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WITH THE LIGHTS OUT, IT'S LESS DANGEROUS // CARBONE

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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-08-04, 20:02
JACK GRIMM
the world sucks, people are not true
ragnarök
SURNOM(S) ○ Dans le milieu, on le nomme Carbone
RACE ○ Altered
NATIONALITÉ ○ Américaine
ORIGINE(S) ○ Américaines
LOCALISATION ○ En vadrouille, comme toujours
HABITATION ○ Possède un petit appartement à Aeon qu'il partage avec sa fille et son compagnon
SITUATION MARITALE ○ Veuf depuis quelques années ; en couple
FINANCES ○ Modeste
OCCUPATION ○ Flâner, rêvasser
MÉTIER ○ Colonel à Ragnarök
ORIENTATION SEXUELLE ○ Hétérosexuelle (présumée ?)
THEME SONG ○ the man who sold the world - nirvana
auto-destructeurmélancoliqueobstinéirascibleapathiquemélomaneloyalcréatifdiscrethumanistefrancfataliste
AUTOTROPHIE AU CARBONE ○ pour vivre, je me nourris de produits toxiques comprenant le monoxyde de carbone, le goudron, l'uranium ou encore le chlore. Je n'ai pas besoin d'en ingérer, il me suffit de palper un déchet nucléaire - par exemple -  et d'en absorber l'uranium en tant qu'énergie ; il en va de même pour le monoxyde de carbone : il me suffit d'inspirer la fumée d'une cigarette ou celle d'un pot d'échappement. Si le fait de pouvoir manger de la nourriture organique saine m'est insuffisant, je peux au moins me gratifier de rejeter de l'oxygène en expirant et de débarrasser de leur toxicité des lieux, objets, voire des humains ayant par mégarde avalé du chlore ou ayant trop de goudron dans les poumons, ayant été irradiés etc. Je suis de fait, invulnérable aux radiations et aux substances chimiques nocives.

yeux verts/bleuscheveux mi-longscheveux souvent teintslégère barbeallure de roublardmusclé mais assez finteint cireuxpommettes creusestrès grandvoix rauquehabillé sobrementdémarche souple

HISTOIRE ○

Je n’ai jamais regardé par dessus mon épaule en espérant y voir mon passé changer. Autrefois je l’aurais fait, autrefois j’aurais prié, espéré, imploré un miracle. Seulement voilà, le temps nous change, qu’importe la bonté qu’on met dans nos actes, qu’importe la haine qu’on injecte dans notre coeur, le temps nous change. Nous vieillissons, corps et esprit, mais nos plaies, celles qui sont profondément inscrites dans nos chairs, restent à jamais jeunes. Nous passons de l’apprenti au maître et du maître à l’oubli. C’est ce que je suis aujourd’hui, un oubli.

Lorsque j’étais enfant, j’étais apprenti. Je rêvais d’aventures extraordinaires, de voyages dans les étoiles et de pirates à affronter vaillamment de mon épée en carton. Je voyais la vie comme un défilé de jeux où la douleur ne se manifestait que pour un genou égratigné ou un coup de ballon sur le front.

C’est un jour où je rendais visite à la tombe de ma grand-mère que je l’ai rencontré. Marie. Elle jouait assise entre deux mausolées et parlait de la pluie à venir et de sa nouvelle poupée aux morts qui l’entouraient. Je ne saurais dire pourquoi, mais je suis persuadé qu’ils l’écoutaient et lui répondaient. Lorsqu'elle me surprit à l’épier ce jour-là, plutôt que de fuir, elle m’invita à ses jeux d’un sourire. C’est de ce sourire dont je suis tombé amoureux, de cette flamme qu’elle avait dans le regard et de cette naïveté propre à l’enfance qui enveloppait chacun de ses mots, chacun de ses gestes.

Avec Marie, je suis devenu maître.

Rimbaud dît un jour qu’on est pas sérieux quand on a dix-sept ans. C’est incroyable à quel point ses paroles sont pleine de sens. À cet âge là, Marie et moi ne vivions que pour nous-mêmes. Je la faisais reine de mon royaume, elle me faisait roi du sien. Je la faisais muse de mes chansons, elle me faisait héros de ses contes. Petit à petit, les amis que nous avions nous tournèrent le dos, lassés de notre égocentrisme amoureux. Comment leur en vouloir ? Nous étions si peu concernés par le monde, par la réalité de nos existences. Tout n’était que passion et démesure. Nous avions dix-sept ans, nous étions Rimbaud.

Puis le temps nous a rappelé à l’ordre et avec lui le lot de responsabilités qu’offre le monde des adultes. Je finissais mes études et devenais professeur de musique. Marie quant à elle continuait d’écrire des histoires et des contes pour enfant.

Nous nous installâmes dans un petit appartement à Chinatown. J’aimais les parfums de nourriture, les vapeurs chaudes, les voix nasillardes et le brouhaha permanent qui y régnait. J’aimais entendre la concierge de notre immeuble appeler son chat tous les matins. J’aimais observer nos voisins se disputer et se réconcilier depuis la fenêtre de notre chambre. J’aimais la manière dont Marie se fondait dans ce décor de couleurs et d’odeurs. J’aimais la manière dont la doyenne du quartier lui parlait, avec admiration et tendresse. C’est étrange de savoir que l’on peut s’attacher à des choses si futiles d’apparence et de comprendre seulement lorsqu’on les perd, à quel point elles sont importantes. Ces petites choses qui nous rassurent, qui nous rappellent un évènement heureux ou un visage familier.

Il n’était plus question d’aventures et de voyages dans les étoiles. Je ne souhaitais pas quitter le confort de notre quotidien. Je faisais tout pour que rien ne sorte de l’ordinaire, pour que rien ne vienne ombrager notre bonheur. C’est au cours de cette période que je vis pour la première fois le feu dans les yeux de Marie, qui jusqu’à lors n’avait cessé de brûler ardemment, faiblir.

Nous nous mariâmes un après-midi de Mai. Il faisait beau et tous nos amis étaient présents, tout le quartier même. Je revois encore Marie, dans sa robe ivoire lui arrivant aux genoux, le regard doux et ce sourire aux lèvres… Ce sourire de petite fille jouant dans les cimetières…

Peu de temps après, cette tristesse latente qui sommeillait en elle se réveillait. J’ai toujours su qu’elle était mélancolique, que derrière ses éclats de rire se dissimulait un vain désir de mourir. Seulement je n’y avais jamais accordé d’importance. Je pensais lui suffire, je pensais la guérir. J’avais tord.

Ses crises commencèrent l’hivers qui suivit notre mariage. D’abords brèves, presque semblables à de mauvais rêves. Elle se levait en pleine nuit et se recroquevillait dans la salle de bain pour étouffer ses sanglots contre le carrelage. J’avais beau chaque fois la reconduire dans notre lit et lui faire promettre de rester, elle recommençait la nuit suivante.

Puis les crises s’intensifièrent et sa mélancolie gagnait les pans de la dépression. Il lui arrivait de me jeter des objets au visage et de maudire notre rencontre. Elle hurlait, désespérée, rongée par ses démons dont jamais je ne connaîtrais les noms. Je me haïssais de la retenir prisonnière de mes bras, de lui en vouloir de n’être plus celle de nos dix-sept ans.

Bientôt et ce par ma faute, je le sais à présent, elle ne sortit plus de notre appartement. Mon envie de la garder des yeux et des maux du monde s’était vêtue de l’habit d’un monstre d’égoïsme et d’angoisse. Ce devait être moi son remède, pas un psychiatre ni un médecin. Moi seul devait compter, moi seul devait la comprendre.

Vint ensuite le jour où elle s’arrêta d’écrire. Marie… Ses yeux ne reflétaient plus qu’un pâle echo de ce feu brillant qui m’avait accroché jadis à son coeur. Marie, comme je regrette…

Je ne pouvais plus supporter de la voir lentement dépérir et je fis alors ce que tout mari qui tient à garder son épouse auprès de lui juge nécessaire. Un enfant.

Pour la première fois en trois ans de souffrance, de discordes et de combats contre sa tristesse, la lumière rentrait dans nos vies. Elle s’était accrochée à ce désir et ce désir l’avait métamorphosé. Je la vis à nouveau rire, à nouveau danser, à nouveau écrire, à nouveau se mêler aux couleurs et odeurs de notre quartier.

Des mois durant nous avons préparé l’heureux évènement. Notre appartement s’était retrouvé envahi par des bouquins de maternité, des livrets de prénoms, des recettes de cuisine bio, des jouets et des peluches. Nous avions aménagé mon ancien bureau en chambre et l’avions peinte en mauve. La couleur des Lilas de notre jardin, la couleur préférée de Marie.

De mon côté, je m’étais remis à composer des morceaux rock, des chansons jazz et j’écrivis nombre de berceuses pour l’enfant que j’eu le plaisir de lui chanter le jour de sa venue au monde.  Jamais je n’avais vu Marie aussi belle que ce matin de décembre, notre enfant lové contre elle et le soleil révélant l’éclat de cette flemme tant aimée que je pensais éteinte.

On la baptisa Aurore, en souvenir et honneur de sa naissance. Notre Aurore, notre levé de soleil qui jamais ne se couchait ni ne s’éteignait. Notre petite Aurore aux cheveux blonds, aux mains qui laissaient des traces sur les murs et la pagaille dans mes partitions. Ses grands sourires remplissaient d’une joie nouvelle notre quotidien.

L’ombre de ces années de chagrins qui précédèrent sa venue, cette ombre que je pensais à jamais partie, s’en revint pourtant. Marie…

Ma chère Marie…

Ses démons ne l’avaient jamais quittés, ils s’étaient simplement endormis. Ses crises recommencèrent, plus violentes, plus fréquentes. Elle perdit pieds. Un soir elle me poignarda les côtes alors que nous nous disputions quant à l’idée d’un traitement. Elle tenta par la suite de se défenestrer et plus je la retenais, plus je l’empêcher de commettre l’irréparable, plus elle sombrait dans la folie. Bien souvent je dus emmener Aurore chez nos voisins, de peur qu’elle ne lui fasse du mal. Bien souvent je dus mentir à Aurore et prétendre que sa mère guérirait vite et reviendrait la bercer le soir en lui contant une de ses histoires.

Combien de mensonges ? Combien de sanglots de ma petite fille ai-je du panser en retenant les miens ?

Arriva le moment où je n’eu plus le choix que de la mettre en pension chez mes parents tant la situation s’était aggravée. Cela offrit une nouvelle raison à la folie de Marie pour grandir. Il ne se passait plus une heure sans qu’elle me maudisse d’avoir éloigné Aurore de nous, d’elle. Il ne se passait plus une heure sans qu’elle tremble, pleure et vomisse son dégoût de notre amour. Il ne se passait plus une heure sans qu’elle m’ordonne tantôt de la quitter ou de la tuer, tantôt de l’aimer plus fort encore.

Un jour qu’elle était si sage, je lui promis de lui ramener un bouquet de Lilas après mon travail et de l’emmener voir Aurore. Je me rappelle m’être dit en quittant le fleuriste, que j’aurais dû plus souvent lui offrir des bouquets de Lilas.

Je me rappelle de l’odeur de brulé qui m’avait envahit lorsque je claquais la porte de l’appartement derrière moi. Je me rappelle avoir retiré la poêle aux oeufs carbonisés de la gazinière sans me demander pourquoi ils avaient brûlé. Je me rappelle avoir monté l’escalier avec empressement, le bouquet en mains. Je me rappelle du faisceau de lumière qui s’échappait de notre salle de bain, le sourire que j’affichais avant d’en ouvrir la porte.

Marie…

Je me rappelle de ses cheveux emmêlés qui tissaient des lignes flous à la surface de l’eau, de son visage à demi noyé dont le blanc jurait avec le rouge qui l’enveloppait. Je me rappelle et me rappèlerais toujours de ses yeux mi-clos qui fixaient le plafond et dont la flamme éteinte n’avait laissé qu’un vide et le reflet de sa perte.

Je ne sais si c’est le goût de mes larmes ou celui de l’eau souillée de son sang qui m’empoisonna à tout jamais le coeur tandis que je serrais son cadavre contre moi.

Marie… J’ai tant hurlé ton nom, tant maudit ta mort.
Marie, avec toi j’étais Roi, j’étais maître...

Marie… Sans elle, je devins l’oubli. Sans elle, je vendais le monde.

Il est de ces histoires qu’on raconte à mi-voix, qu’on chuchote à l’oreille de peur de réveiller une douleur trop intense, trop ancienne. Mon histoire, je la raconte à voix haute car la douleur, aujourd’hui, est le seul souvenir qui me reste de Marie.

Suite à découvrir en Rps.
COUCOU ROLISTE :
coucou coucou coucou


in a manner of speaking
i just want to say
that i could never forget the way
you told me everything
by saying nothing
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