
#somuchepicness
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DAFTLAND! :: PARTY HARD :: LES PRÉSENTATIONS :: FICHES VALIDÉES-
Sauter vers: