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Drunk in Hatred (Stuck with you part. 2) - ft. Côme

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2016-08-18, 21:25
DRUNK IN HATRED - Stuck with you part. 2

Un soir. Juste un soir de fête. C'est tout ce qu'il a eu et qu'est-ce qu'il en a profité.

Ça faisait des mois qu'il vivait dans sa routine café-boulot-dodo. Il faut dire qu'avec les derniers événements à Equilibrium, les couvertures médiatiques n'ont pas cessé. Travail d'arrache-pied surtout pour les journalistes, certes, mais pour ceux tout en haut, au siège social, il y avait énormément à gérer. Les cotes d'écoute sont-elles assez bonnes? Il va falloir augmenter les prix pour les annonceurs. Le chef de diffusion voudrait parler de tel événement - mauvaise idée, dites lui de se taire, ça va floper, selon nos statistiques, il serait plus astucieux de parler de cette nouvelle, l'événement attendra plus tard. Oh et il faut pas oublier les nouvelles collaborations avec les actionnaires qui veulent avoir droit  à du temps de diffusion «gratuit» pour mieux faire avancer leur petite affaire. Et qu'en est-il du design du plateau télévisé pour le nouveau talk-show? Comment ça, pas encore commencé...?

Bref, l'enfer. Et Ilsung qui ne voulait pas lâcher le morceau parce que ne pas faire preuve de zèle serait faire preuve paresse. Combien de repas avait-il oublié entre temps? Il pouvait pas dire. C'est quand il a croisé un ami au détour d'un corridor qu'il a commencé à prendre conscience de sa condition. Il l'avait regardé comme s'il venait de voir un fantôme et lui a dit: «Si tu t'accordes pas une pause, tes cheveux vont devenir blancs avant l'âge de trente ans.»

Et quelle pause il s'était accordé. Un soir. Juste un soir de fête dans un club avec quelques potes et beaucoup d'alcool. Beaucoup trop d'alcool, il commence à s'en rendre compte alors qu'il manque trébucher en sortant de la voiture (conduite dieu merci par son chauffeur) devant son logement. Mais il rigole. Il est trop saoul pour réellement se soucier de son image. Il retrouve son équilibre et porte sa main à sa tête. Ça tourne, un peu, mais pas si mal. Il devrait être capable de se rendre à son appartement sans trop de problèmes. Enfin, il croit. Il aligne un pied devant l'autre, un pas à la fois, et fait son chemin jusqu'à l'intérieur. Par miracle, il se rend jusqu'à la cage d'ascenseur sans trébucher encore une fois. Il réussit même à appuyer sur la flèche du haut. Dans l'attente, il ferme les yeux et appuie discrètement sa tête contre le mur. Les images de la soirée lui reviennent en tête (il a pas encore perdu sa mémoire, c'est pas si mal ça). Danse, lumière, confettis... Est-ce qu'il avait été avec une fille pour quelques chansons ou il fabule? Il n'est plus certain, mais ça ne le dérange pas plus que ça.

Ding! Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Il entre à l'intérieur et - ouh la, y'a beaucoup trop de numéros! Il aligne ses yeux comme il peut et appuie sur un numéro (qui devrait être le sien) et un autre un peu plus bas. Et c'est parti pour une balade en ascenseur. Quelque chose le fait frissonner, probablement l'air clim, alors il s'appuie contre le mur et croise les bois. Y'a qu'un plis inquiet entre ses sourcils qui trahit son réel ressenti. Il hâte d'être sorti d'ici.

Ding! Il est arrivé. Enfin. Il se dépêche se de sortir. Mauvaise idée, les étourdissements reprennent de plus belle. Il doit encore s'arrêter et se tenir la tête. Ça va passer, ça va passer... Il va rentrer chez lui, prendre de l'eau, se coucher et pas se relever avant d'en avoir envie. Il fouille dans ses poches et...

«Merde elles sont où mes clés...»

Panique. Elles sont toujours là d'habitude. Aucune exception. Il n'aurait pas pu sortir sans ses clés. Im-po-ssi-ble. Et pourtant, après avoir fouiller trois fois son pantalon et sa chemise, il doit se rendre à l'évidence. Il les a perdu. Il aurait quand même pas fait la connerie de les avoir donner à quelqu'un, quand même...?

L'étendue de son malheur lui semble immense. Il n'arrive pas à croire que ça puisse lui arriver à lui. Il lâche une traînée de jurons, un joyeux mélange d'anglais et de coréen à la prononciation tout aussi douteuse dans les deux langues. Qu'est-ce qu'il va faire?! Il peut quand même pas dormir dans le corridor! Soudainement, tout envie de dormir lui a passé. Mais il doit quand même trouver un moyen d'entrer chez lui. À moins que...

Ses yeux se posent sur la porte voisine. Y'en a pas dix milles, il sait très bien à qui celle-ci appartient. Est-ce qu'il oserait...? Son cerveau embrumé essaie de tourner  la question dans tous les sens, pour finalement conclure «Pas question que je reste dans le corridor j'vais mourir là.»

Et sans plus de réflexion, il se rue sur la porte et se met à frapper frénétiquement. Au bout de trois secondes sans réponse, il reprendre de plus belle et se met à hurler: «Ya Kowalski! Réveille toi! Kowalskiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!»

Tant pis pour la fierté. Il l'a laissé de côté depuis longtemps ce soir. Et au pire, il se la jouera plus saoul qu'il ne l'est réellement... enfin, si nécessaire.




I'm not sorry.

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2016-08-23, 10:55
Une semaine chargée est en train de s'achever, et Côme s'effondre sur son canapé, lessivé.
Desserrant un peu son éternelle cravate, le jeune homme ferme les yeux. L'espace d'un instant, la tentation de dormir sur le divan est si forte qu'il manque d'y céder ; puis il se souvient de tous les inconvenients, courbatures et vêtements et froissés, et avec un grognement, fait l'effort de se redresser. Ses yeux sont cernés. Sa routine commence à ne plus le satisfaire ; elle est trop difficile à suivre, elle manque surtout totalement d'inattendu. Ses pensées dérivent toujours, à un moment ou à un autre ; il ne se concentre plus aussi bien qu'avant, et manque parfois de laisser échapper quelque information vitale. Cela ne convient pas à Côme. Malheureusement, il est bien trop préoccupé par les dernières révélations qui se sont faites jour pour être totalement opérationnel. Du moins ne fait-il pas d'erreur. Et lui qui reprochait à Ilsung de suivre un chemin tout tracé ! N'est-ce pas ce qu'il est en train de faire ? Ses lèvres se retroussent en un rictus faible. Ah, mais pourquoi penser à cet imbécile alors qu'il est tranquille chez lui. Côme s'efforce de le chasser de ses pensées, puis, avec un regain d'énergie dont il ne se doutait pas être propriétaire jusqu'àux secondes précédantes, trouve la force de se lever pour aller se faire à manger. Rien d'extraordinaire, cela dit ; juste une soupe et du pain, avant d'aller tout de suite se coucher - il n'est pas loin de vingt-et-une heures, après tout. Ce n'est sans doute pas la journée la plus mémorable de son existence, mais manger quelque chose de moins bon n'est plus vraiment un problème pour lui. Il pense à Alex, et à toutes les fois où il a pu s'en contenter dans les moments où il n'avait pas le temps de cuisiner, et il se dit que ce sera bon pour lui.
Il s'endort dès qu'il pose la tête sur son oreiller.
En route vers une longue nuit de sommeil.

Des bruits le réveillent - comme un poing frappant à sa porte. Côme, partiellement réveillé, tant l'oreille. S'il entend son prénom, il ouvrira. Sinon... eh bien, vu que c'est son nom de famille qui résonne, le jeune hommes se décide à ne pas se lever, et se renfonce dans ses couvertures. Hélas, on ne cesse de tambouriner, ce qui achève de le réveiller. De mauvaise humeur, le Français enfile une robe de chambre de mauvaise grâce et avance lentement vers l'entrée, bien décidé à faire le gêneur. Quelle n'est sa surprise en voyant que c'est Ilsung qui vient le réveiller. Adoptant un air méprisant, Côme s'adosse au chambranle de sa porte.
« Ilsung. Tu vas réveiller tout le voisinage. »
Côme essaye de lui faire un peu honte. Même si, dans les faits, son infamie risque de lui tomber dessus : après tout, c'est à sa porte qu'il est en train de toquer. Côme prie pour que personne ne les voit, sinon, sa réputation va sérieusement en prendre un coup. Celle d'Ilsung également, mais il ne s'en soucie guère.
« Bon, je suis là, alors explique-moi ce que tu me veux. Tu as fait un cauchemar et tu veux que je te réconforte ? »
Côme est bien capable de voir qu'Ilsung n'est pas dans son état normal. Si cela avait le cas, il n'aurait jamais pris le risque d'attirer l'attention en pleine nuit, en réveillant potentiellement des voisins influents. Côme se demande simplement pourquoi c'est vers lui que celui-ci se tourne. Ils n'ont jamais été amis, et Côme n'a pas de dette vis-à-vis de lui. S'il s'agit simplement d'une mauvaise blague, il jure qu'il le lui fera payer.
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2016-08-31, 03:19
Ilsung cogne encore, et encore, et encore. Qu'est-ce qu'il a ce Kowalski pour prendre autant de temps?! Il a jamais appris que, lorsque quelqu'un frappe à sa porte, c'est qu'on souhaite qu'il ouvre? Et tout particulièrement à 3h du matin! C'est pas tous les jours que ça arrive, alors une raison de plus pour s'activer et se lever prestement... Qui sait? Il aurait pu être en danger de mort. Alors il continue à cogner - il arrête de gueuler, mais il s'obstine à frapper, toujours et inlassablement. Si ça se trouve, il va poursuivre ce manège jusqu'à ce qu'il s'effondre de sommeil. Il serait prêt à le faire. Il serait prêt à tout pour ne pas être condamné à dormir devant sa porte, au regard de tous le lendemain matin.

Soudainement, la porte s'ouvre. N'ayant pas prévu ce résultat (du moins, pas à ce moment-là), il manque frapper celui qui a eu l'amabilité de lui ouvrir. Heureusement, il retient son geste à la dernière seconde, mais cela ne l'empêche pas de perdre l'équilibre brièvement. Il se retient de justesse grâce au cadre de la porte. Il reste comme ça, la tête penchée durant quelques brèves secondes, seulement le temps de retrouver sa stabilité, avant de rire de sa bêtise et de se redresser.

Et immédiatement, il doit faire face à la critique.

L'héritier grogne. Il avait oublié le sale caractère de son voisin. En fait, non, il ne l'avait pas oublié, il avait décidé de l'ignorer et dans son plan génial d'homme pas complètement sobre, il allait pouvoir rentrer sans questions, sans problèmes et sans mauvais caractère. Visiblement, ce ne sera pas le cas. Deux choix s'offrent à lui: expliquer calmement à Côme sa situation et demander son aide ou bien entrer par lui-même.

N'étant pas en état d'intellectualiser, il opte pour la dernière option.

«Il me semble que c'est clair ce que je veux! Y'a pas dix milles raisons valables pour cogner chez son voisin! Laisse moi entrer!»

Évidemment, il ne répond pas du tout à la question. Évidemment, il tente de passer le cadre de porte. Évidemment, il est bloqué par la présence de Côme et même s'il essaie de le pousser, il doit rapidement se rendre à l'évidence que, non, il ne passera pas.

Admettant à contrecœur sa défaite, il souffle et recule. Il passe ses mains sur ses vêtements pour les défriper - une habitude - puis sur son visage. Bon. Son plan est tombé à l'eau - pire, il s'est étouffé et s'est noyé. Il suppose que le plan A est tout ce qui lui reste... en espérant qu'il a encore une minime chance de fonctionner. Il grimace légèrement. Expliquer sa situation, c'est se soumettre au ridicule. Ce qu'il ne tient pas en compte (et ne peut pas tenir compte), c'est qu'il frôle déjà le summum du pathétique. Reste que, avouer son problème, ça le gêne, un brin. Il mâche ses mots et finit par avouer sur le bout des lèvres: «J'ai perdu mes clés...»

Il a presque l'air d'un enfant boudeur qu'on vient tout juste de réprimandé. Y'a qu'à voir la manière dont il fait la moue et que ses yeux restent obstinément fixés au sol. Il inspire un coup et gagne alors le courage de croiser le regard de Côme, semblable à un chien battu.

«Tu me laisserais entrer?»

Qu'est-ce qu'il déteste avoir à faire ça.




I'm not sorry.

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2016-09-03, 16:50
Côme sait que c'est une mauvaise idée d'ouvrir la porte de son antre à celui qui, d'une certaine façon, constitue encore un ennemi mortel. Certes, à cette heure, il ne trouvera rien de compromettant. Tout est sous clé, soigneusement rangé afin que rien ne dépasse. Il est toujours comme ça, Côme. Il fait très attention à ses affaires, et en particulier à toutes les preuves qu'il pourrait laisser traîner derrière lui. Ilsung ne pourra donc rien voir. En revanche, il peut très bien causer de sérieux problèmes, comme amener le désordre dans son intérieur bien rangé.
C'est l'œil las que Côme attend les explications d'Ilsung, ne s'étonnant même pas d'avoir failli se prendre son poing en pleine figure. Heureusement qu'il a eu la prévoyance de se reculer. Il faut dire qu'à trois heures du matin, que son voisin vienne frapper ainsi à sa porte n'augure rien de bon. Côme se demande quel est le problème. Il ne voit même pas pourquoi lui pourrait, à un moment ou à un autre, lui rendre la pareille.
Au lieu de cela, il lui demande de le laisser entrer, et bien que Côme n'en ait pas la moindre envie, il envisage sérieusement cette alternative. Disons que cela aurait au moins un avantage : limiter le tapage nocturne, et donc éviter de se faire repérer par ses pairs. Il y a quelque chose d'anormal, chez Ilsung : il est un peu trop excité, et sa voix est rapide. Côme ne peut s'empêcher de penser que cela lui donne un air vraiment étranger - tout en sachant que techniquement, lui aussi en est un. Enfin, ce ne serait pas drôle s'il acceptait d'office, non ?
Côme ouvre grand les yeux en entendant la raison de sa présence.
« Tu te fiches de moi, c'est ça ? »
Malheureusement, il est persuadé que non. Ce fichu Ilsung a oublié ses clés. Mais comment a-t-il donc fait son compte ? Il devait bien les avoir pour sortir, non ? Et puis d'abord, pourquoi rentre-t-il à trois heures du matin, comme ces jeunes éméchés qui ne sont pas capables de tenir toute la nuit à boire ? Trois heures, ce n'est pas une heure pour rentrer. Ni les gens respectables ni les vauriens ne rentrent à trois heures du matin chez eux.
Enfin. Côme se dit que cela lui fera toujours un avantage, si jamais il accepte de lui venir aide. L'idée qu'Ilsung s'endette auprès de lui lui plaît énormément - on se demande pourquoi.
« Bon, allez, rentre. Mais tu restes tranquille, d'accord ? Sinon, tu vas dormir sur le palier. »
Bien sûr, Côme ne le fera pas - il irait carrément l'expulser de l'immeuble, ce serait plus simple. Il s'efface cependant pour le laisser passer, et referme soigneusement la porte derrière eux.
L'appartement est plongé dans la pénombre. Côme sait s'y repérer, mais Ilsung en probablement incapable. Par conséquent, il appuie sur un interrupteur et allume la lampe qui trône sur la table de son salon-salle à manger. Il lui fait signe de s'installer.
« Bon, je vais te chercher à boire, et ensuite, tu vas dormir, d'accord ? »
Resserrant les pans de sa robe de chambre, il tourne les talons pour se diriger dans la cuisine. Il revient avec un verre d'eau qu'il pose sur la table basse, puis répète son injonction :
« Dormir, n'est-ce-pas ? »
Sa voix sonne menaçante.
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2016-09-19, 03:26
La honte passée, il peut finalement entrer. Si Ilsung était complètement sobre, il trouverait que cette victoire a un goût amer. Demander la charité, ce n'est pas du tout son genre. Encore moins devant quelqu'un tel que Côme! Mais son cerveau intoxiqué ne se soucie plus de tout ça. À vrai dire, s'il n'y avait pas eu de l'alcool impliquée dans cette histoire, il est certain qu'il n'aurait jamais perdu ses clés et qu'il aurait eu la présence d'esprit de cogner ailleurs que chez son voisin, quitte à faire le tour de la ville pour se rendre chez un ami ou même partir à la recherche de ses clés - oui, jusqu'à cette extrémité. Semble-t-il que sa personnalité ivre préfère la simplicité là où sa personnalité sobre préfère faire cent-milles détours pour éviter l'obstacle Kowalski. Résultat : voilà maintenant qu'il pénètre dans l'entre de la bête de plein gré. Quel revirement inattendu.

Heureusement pour son hôte, Ilsung se montre relativement docile à partir du moment où il l'invite à rentrer. Pas de grandes exclamations de joie ou de crises de larmes ( il n'est pas éméché à ce point... enfin, en apparence ). Sans ajouter un commentaire, il le suit jusqu'au salon-salle à manger où il aperçoit un divan qui lui plait. La cible en vue, il va s'y échouer, mi-assis mi-allongé. Il n'est peut-être «que» trois heures du mat', mais ça fera bientôt vingt-et-une heures qu'il est debout et comme il a perdu l'habitude de veiller aussi tard... Pauvre Ilsung. Vingt-quatre ans et déjà les habitudes d'un vieillard. C'est triste à voir. Il ferme expérimentalement les yeux mais les ouvre aussitôt quand la voix de Côme vient grincer dans ses oreilles. Il lui jette un coup d'oeil incertain, dérangé, n'ayant pas écouté le début et répond lâchement: « Oui, oui, c'est bon... »

Il se tourne d'un côté. Et de l'autre. Et ça ne fera pas l'affaire. Il y a quelque chose qui cloche. Il soupire et reprend une position verticale. En attendant que Côme revienne avec un verre d'eau (dont il a grandement besoin), il juge qu'il serait plus confortable s'il se débarrassait de ses vêtements pour dormir, comme à son habitude. Alors il entreprend de déboutonner sa chemise avant de l'enlever, de la plier et de la poser délicatement sur la table qu'il voit. Puis vient le tour de ses chaussures, de ses chaussettes. Il en est à ses pantalons quand une idée le frappe. Il jette vaguement un coup d'œil à l'endroit (pas plus chic que son propre salon, il note) avant de hausser la voix pour s'adresser à son bon samaritain: « J'espère que tu n'as pas l'intention de me faire dormir sur ton divan...! »




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2016-09-24, 18:33
Il y aurait sans doute matière à admirer Côme en cet instant, dans son aspect le plus manipulateur - mais qui, pour le coup, ne se révèle pas nuisible. Il est assez rare de le voir tendre la main vers qui que ce soit, à la notoire exception d'une certaine personne. Et le voilà qui accepte de proposer son aide, sans se permettre de faire de véritables remarques. Côme, il l'a attaqué sur le palier, comme pour se distinguer de cet ivrogne qui vient déranger le voisinage ; mais il n'a plus rien dit depuis qu'ils sont entrés, se contentant de lui donner à boire et de lui dire de dormir. Même pas une pique destinée à l'enfoncer, à lui faire prendre conscience de la situation inconfortable dans laquelle le jeune héritier vient de se placer. Toutes ces pensées sont présentes dans la tête de Côme, mais elles ne sortent pas de sa bouche, comme si une sorte de pudeur le retient. Ou peut-être a-t-il vraiment changé. Peut-être y voit-il l'écho d'une autre rencontre improbable qui s'est produite dans son appartement. Peut-être a-t-il évolué, au point de faire preuve d'une véritable générosité - bien que celle se monnaye.
Ilsung est déjà en train de se déshabiller, devant l'indifférence totale du Français, quand il se rend compte qu'il risque de dormir sur le canapé. Côme lui lance un regard empreint de pitié. Croit-il vraiment qu'il va le faire fléchir alors qu'il est déjà en train de retirer son pantalon ? Il a plutôt bien de la chance que Côme ne lui reproche pas d'être un débraillé et de porter atteinte à la morale - juste pour l'embêter.
« Tu ne veux quand même pas dormir dans mon lit ? C'est déjà occupé. » : fait-il remarquer d'une voix dure.
Hors de question de céder ; de toute façon, il y était avant d'être dérangé, alors il y reste. Il commence à déjà partir dans sa chambre, ce qui est déjà une preuve de confiance, dans la mesure où il est prêt à le laisser vagabonder dans son appartement. En même temps, tous ses secrets sont rangés, et il doute qu'Ilsung ait les capacités de fracturer une serrure - encore moins qu'il le ferait, car Côme lui tomberait dessus à coup sûr.
« Tu peux toujours rentrer chez toi sinon. Allez, bonne nuit. »
Pour Côme, la plaisanterie a assez duré comme cela, il a besoin de dormir, déjà qu'il ne s'accorde pas assez de sommeil en temps normal. Demain, Ilsung aura décuvé, sera mortifié, rassemblera ses esprits pour chercher ses clés, et il s'en ira conscient de sa dette. C'est le seul avantage auquel il peut penser. Maintenant, il veut juste oublier ce détail, tant que cela lui est possible.
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2016-10-19, 02:30
Attendez. Côme va vraiment le laisser dormir sur le divan?! Vraiment?!

Non, non, non, il ne peut pas accepter ça...! C'est inhumain! Ça ne peut être qu'une mauvaise blague. Mais le Français a l'air sérieux, très sérieux.

Cette réalisation le laisse bouche-bée et un peu outré. Lui, Ilsung, devra dormir sur ce « pauvre » divan?! La constatation le dessaoula. Ça ne fera pas, non! Il en est hors de question et il est bien décidé à faire valoir son opinion. Il s'en va pour suivre son hôte peu généreux quand il se rend compte de sa quasi-nudité. Il est bloqué dans son élan. Dans un nouvel élan de pudeur plus tôt insoupçonnée, il rattacha en vitesse son pantalon tout en marmonnant quelques mots incompréhensibles.

Il doit trouver quelque chose, un argument, n'importe quoi qui fera changer d'idée son hôte peu généreux! Alors il lance la première chose qui lui passe par la tête :

« Et pourquoi je ne dormirais pas aussi dans ton lit? Je suis sûr qu'il est assez grand pour deux sans qu'on n'ait à être en contact... »

Ce n'est qu'après que ses paroles aient franchies ses lèvres qu'il contemple tout le dégoût que lui inspire cette même proposition. Son visage s'est comme figé dans une sorte de grimace amère incertaine. « Non... non, je n'ai rien dit. »

Soudainement plus gêné encore, il ramasse la chemise qu'il avait pliée et s'en sert pour couvrir partiellement le haut de son corps. On pouvait croire monsieur timide.

Au moins, cette déclaration impromptue donne juste assez de temps à son cerveau loin d'être à son meilleur de formuler quelques idées un peu plus brillantes, un peu plus raisonnables. Et c'est avec une pointe de mépris qu'il reprend : « Ne me dis pas que tu n'as même pas de chambre d'invités... »

Il n'avait pas d'intention de l'insulter sur sa fortune ou sur la taille de son logement, mais voilà, c'est sorti comme ça et il n'y a pas grand chose à faire pour dresser un Ilsung insolent et pas vraiment sobre. Il espère vraiment (vraiment) que Côme a effectivement une chambre d'invités et qu'il l'aurait oublié parce que «Oh, je ne reçois jamais de visiteurs» ou bien «Oh, suis-je bête, c'est vrai» et qu'il n'aura pas à se rabattre à dormir sur le divan... ou pire, dormir avec lui.

À quelque part, la défaite de ce combat se profile. Quelque chose lui dit qu'il ne peut pas battre Côme - certainement pas dans ces conditions - et qu'il serait mieux de se contenter. C'est donc d'une toute petite voix, piteux, qu'il complète, en pointant de la tête le fameux divan : « Au moins, tu ne pourrais pas me donner des couvertures...? »




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2016-10-26, 19:08
Côme ne voit pas vraiment le problème dans le fait de proposer son canapé à son invité. Celui-ci s'incruste à une heure indécente, il n'a qu'un seul lit ici et il ne va certainement pas changer ses draps en pleine nuit. Ilsung a déjà bien de la chance qu'il ait accepté de lui ouvrir sa porte au lieu de l'obliger à se trouver un autre endroit pour dormir. Il s'attend donc à ce que l'ivrogne se calme et aille enfin cuver sur le divan ; malheureusement, c'est trop lui demander. Côme a oublié qu'Ilsung est un imbécile qui ne manque jamais une occasion de lui pourrir l'existence, et sa protestation, que fort heureusement il ravale vite, le force à se retourner et à regarder sa nemesis avec dégoût. Il a encore de la chance qu'il ne dise rien, car franchement, s'il avait insisté, Côme aurait probablement perdu patience.
« Non, je n'ai pas de chambre d'amis. Je ne vois pas pourquoi j'inviterais quelqu'un à dormir chez moi. »
Ce n'est pas du tout à la taille du logement, il ne doit pas y avoir de différences flagrantes entre leurs deux logements, mais Côme n'a guère envie de gâcher une pièce pour accueillir des invités qu'il n'a jamais. D'autant plus qu'il est du genre à déménager souvent : qui se souviendrait de son adresse ? Évidemment, il ne va certainement pas expliquer cela à Ilsung. D'ailleurs, il n'est probablement pas en état d'entendre un tel aveu.
En silence, Côme se rend dans son dressing et en sort deux couvertures soigneusement pliées, qu'il revient poser à côté du canapé.
« Voilà. Maintenant, tu te tais, je ne répondrai plus. Bonne nuit. »
Et, avant qu'Ilsung n'ait le temps de lui demander quoique ce soit d'autre, il s'enferme dans sa chamnbre.
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