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Coffee and Disdain - Leo

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2016-08-26, 01:40
COFFEE AND DISDAIN

Si Ilsung doutait du sens de l'expression «en avoir par-dessus la tête» hier, et bien aujourd'hui il comprend ce que cela signifie réellement.

L'enfer s'est abattu dans les bureaux de la compagnie médiatique. Avec l'arrivée de l'automne, tout est à revoir: des jingles d'introduction aux thèmes abordés dans la programmation régulière en passant par «quelle plante au fond du décor pourra embellir le plateau?». Évidemment, toutes ces questions «d'ordre technique» ne concernent pas directement l'héritier, mais comme représentant du côté administratif, il se retrouve mêlé à toutes ces histoires qui, disons-le, ne le regarde parfois pas du tout. Le fait est que pour une fois, à son horaire, il a à se déplacer sur place pour garder un oeil sur l'avancement des travaux et il n'est pas uniquement confiné à son bureau. Et même durant les courtes minutes où il a essayé de s'isoler entre ses quatre murs pour chercher un dossier ou respirer, on est venu le déranger ou réclamer sa présence ailleurs pour lui demander son avis ou lui lécher les bottes.

Bref, s'il pouvait avoir un clone actuellement, Ilsung lui trouverait énormément d'utilité. Il arrive 11h et il rêve déjà de prendre une pause. En fait, il est crevé. Il ne sait même plus pourquoi, mais il est maintenant sur un plateau de tournage, derrière la régie, à regarder le décor être monté. Le directeur du programme est à côté de lui, il bourdonne à son oreille comme un insecte agaçant. Il voudrait pouvoir le chasser d'un geste de la main et peut-être l'assommer au passage, mais ce ne serait pas «diplomatique». D'autant plus que c'est «une chance incroyable» de collaborer avec cette pie parce qu'il parait que bla bla bla. Il ne le sait plus et il s'en fout actuellement.

La fatigue accumulée depuis le début de sa journée infernale se transforme en quelque chose de plus amer. Il a envie de s'en prendre à quelqu'un, juste pour se défouler un peu et évacuer du stress. Mais il n'y a personne ici et présentement qui puisse lui servir de souffre-douleur sans causer de scandale. Dommage. Il suppose qu'il devra se contenter d'un café pour regagner un peu d'énergie, de patience et peut-être de la bonne humeur.

Il tourne délibérément dos au directeur, question de lui clouer le bec dix secondes et de lui rappeler que son attention n'est pas un acquis. Il cherche son assistance habituelle et - tiens? Elle n'est pas là? Bon, c'est vrai qu'en temps normal, il ne lui porte pas beaucoup d'attention au point d'oublier sa présence, mais quand il a besoin d'elle, elle n'est jamais trop loin. Il fronce les sourcils. C'est étrange... Il a le réflexe d'ouvrir son téléphone (toujours sous les yeux déconcertés et un peu exaspérés du directeur) pour fouiller dans ses quelques dizaines de messages non-lus. Et le voilà, le texto maudit! «Pardon M. Kang, je ne peux pas être présente aujourd'hui, mais j'ai réussi à trouver quelqu'un pour me remplacer.»

Ça sonne presque comme une blague. Drôlement, Ilsung n'a pas du tout envie de rire. Non seulement son assistante l'a laissé tombé à la dernière minutes (elle est déjà renvoyée celle-là) mais en plus son soi-disant remplaçant ne donne aucun signe de vie?! C'est la meilleure. Il a vraiment envie d'étrangler quelqu'un en ce moment, à commencer par le directeur qui essaie à nouveau d'obtenir son attention. Il promène son regard sur la salle bourrée de gens, à la recherche de quelqu'un avec d'écrit dans le front «assistant perdu». C'est alors qu'il croit voir une tête complètement inconnue (bon, d'accord, il ne connait pas tout le monde dans la salle, mais il lui semble que des cheveux argenté, ça, il n'avait encore jamais vu ça sur son milieu de travail). Ça doit être lui, le nouvel assistant. Ou peut-être que non. Oh, de toute façon, en ce moment, c'est bien le dernier soucis du jeune homme.

«Hey, toi.»

Il l'interpelle avec toute la politesse du monde. Une fois qu'il a son attention, il lui adresse regard autoritaire et continue avec autant de cérémonie: «Va me chercher un café. Noir. Et fais vite.»

Et sitôt sa commande faite, il reporte enfin son attention sur le directeur et reprend naturellement la conversation unidirectionnelle dans lequel il était coincé.




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2016-08-27, 17:55


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Coffee and Disdain

Donc, pile au moment où je cherche un truc à faire et un peu de boulot histoire de peut-être un jour joindre les deux bouts, il y a cette dame qui m'aborde, qui me dit que je serais parfait pour la remplacer quelque temps à son travail, que c'est pas très difficile et plutôt bien payé. Il s'agit d'être l'assistant d'un type qui est haut placé dans une compagnie médiatique. Pourquoi pas ? Si c'est bien payé, après tout, je vais pas faire le difficile. Puis vu que je suis passé par une sorte d'association pour trouver ce job, je peux être sûr que c'est pas une arnaque. Rapidement, elle m'a expliqué où c'était, qui était mon «boss», et aussi le fait que je devrais faire un peu tout et n'importe quoi selon ses… caprices. Ouch. J'espère qu'il sera pas trop… Enfin… Qu'il sera au moins un minimum aimable. Apparemment c'est un fils à Papa richissime, qui va reprendre la direction de la compagnie de son père. Y en a qui ont pas à se plaindre. C'est tellement injuste. Soupir.

Résultat, elle m'a annoncé ça il y a à peine une heure et me voilà devant le bâtiment, un peu perdu. Va falloir que je trouve ce type… Monsieur Kang, c'est ça ? Si je demande à l'accueil, on devrait pouvoir m'aider, non ? C'est donc ce que je vais faire. La dame m'indique le numéro d'un plateau et comment y aller, mais ce n'est pas très très clair. J'espère que c'est pas à l'autre bout de la compagnie…

Je me mets en route et arpente pendant un moment de longs couloirs, contourne des scènes, des vestibules, des salles d'attente en tous genres. Je n'avais jamais visité ce genre de bâtiments avant, aussi je prends le temps de tout regarder, histoire de mémoriser un peu pour ne plus me perdre à l'avenir. Mais c'est que ça prend un peu de temps, tout ça. Sortant de ma rêverie, j'essaie de me dépêcher, et je vois enfin l'indication d'un plateau au bout du couloir. Arrivé devant, je me rends compte que ce n'est pas le bon. Merde.

Demi-tour, et je dérange la première personne que je croise pour lui demander mon chemin. C'est mal parti, tout ça. Les explications semblent plus claires, cette fois. Alors je me dépêche, et trouve enfin le bon studio. Et ça fait… Presque une demi-heure que je cherche. Oups. Mais je crois que je suis arrivé devant le bon plateau. Je repère très vite un homme d'un âge avancé en costume, qui baratine devant un autre homme, bien plus jeune, qui a l'air fatigué. Il correspond à la description que la dame de tout à l'heure m'a faite, alors je m'avance, tendu. On dirait qu'il m'a vu, et je me prépare déjà à une remarque sur le retard, vu son expression.

« Hey, toi. » Ok, ça commence bien.
Je me rapproche encore, pour répondre : « Hm— Bonjour. Excusez-moi du retard, j— »
« Va me chercher un café. Noir. Et fais vite. »

… ? Il me coupe la parole ? Sans saluer, sans se présenter, et en me lançant un regard noir, comme si j'étais son chien ? Ça, ça ne me plaît pas vraiment. Déjà que sa façon de m'interpeler n'était pas non plus très agréable, je crois que ça va pas le faire. Je sais que je suis censé être son «assistant» et qu'il a techniquement le pouvoir sur moi parce que c'est mon boss, mais un peu de respect, ça l'égorgerait ? Tout ça parce qu'il est riche. Tch, c'est tellement, tellement injuste. Ça m'énerve. Et puis il reprend ses petites affaires, comme si de rien n'était alors qu'il était visiblement en train d'ignorer l'autre homme y a pas dix secondes.

« Être poli, ça vous donne de l'urticaire, ou quoi ? », lancé-je délibérément fort à mon boss qui me tourne le dos. « Parce que, vous savez, y a des traitements, pour ça. » Soupir bruyant.

Oui, je suis insolent. Et oui, ça pourrait me coûter mon poste fraîchement acquis. Mais il aurait plus personne pour lui apporter son café, s'il faisait ça, le pauvre bébé. Puis à la limite je m'en fous, je trouverai un autre moyen de gagner de l'argent, j'ai bien réussi à faire sans le sien jusqu'ici. Ce que je ne peux pas laisser passer, c'est la façon dont il m'a traité, juste parce qu'il se croit tout permis à cause de sa position sociale. Ça me dégoûte, ce genre de gens.

Je viens donc me planter devant lui et lui lance à mon tour un regard noir. Même s'il fait au moins dix centimètres de plus que moi, je ne suis pas du tout impressionné. Rapidement, j'enchaîne :

« Donc, bonjour. Je m'appelle Leo et je suis le remplaçant de votre assistante, qui souffre malheureusement de problèmes familiaux en ce moment, vous la comprendrez. Enchanté de vous rencontrer. » Je complète le tout avec un sourire évidemment forcé, qui contraste avec ce que dit mon regard.

Je viens d'interrompre la conversation qu'il avait avec l'autre homme, celui-ci paraissant très surpris à première vue. Néanmoins, il ne semble pas s'indigner, et je vois un sourire traverser son visage pendant une seconde. Ce n'est pas vraiment étonnant, vu le «respect» que le boss lui témoignait aussi. À croire qu'il n'attendait que ça, qu'on réponde au jeune homme. Tant mieux, ça n'aura au moins pas de conséquences avec lui.



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2016-09-09, 05:05
COFFEE AND DISDAIN

L'affaire est réglée, Ilsung ne se soucie plus de l'ordre qu'il vient de communiquer ou même de la personne à qui il l'a lancé. De toute manière, il s'en fout un peu. Ce qui compte, c'est qu'il devrait avoir son café dans quelques minutes. Il pourra alors regagner de l'énergie et du même coup chasser son humeur massacrante. C'est ce qu'il se répète pour se consoler et s'empêcher de foutre le camp. S'il demeure encore semi-attentif aux propos du directeur, tout ira bien, sans faire de vagues...

Ou peut-être pas finalement.

Une voix qu'il n'avait pas entendue auparavant (enfin, qu'il n'avait pas voulu entendre) intervient, haute, forte, insolente. Et elle l'insulte directement, devant des yeux et des oreilles qui ne manqueront pas de rapporter ce qu'elles ont vu et entendu. Déjà, certaines personnes, préférant ne pas de mêler de l'affaire, s'éloignent immédiatement. D'autres, plus curieuses ou vicieuses, choisissent de rester pour voir comment le patron réagira et ce que peut réserver le petit au cheveux argent - car il est clair qu'il en a encore plus à dire. Ilsung le sent aussi et ne bouge pas immédiatement. Et voilà que l'inconnu se plante face à lui. Oh, tiens, c'est celui à qui il a commandé un café. Qu'est-ce qu'il veut encore? Les sourcils de l'héritier se froncent légèrement à la suite du discours de celui qui s'avère à être son nouvel assistant.

Ce qu'il entend ne lui plait pas, de toute évidence. Ça l'agace, même. Il ne comprend comment et pourquoi cette mouche s'est rendue ici et doit maintenant remplacer son assistante. Il envisage déjà les prochaines heures à venir si c'est cet être qui doit l'accompagner pour le reste de la journée. Oh, la plaie... À la fin de sa jolie tirade, il arque lentement son sourcil gauche et jauge encore durant quelques secondes le garçon. Deux questions lui viennent en tête: 1- qui est-il au juste pour lui parler comme ça et 2- à quoi joue-t-il. Parce que ça ne peut être qu'un jeu. On ne le traite pas de cette façon, jamais. Et il a bien l'intention de le lui apprendre. Un sourire mauvais, un peu moqueur, étira brièvement ses lèvres.

«D'accord, Leo. Donc, ce café?»

Pas de chance, le jeu de l'insolence, il le connait bien aussi, ce cher Ilsung. Il sait que la pire insulte qu'il existe est d'ignorer un discours, comme s'il ne s'agit que d'une information impertinente et qu'il faut retourner au sujet principal - et il s'adonne que ce sujet en question est son café. Il n'a nullement l'intention de commenter les reproches qui lui ont été ouvertement faites : elles lui importent peu, venant de la bouche d'un être inférieur à sa classe. Il fait mine de s'occuper à autre chose, en attrapant un dossier qui traînait sur une table tout près de lui et fait tourner rapidement les pages entre ses doigts. Soudain, une nouvelle idée lui traverse la tête. Et s'il s'amusait un peu avec ce cher «Leo»? Aucun doute, cela ajouterait un peu de fraîcheur à sa lourde journée.

«Ah, j'oubliais!»

À nouveau, il dirige son attention sur le nouveau venu, laissant en plan le pauvre directeur.

«Essaie d'éviter la sécurité sur ton chemin. Tu n'as pas de papier d'identification de la compagnie. Ce serait dommage qu'on te jette dehors et qu'on te colle une amende, tu crois pas? Quand j'aurai le temps, je t'en ferai faire... En attendant, tiens toi à carreau.»

Autrement dit, ne pas le contrarier sous peine qu'il le fasse expulser de la pire façon, c'est clairement ce que signifie cet éclat malveillant dans le fond de ses yeux. Mais il y a autre chose aussi, dans le coin de ses lèvres, qui laisse entendre que cette histoire de papiers n'est pas aussi simple qu'il ne le laisse croire. Il y a même le directeur qui le fixe de ses grands yeux bêta, n'y pigeant rien.




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2016-09-15, 22:36


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Coffee and Disdain

Je crois que mon comportement a eu son petit effet. Quelques gens se sont déjà éloignés, ou rapprochés, selon leur poste sûrement, ou leur curiosité peut-être. Le «boss» reste à première vue de marbre. Je n'avais pas vraiment réfléchi à la façon dont il allait se comporter après ça, mais je pense en tout cas que même s'il n'en montre rien, mes remarques lui ont été… Pour le moins désagréables. C'était l'effet recherché. Il arque un sourcil, ayant l'air… Surpris ? Ça peut se comprendre, après tout vu son statut social, il doit pas entendre ça tous les jours.

« D'accord, Leo. Donc, ce café? », avec un sourire en coin.

… C'est tout ce qu'il trouve à dire ? Rien d'autre à répondre ? Alors qu'il semble être le type bouffi d'orgueil par excellence ? J'aurais pensé qu'il tâcherait au moins de se défendre un minimum. Surtout devant des employés ou des clients. Histoire de pas trop perdre la face. Mais a priori non. Étrange. Peut-être qu'il ne trouve juste rien à dire. Auquel cas je peux être plutôt fier, parce que ne rien répondre, c'est plutôt preuve qu'on accepte la défaite. Non ? Y a probablement aussi une part de surprise dans tout ça. M'enfin je vais pas lui chercher des excuses non plus, je suis plutôt content de cette situation.

Sa réponse a été brève et très formelle, mais en soi, elle me va. Qu'il le pense ou non, c'est autre chose et pour le moment je m'en fous. Je pense que dans ce genre de milieu, tout n'est qu'apparence de toute façon, alors s'il me répond, en apparence, que c'est «d'accord», ben c'est suffisant. Après, la partie sur le café est un peu moins plaisante, mais je suis quand même censé être son assistant, et j'ai rien d'autre à faire que ce café de toute façon. Puis ça a été déjà demandé plus «gentiment» (avec des guillemets, quand même), même si j'avoue qu'un petit «s'il te plaît» ça aurait pas fait de mal. Enfin, les riches qui se croient tout permis, c'est comme ça, qu'est-ce que j'y peux après tout. Ce qui compte, c'est que s'il voulait me fâcher, c'est raté.

Je lâche tout de même un soupir bruissant d'insolence, et commence déjà à repartir pour chercher une machine à café. Bon, c'est aussi parce que je sens que rester près de lui trop longtemps pourrait me faire virer très rapidement, donc ça on va éviter. Puis je sais même pas où c'est, tout ça, donc va me falloir un certain… temps, pour lui faire son café. Et quelque chose me dit que plus je mettrai de temps, moins il sera aimable. C'est dingue comme je ne l'aime déjà pas.

« Ah, j'oubliais! Essaie d'éviter la sécurité sur ton chemin. Tu n'as pas de papier d'identification de la compagnie. Ce serait dommage qu'on te jette dehors et qu'on te colle une amende, tu crois pas? Quand j'aurai le temps, je t'en ferai faire... En attendant, tiens toi à carreau. »

… Pardon ? Pardon ? C'est clairement une menace, ça, non ? Je me demande si c'est légal de menacer ses employés. Sûrement que non, mais il doit s'en foutre, ce petit con. Je suis certain qu'il pense qu'il peut acheter la loi, et ça me dégoûte. C'est tellement insupportable, ces gens pourris jusqu'à l'os. Tch. J'ai envie de lui répondre, mais j'arrive à me contenir cette fois-ci, et me contente de lui darder un regard glacial, et lourd de sens. Ça ne prendra pas avec moi. Et si je me fais virer, eh bien tant pis. Mais je reste convaincu que je peux me débrouiller pour ne pas l'être. Ce n'est pas ce que je recherche, après tout. Alors autant ignorer, j'ai mieux à faire que de me battre avec lui toute la journée.

Un café, par exemple. C'est tellement, tellement mieux à faire, un café. Je déteste le café, mais moins que je ne le déteste lui. C'est déjà ça. Je me casse donc sans plus de cérémonie, et… eh bien je me balade un peu au hasard dans le bâtiment. Je doute que la sécurité se trouve être proche de la machine à café de toute façon. Ou même dans les couloirs et autres halls empruntés par les employés.

Au bout de quelques minutes à suivre les indications que me fournissent ma mémoire et quelques panneaux, me voilà non loin de… Ben, d'une sorte de cafétéria ? Ça me semble un bon début pour faire du café. À cette heure il y a déjà quelques personnes qui traînent dans le coin, et il me semble sentir l'odeur du repas de ce midi. Ah, je me demande si je vais y avoir droit. On verra bien. Pour le moment, je cherche de quoi faire mon café. Sur les différents tables et comptoirs, je vois du pain, des légumes, et diverses autres choses comme du ketchup, de la moutarde, du sel…



… du sel. Je crois que je viens d'avoir une idée géniale. Sans me faire voir, je me glisse vers la table où les petits sachets de sel sont disposés et en chipe deux, puis repars à la recherche de la machine à café. Elle n'est finalement pas très loin, donc j'en profite et vais la mettre en marche. Je n'aime pas le café mais je jubile à l'idée de faire celui-ci. Je ne devrais peut-être pas mettre les deux sachets de sel dedans, ça risquerait d'arriver à saturation et de se sentir autrement que par un goût exécrable… Ce serait dommage. J'espère que ça se sentira quand même, si je n'en mets qu'un… Peut-être qu'un et demi, ce serait le bon compromis. En tout cas je ne vérifierai pas si ça se sent. Erk.

En deux temps, trois mouvements, le tour est joué. Et je crois bien que personne n'a vu ou compris ce que je manigançais… Tant mieux. Ce serait un coup à m'attirer des ennuis, ça. Certes, je le cherche, mais quoi de plus tentant que d'emmerder ce type de la sorte ? Il se doutera pas que c'est moi, puisque le sel est parfaitement dilué. Ce sera juste assez pour que le café soit dégueulasse, et pas assez pour qu'on sente que le sel a été rajouté. Juste du mauvais café, quoi. Ce n'est certainement pas de la faute, si le café est mauvais. N'est-ce pas ? Je me suis débarrassé de toutes les preuves (c'est-à-dire les deux sachets de sel), évidemment. Plus qu'à aller livre ça au boss. Et admirer la tête qu'il tire en le buvant, aussi.

Me repérant déjà plus facilement que tout à l'heure, je retrouve mon chemin et me revoilà au plateau où il était tout à l'heure. Il s'y trouve encore, et j'ai l'impression que l'homme de tout à l'heure l'enquiquine. Bah, il peut bien supporter ça, après tout. Sans me faire remarquer, cette fois, je m'approche et pose le café de monsieur sur la table, allant ensuite attendre non loin. Je ne m'attends même pas à un «merci», et ce serait frustrant si je n'avais pas «piégé» ce café. Mais pour cette fois, je m'en fous. Parce qu'il aura eu ce qu'il méritait. Plus qu'à attendre, maintenant. Aussi bien la réaction que le prochain ordre, parce que je n'ai à présent plus rien à faire. Donc je vais traîner dans ses pattes, et je sais pas si c'est forcément une bonne idée. Enfin, on verra. J'imagine.



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2016-10-15, 03:29
COFFEE AND DISDAIN

Le moucheron est parti. Ah, quel soulagement! Ilsung se sent plus léger. Aussi, le simple fait qu'il ait retrouvé quelqu'un pour obéir à ses moindres caprices avait déjà améliorer son humeur... même si ce n'est pas la personne idéale qui s'est présentée à lui. Quel paradoxe. Il se sent bien loin de Leo, mais il se sentait tout aussi bien alors qu'il lui donnait des ordres. Un scénario ou l'autre finira bien par être celui que préfèrera le jeune héritier. Espérons, pour la santé de Leo, qu'il penchera pour le tenir le plus loin possible de sa personne. Les subordonnés qui le côtoient régulièrement n'ont jamais de bons mots à dire sur lui - mais évidemment, c'est seulement parce qu'ils sont incapables d'apprécier et de saisir sa véritable valeur lorsqu'il travail (comme si bien réussir en affaire l'excusait d'être un salaud, oui.)

La discussion avec ce cher directeur qu'il adore de tout son cœur se prolonge et commence à prendre trop de temps. A, non, c'est vrai, elle ne peut pas prendre « trop de temps » puisqu'Ilsung doit, selon son planning, surveiller les activités de ce secteur pendant encore au moins trente minutes. Signifiant: le directeur peut l'achaler tant qu'il le veut. Il est « sur son territoire », il ne peut pas le lui faire quitter comme lorsqu'il est dans son bureau, pleinement maître de son entourage.

La fatigue l'affecte toujours autant (la nuit a été courte, trop courte), il commence à montrer des signes d'impatience: une main qui se promène trop souvent dans ses cheveux ou qui masse son cou, le bout du pied qui marque un rythme régulier...

D'accord, il est où son café et celui qui doit le lui apporter?! Il y a une machine distributrice à deux pas d'ici, dans un petit bureau... L'imbécile n'a quand même pas fait tout le chemin jusqu'à la cafétéria?! Peut-être a-t-il foutu le camp aussi. Pff. Lâche. Mais peut-être qu'il s'est tout simplement perdu. Peut-être qu'il s'est vraiment fait choppé par la sécurité parce qu'il n'a pas de carte d'accès...

Bon. Encore cinq minutes, pas plus, et s'il n'arrive pas, il demandera à quelqu'un d'autre: les types qui souhaitent lui lécher les bottes ne manquent pas de toute façon. En attendant, vaut mieux essayer d'écouter le directeur, à défaut de pouvoir travailler dans ses dossiers...

Soudain, il aperçoit du coin de l'œil une tête argentée qu'il reconnait. Elle dépose un objet sur la table: le café! Ah, il était temps! Ilsung ne daigne pas de lui lancer un regard. De toute façon, si ses yeux devaient communiquer quelque chose, se serait pour lui reprocher tout le temps qu'il a pris. Non, pour l'instant, il est tout simplement heureux (même s'il n'en montre rien) d'avoir son café.

Il attend encore quelque secondes, puis prend la tasse. La chaleur qu'il ressent sur le bout de ses doigts lui redonne un peu courage pour écouter le directeur. Il hoche de la tête à une de ses propositions quelconques en portant le breuvage à ses lèvres. Il lui adresse un bref regard pour appuyer son geste et prend une gorgée... pour la recracher aussitôt dans son verre.

« C'est quoi, ça?! »

Oh. Le directeur se tait. Un orage passe dans les yeux noirs d'Ilsung. Encore une fois, les gens se taisent et observent. En tout cas, ce nouveau venu vient pimenter la journée...

L'héritier se retourne et plante son regard directement dans les yeux de son porteur de café.

« C'est quoi, ça? » demande-t-il encore en lui tendant la tasse de café. Il parle lentement, calmement... Ça présage le pire.

« Non seulement tu as pris une éternité à aller chercher ce foutu café, mais en plus il est imbuvable? Tu as essayé de m'empoisonner ou quoi? Tu es mieux d'avoir une bonne explication sinon je vais devoir appeler la sécurité... »

Ilsung croit-il vraiment qu'on vient d'attenter à sa vie? Évidemment non. Malgré tout ce que ses parents on pu lui dire pour le convaincre qu'il devrait faire attention, qu'il pourrait un jour se faire menacer ou être kidnappé, il n'a jamais pris cela très au sérieux.

Mais si ce qu'il aime bien qualifier de paranoïa peut lui être utile pour se venger d'un mauvais coup d'un employé un peu trop insolent, et bien il s'en servira comme il lui plaira.
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