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watch me fall apart ϟ carbone

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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-03-07, 11:19

And hold your gaze There's coke in the Midas touch A joke in the way that we rust, And breathe again
musique – « Allez hop, tout le monde dans la voiture ! »

Nancy est arrivée tôt ce matin. Tu as la tête dans le gaz et des kilomètres de cernes. Tu regardes Jack de temps en temps et constates que lui aussi a dû passer une nuit plutôt courte – la faute à qui ? À toi, en fait. Tu as préféré passer ta nuit à te réveiller toutes les trois heures pour le cajoler et tu le regrettes amèrement. À moitié, tout du moins. Tu t'étires de tout ton long et baille la bouche grande ouverte. Aurore court déjà partout et a enfilé ses chaussures tandis que la grand-mère attend devant le véhicule en bas de l'immeuble. Tu as été obligé d'enfiler les vêtements de Jack – il faut dire que faire les préliminaires en chemise à plusieurs reprises eh bien, ce n'est pas très hygiénique. Une chance que tu aies choisi un homme de pratiquement la même corpulence et les mêmes mensurations que toi à peu de choses près même si son pull te colle à la peau pour le coup – ça suffira pour aujourd'hui. Tu enroules une écharpe autour de ton cou et lui adresses un baiser rapide.

« Elle me fatigue déjà... »

Susurres-tu contre ses lèvres en riant un peu. Vous descendez les escaliers et finissez devant la bâtisse. La femme tape du pied et fais des grands gestes avant de rentrer dans le véhicule. « Arrêtez de traîner des pieds les garçons ! Ca vous apprendra à faire les fous toute la nuit. » Tu te sens rougir de plus belle. Tu sais très bien où elle veut en venir. Tu t'apprêtes à monter à l'arrière à côté d'Aurore quand alors...

« Non non, Jack derrière ! Laisse moi discuter avec Hannibal. Je ne te le piquerai pas, ne t'inquiètes point. »

Elle rit. Tu grinces des dents et sans plus attendre, prends la place du mort – tu ne peux pas voir cela autrement pour le coup. Tu te sens mal à l'aise, surtout que Jack n'est même pas dans ton champ de vision. Quelque chose effleure ton cou : c'est Nancy qui tire sur ton écharpe.

« Oh franchement ! »

Les traces. Tu fais un mouvement brusque sur le côté et parvient à te défaire ton emprise. Sorcière, va. Le moteur gronde enfin.

**

Tu n'as pas imaginé un seul instant que Marie puisse être enterrée à l'extérieur d'Equilibrium, pas loin de cette petite chapelle à quelques kilomètres de la plage. Il aura fallut une bonne demie heure pou quitter le centre ville tant la circulation était embêtant ce matin. Ce n'est définitivement pas la bonne journée. Nancy a parlé tout le long et de ton côté, tu n'as répondu qu'à moitié, cherchant le regard de Jack dans le rétroviseur de temps à autre.
Tu claques la porte derrière toi lorsque la voiture s'est stationnée.

« C'est moi la première à dire bonjour à maman ! »

Aurore s'élance pour tenir la main de sa grand-mère avant de pénétrer dans l'enceinte du cimetière. Tu fixes la grille de ce dernier un long moment avant de te tourner vers Jack. « Ca va aller ? »


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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-03-14, 11:00

FALLING WITH GRACE FOR YOU AND I

carbone x hannibal

M U S I Q U E

J'ai le coeur qui bat la chamade et si la cause pouvait être la joie ou l'excitation plutôt que l'angoisse, j'en serais fort aise. Tout s'est déroulé si rapidement ce matin que je n'ai pas même eu le temps de profiter d'Hannibal. Alors qu'il est en proie aux bavardages lourds de ma mère, je fixe le paysage défiler au travers de la vitre. Aurore gigote à mes côtés, tripote son doudou, agite son dessin en l'air et sous mon nez. J'essaye de sourire, de faire bonne figure. Mais je n'y met aucune conviction, aucune force. J'aimerais faire marche arrière et me terrer sous mes draps.

Lorsque nous arrivons et que les deux terreurs s'élancent en avant vers l'entrée du cimetière, je m'arrête. Le vent marin me gifle le visage et j'observe un instant les cormorans fendre le ciel. Je paierais cher pour me transformer en l'un d'eux. « Ça va aller ? » Sa voix me rappelle à la réalité. Je plonge dans ses yeux pour la première fois depuis ce matin. Évidement, je suis instantanément un peu plus rassuré. Mes lippes s'étirent.

Je suppose...

Je colle mon front au sien et inspire une longue bouffée d'air. Ses mèches de cheveux vagabondes me chatouillent les cils. J'aimerais tellement retourner chez nous, retourner dans notre lit. Jack, ne sois pas si lâche. En dépit de cet instant de douceur, retrouver mon calme n'est pas mince affaire.

Reste près de moi.

Je dépose un baiser fugace à ses lèvres et engloutis enfin les quelques pas nous séparant du cimetière. Un frisson me parcourt l'échine. La dernière fois que j'ai franchi ces grilles, c'était le même jour que son cercueil. Marie. J'ai beau me targuer d'être un homme refait à neuf, elle me hante toujours. J'ai beau la chasser de mon esprit et en faire un souvenir tendre, elle arrive malgré tout à tâcher de noir mon humeur.

Aurore glousse et joue entre les jambes de ma mère. Celle-ci me regarde longuement et l'inquiétude à peine dissimulée dans ses yeux me donnent davantage envie de fuir les lieux. Sans m'en rendre compte, j'agrippe d'une main l'une de celles d'Hannibal et la sert.

Nous y voilà. Face à elle. Il y a plusieurs bouquets de fleurs plus ou moins fanés. Je ne m'attarde pas plus d'une seconde sur l'inscription gravée dans le marbre clair et préfère à cette vision celle d'un immense chêne nous faisant dos. Aurore rit et je devine à son ombre qu'elle s'est étalée sur la pierre tombale. Elle parle de sa journée, de son anniversaire et de choses et d'autres à Marie. Maman ceci, maman cela. J'ai les oreilles qui saignent.

Ma mère me tapote l'épaule, compatissante je suppose, et s'accroupit pour changer les fleurs. J'ai l'estomac noué. Je ne veux pas resté là.

Papa, t'as pas dit bonjour !

Elle m'attrape par le bras et me tire jusqu'à elle. Nous manquons de nous écrouler sur la tombe. Je retiens un hoquet de malaise et mon nez se retrouve pile face à sa photo. Elle sourit, figée par le temps. Je ne me souvenais pas qu'elle était si belle. Je soupire et me redresse. Ma main s'attarde sur le froid de la pierre et comme Aurore me toise avec insistance, je cède et murmure à voix basse. Bonjour Marie.

Ma salive est soudain plus amer, plus pâteuse. Tu me manques Marie. J'aimerais prétendre le contraire, j'aimerais que cela ne soit pas le cas. Mais tu me manques. Non plus comme amante ou épouse, mais comme amie. Je ferme les yeux et cherche son rire dans les limbes de ma mémoire. Jack, gros nigaud, t'as confondu le sel et le sucre...

Je la vois me tendre la cuillère en bois et se moquer de ma pâte à gâteau gâchée. J'ouvre les yeux, m'écarte et reporte mon attention sur le chêne. Il est au moins aussi impressionnant et intimident qu'elle le fut la première fois que je la vis. Pourtant elle n'avait que huit ans.

Le plus étonnant, c'est qu'à présent je me sens un tantinet plus léger. Je me tourne vers Hannibal, esquisse un début de sourire et ne me fais pas prier pour retrouver le réconfort de sa chaleur. Je ne suis pas le seul. Blondie se faufile entre nous et se l'accapare plus que je ne saurais le tolérer. J'étouffe un rictus honteux. Jack, vieux jaloux.

Aurore ma puce, on y va, je dois encore faire des courses pour ce midi. Ma mère se tourne vers nous. Je t'appelle ce soir mon chéri. Profitez-bien du reste de votre journée les amoureux. Elle glousse. Forcément, elle n'a pas pu s'en empêcher.

Quelque minutes encore et les voilà parties. Je m'éternise un peu trop sur leurs silhouettes fuyantes et perds le fil de mes pensées. Lorsque je le retrouve, c'est pour mieux pousser un râle de soulagement. Hannibal. Je l'ai enfin pour moi. Je saisis sa main et l'entraîne à ma suite hors du cimetière. Se promener sur la baie de sable est de loin préférable...

Nous n'avons pas fais plus de dix pas que je finis par me jeter à son cou pour l'embrasser longuement et avidement. Toute l'angoisse et tout le stress qui jusqu'à lors me broyaient les entrailles s'envolent. Ne restent que son visage et le parfum de l'écume.

C'est toi mon présent et mon avenir, fis-je à mi-mot, plus pour moi-même que pour lui. Marie, je mérite d'être heureux, non ?


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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-03-15, 12:57

And hold your gaze There's coke in the Midas touch A joke in the way that we rust, And breathe again
musique – Tu as peur de le voir s'effondrer sous tes yeux. Comment pourrais-tu être capable de le consoler ? Tu ne sais pas faire ça et d'aussi loin que tu puisses t'en souvenir, tu n'as jamais réussi à sécher ses larmes correctement – et pourtant Jack a déjà craqué devant toi à plusieurs reprises. Même lors de votre première rencontre officielle sur le rebord d'un train alors qu'il s'était recroquevillé sur lui-même pour trembler de tout son être, tu n'as su quoi faire si ce n'est que de t'asseoir à ses côtés et attendre patiemment. Jusqu'alors tu avais l'excuse de n'être qu'un étranger ou ennemi, aujourd'hui tu as bien conscience d'être plus que ça. Mais peux-tu vraiment te permettre de prendre quelqu'un qui a perdu sa défunte épouse alors que tu as été l'assassin de la tienne ? Tu te sens honteux, mais par-dessus tout, jaloux. C'est terrible à quel point les morts vous hantent, leurs proches comme ceux qui s'en approchent de trop près. Marie. Tu découvres son visage sur une vieille photo où elle sourit et bizarrement, c'est un peu ainsi que tu l'imaginais lorsqu'il osait t'en parler – le sourire en moins, bien entendu. Tu restes la fixer un long instant, non pas avec compassion mais avec agacement, comme si t'imprégner de son visage te suffirait à l'accepter mais tu n'y parviens pas. Ton regard se pose un instant sur Jack mais très vite se défile. Par compassion ou parce que tu ne supportes pas le voir ainsi pour elle ? Tu l'ignores. Tu tentes de chasser ton égocentrisme aberrant en glissant tes mains dans tes poches, en fixant les horizons.
Le silence est de marbre, tu te sens lourd. Où Ellen avait-elle pu être enterrée ? Tu crains de lire son nom sur l'une des tombes – tu ne le chercheras pas, de toute manière.

Il te traîne à sa suite hors du cimetière. Tes pieds glissent sur les graviers maladroitement, tu as du mal à t'extirper de tes angoisses et tes agacements jusqu'au moment où vous foulez enfin la plage. Tu demeures avec ce ton neutre qui t'est propre et n'oses pas commencer à parler le premier, tu te contentes de l'accompagner dans un silence religieux. C'est toi mon présent et mon avenir. Ah. Un sourire se pointe. Tes bras viennent entourer son buste et ton nez se fourre dans le creux de son cou, tu t'y berces.

« Fais gaffe, tu deviens gâteux même avec moi... »

Tu te permets de rire doucement en espérant détendre un peu l'atmosphère. La tâche est ardue mais tu ne tiens plus à voir ce semblant de mélancolie ternir son visage, il est trop beau pour se laisser emporter par des pensées sombres. « Je suis fier de toi. » Murmures-tu en lui embrassant la mâchoire avant de te détacher de lui. Tu devines bien qu'il n'est pas venu jusqu'ici par gaieté de cœur mais il parce que tu le lui avais demandé la veille.

« Tu en penses quoi de l'avenir ? Moi j'l'imagine bien... trempé. »

Tu le soulèves du sol non pas sans peine – tu as encore des courbatures – et accours jusqu'au bord de l'eau. Tu te retiens de le faire tomber en arrière tandis que tes chevilles se font déjà attaquer par les vagues.

« T'en penses quoi ? »

Tu lui accordes un rictus moqueur même s'il est facile de voir que tout ce que tu cherches dans cette histoire, c'est d'oublier le cimetière et la noirceur qui l'a rongé quelques minutes.


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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-03-17, 15:32

FALLING WITH GRACE FOR YOU AND I

carbone x hannibal

M U S I Q U E

Je me sens presque à l'égal d'un enfant, emplis d'une félicité sincère. Je suis flatté et heureux qu'il soit fier de moi. C'est une petite victoire personnelle mais que je trouve bien plus grande à présent qu'il en est conscient et qu'il me le fait savoir. J'ai les joues rougies par le froid et sans doute aussi un peu par la gêne. Cette journée ne sera pas aussi grise que les tombes que nous avons quitté finalement.

« Tu en penses quoi de l'avenir ? Moi j'l'imagine bien... trempé. » Je n'ai pas même le temps d'écarquiller les yeux qu'il me soulève et me porte jusqu'à l'eau, me maintenant dangereusement au-dessus d'elle. Le gredin ! Il rit, goguenard et si je suis un tantinet effrayé par une possible chute, c'est de bon coeur que je me joins à sa malice.

Je lui étire les joues en mimant une moue boudeuse et finis par me dégager, manquant par la même occasion de terminer les fesses noyées. Avec maladresse je me relève et lui donne une pichenette sur le nez en guise de vengeance. Les vagues engourdissent mes pieds. Je les scrute une seconde. C'est agréable.

Si tu continues, je te coule et tu diras bonjour aux crabes ! dis-je amusé en imitant de mes doigts la démarche du crustacé.

Cette petite interlude aura eut le luxe de nous couper de l'ambiance morose dans laquelle nous étions quelques minutes plus tôt. Hannibal, tu l'as fais exprès, pas vrai ? Je souris et poursuis mon chemin, l'invitant à faire de même. Je cale mes pas au rythme des siens et me perd un moment dans la contemplation de l'horizon azur.

Il n'échappera pas à mes doutes, à mes questions. Ma malice... Aussitôt venue, aussitôt repartie. Je regrette de ne pouvoir y couper et de tenir à lui en faire part alors que nous pourrions simplement profiter du calme et de l'air frais. Ce n'est pas comme si la dernière fois que nous étions en bord de mer, nous n'avions pas pu non plus... Jack, t'es bien un vieux gâteux oui !

Ce n'est pas facile de faire table rase du passé et d'aller de l'avant. C'est vrai, aujourd'hui j'ai fais un grand pas en avant... Sans compter tous les précédents. Tu m'y a à chaque fois aidé.

Du coin de l'oeil je l'observe et glisse l'une de mes mains dans l'une des siennes. Un contact a de rassurant le fait d'être garant de la sincérité de nos actes et paroles. Je suppose que c'est la raison pour laquelle je tiens toujours tant à le toucher. Je m'égare. Est-ce vraiment judicieux de poursuivre ? Je l'ignore. J'imagine que non. Mais il le faut, j'en ai besoin.

J'aimerais que tu puisses te reposer sur moi autant que je le fais... J'aimerais que tu me parles plus amplement de ton passé...

Je baisse les yeux sur nos pieds. Mouillés, le sable s'y agglutine. Les traces que nous laissons derrière nous sont profondes et brouillons. J'aime cet endroit.

De tes parents et... J'aimerais que tu me parles d'Ellen.

Je marque une pause et bute sur un soupire. Je sais combien il a du mal à se livrer, sans compter le fait que je ne lui  demande pas de le faire de la manière la plus fine qui soit.

Je ne m'imagine plus vivre sans toi Hannibal. Le fait est que... Je ne veux pas non plus vivre sur des secrets et des non-dits. J'ai envie d'avoir entièrement confiance en toi et je crois que c'est le cas - j'en suis sûr même - mais par dessus tout, je tiens à ce que tu ai entièrement confiance en moi.

Je dessine quelques cercles invisibles sur le dos de sa main de mon pouce et cherche plus que jamais un refuge dans les nuages. Penser, tergiverser... J'ai les méninges en feu et la gorge serrée. Si nous pouvions ne pas être aussi humains, ne pas avoir ce besoin vital d'être rassuré, d'être lié en toute transparence.

Bizarrement, c'est le visage d'Aurore, souriante et facétieuse, qui me vient à l'esprit en dépit de mes essais de faire le vide. Je l'entend appeler Hannibal, je la vois se faufiler dans nos jambes. J'esquisse un maigre sourire et ose un bref regard sur lui. Si l'amour n'existait pas déjà, je l'aurais inventé pour lu, pour l'aimer.


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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-03-19, 00:22

And hold your gaze There's coke in the Midas touch A joke in the way that we rust, And breathe again
musique – T'as toujours redouté ce moment où Jack oserait un regard vers toi alors qu'il viendrait de te demander l'impossible : être franc, ne plus avoir de secret, t'éveiller, t'ouvrir. Tu ouvres la bouche mais aucun son n'en ressort, tu te contentes de serrer ses doigts entre les tiens un peu plus fort et d'entamer une marche un peu plus molle, nonchalante. Tu traînes des pieds sur le sable et vos pas deviennent de longues lignes au bord de l'eau. Tu cherches à te cacher dans ton écharpe mais tes yeux ne parviennent pas à le fuir. L'horizon s'offre à toi à l'image que pourraient le faire tes sentiments, les vrais, ceux qui sommeillent, ceux tu pensais avoir éteint à tout jamais. Tu n'as jamais été friand d'histoires personnelles, on te l'a d'ailleurs souvent reproché. Plus jeune, à chaque fois que tu avais une petite-amie (aussi peu nombreuses fussent-elles), elle te disait que tu ne t'ouvrais pas assez, que tu étais comme un parfait inconnu malgré les baisers et les étreintes échangées.
La vérité c'est que tu n'as jamais su comment parler de toi : tu as toujours jugé ton existence peu intéressante et encore aujourd'hui tu n'as de cesse d'y penser malgré le meurtre, malgré le gang, malgré tout. Tu n'as jamais eu beaucoup d'estime de toi-même, tu as appris à te considérer comme un maillon dans cette grande chaîne qu'est la vie humaine. Un de plus, un de moins, elle demeure interminable et se ressoude d'elle-même.

« Je te fais confiance. »

Au moins une chose à éclairer.
Comment pouvait-il en douter une seconde ? Si ce n'était pas le cas – et tu aurais toutes les raisons du monde de fuir Jack (il demeure un Ragnarök et l'une des personnes t'ayant le plus traqué depuis ta fuite) – tu ne te serais jamais permis de rester à ses côtés sur le train, tu n'aurais jamais ris en buvant un verre et en le regardant tout comme tu n'aurais jamais songé à en tomber amoureux en un instant.

« Je n'ai juste rien à dire sur moi. J'ai eu une vie simple jusqu'à... Tu sais. Qu'est-ce que tu veux que j'te dise de plus ? La façon dont la balle lui a traversé le crâne ? Tu avales ta salive et reprends. Tu as bien dû voir le dossier. Les grandes lignes y sont, le reste c'n'est.. Que des détails insignifiants. »

Tu prends une grande bouffée d'air. Pourquoi faut-il qu'il remette toujours les choses douloureuses sur le plateau ? Quel dramatique. Tu t'écartes légèrement du bord de mer pour éviter de tremper davantage tes chaussures et remonter sur le sable. Il fait un froid de canard, le vent marin est insupportable. Les cheveux de Jack virevoltent dans tous les sens. Tu glisses une main contre l'une de ses mèches et la replace derrière son oreille et d'un air distrait, tu lui demandes ;

« Tu penses que je mens ? »

Ton cœur se serre car en dépit de toute ses histoires sur la confiance, tu ne peux pas t'empêcher de t'imaginer qu'il puisse avoir des doutes à ton propos. Après tout tu es un gangster, un roublard. Lui aussi aurait toutes les raisons du monde de te repousser ou de se questionner à ton propos.


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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-07-20, 16:02

US AGAINST THE WORLD

carbone x hannibal

M U S I Q U E

Il me fuit, je le sens bien - non pas mes contacts ou mon toucher, mais mes mots, ma demande. A t-il si peu confiance en moi ? Ma gorge se serre, j’avale une boule de salive étonnement amer. Que dois-je faire de plus pour qu’il s’ouvre… J’estime avoir montré à maintes reprises mon amour à son égard. Ou peut-être que non, peut-être que je suis tout bonnement et simplement égoïste et aveuglé par mon besoin de le sentir enchaîné à moi. Je soupire.

Il me ment allègrement et s’il ne le fait pas dans l’intention de me blesser, le résultat est le même. J’ai mal. Comment pourrais-je croire, une seule seconde, qu’il ait pu assassiner de sang froid sa femme ? Je n’ai pas besoin d’être psychiatre pour deviner qu’aucune violence mauvaise et malsaine ne sommeille en lui, seuls des regrets, un je ne sais quoi de mystérieux devoir, cimentent sa langue. Il a tué, c’est vrai, et à une occasion j’étais là pour en témoigner. Mais il m’a aussi protégé et protégé Aurore - sans parler de tous ces gestes tendres et de sa maladresse ô combien enfantine qu’il m’offre dès que nous sommes tous les deux.

Hannibal, tu mens.

Imperceptiblement, je m’écarte et reporte mon regard sur l’écume rongeant timidement mes pieds. Tu ne l’as pas tué. Je veux qu’il cesse de se cacher. Peu importe qui il protège, moi, lui, un autre. Je m’en fiche. J’ai regardé la tombe de Marie, je n’ai pas cillé. Puisse t-il me rendre la pareille et regarder derrière lui sans crainte. J’ai lu le rapport et, au début, j’y ai cru. Je m’arrête, le fixe. Aujourd’hui je te connais. Tu l’aimais, tu aurais été incapable de faire une telle chose. Je sors une cigarette de ma poche - depuis combien de temps n’avais-je pas fumé ? Tout comme tu serais incapable de me faire du mal.

Au fur et à mesure que mes pensées vont et viennent, une indescriptible frustration m’empare. En parler à haute voix me fait prendre conscience de mon impuissance. J’aurais beau le supplier, l’amadouer, le contraindre - peu importe, le choix de garder le silence lui revient. J’en viens à lui en vouloir, en plus de m’en vouloir à moi-même de juger vital, nécessaire qu’il me révèle la vérité sur son passé pour qu’on puisse entamer proprement et clairement une vie à deux. C’est vrai, je pourrais m’en passer. Pourtant je m’obstine.

Je ne peux pas m’imaginer vieillir à ses côtés en ayant toujours à l’esprit cette question sans réponse, ces doutes… Et Aurore alors ? Quand elle grandira, quand elle prendra conscience de notre relation, quand elle aura accès à internet, aux journaux - ce genre de choses, si elle tombe sur un article ou si quelqu’un lui parle d’Hannibal, de ce “meurtre” infâme.. Que pensera t-elle ? Elle serait perdue, déçue et pourrait nous éviter - je ne le pardonnerais pas, ni à lui, ni à moi.

Le menacer de le quitter n’aiderait pas. Quelle option me reste t-il ? Aucune, apparement. Une seconde fois je soupire, reprends ma marche, creusant un tantinet plus la distance entre nous. Ta liberté est à portée de voix, et tu t’entêtes à la fuir. J’inspire une profonde bouffée de ma clope, balade mon attention sur l’horizon mouvant, sur les mouettes l'agrémentant. D’une certaine manière, tu me fuis aussi.

J’enfonce le mégot dans le sable, me retourne face à lui, mains dans les poches. Un maigre sourire se dessine à mes lèvres. Sache en tous cas que je ne te quitterais jamais. J'étouffe un semblant de rire. Je radote on dirait. Pourquoi la vie ne peut-elle être simple ? J’envie ces personnes qui se lèvent le matin tout en sachant de quelle manière se déroulera leur journée, j’envie leur routine tranquille et la quiétude qu’ils retrouvent au soir en se couchant. Je n’aspire qu’à cela - nul rêve de grandeur, nul désir de gloire.

J’aimerais épouser la banalité - je veux nous voir vieux, côtes à côtes, dans une cabane au fin fond des bois, à cultiver notre jardin et se quereller sur qui aura triché ou non aux cartes. Est-ce possible ?


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Hannibal D-J Somerset
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2016-07-26, 20:58

And hold your gaze There's coke in the Midas touch A joke in the way that we rust, And breathe again
musique – Tu n'arrives pas à t'en empêcher : tu souris comme un imbécile heureux à la fin de son discours. Comme ? Non, tu en es véritablement un : il n'y aucun doute là-dessus.
Ton cœur chavire une nouvelle fois pour lui, tu retombes amoureux. Tu n'as jamais arrêté de l'être mais c'est autre chose d'un peu plus fort qui va là. Tu sais maintenant qu'à part Faelan, tu auras une autre épaule sur laquelle te reposer, une nouvelle oreille pour t'écouter et, à la différence de ce frère que tu as choisi, tu sais combien Jack se démènera pour te comprendre et te conseiller. Auparavant, tu ne te confiais qu'à tes murs. Ils n'étaient pas bien épais mais tu murmurais, en coréen, tes dérives et tes espérances. Tu soupires, souris un peu plus, te grattes l'arrière du crâne machinalement et baisses la tête. Tu n'as jamais ressenti des sentiments aussi contradictoire : la peur et la paix. Tu te ronges la lèvre avec tes dents avant d'enchaîner à ton tour :

« Elle était déjà morte quand je suis rentré chez nous. »

Tu l'annonces d'un calme déconcertant. Tu n'as même pas envie de t'effondrer, tu n'as pas tremblé, tu n'as pas cillé. Ton visage remonte vers lui avant que tes yeux ne se fassent happer par l'océan. Finalement, tu te sens plus un brin nostalgique qu'au bord des larmes. En espérant que le vent marin emporte tes mots.

« Mais je sais que si je n'avais pas fait un détour en rentrant du travail, j'aurais pu la protéger et empêcher ça. Je suis aussi un peu le meurtrier, à mes yeux. C'est pour ça que j'ai accepté la prison. »

Tout était vrai, tu n'as pas mentionné le véritable assassin de ta fiancée parce que tu l'as promis. Tu te l'es promis. Peu importe combien Jack peut t'aimer, il ne comprendrait pas l'amour fraternel qui t'unit à ton ami. Il a été le seul, l'unique, tout ce temps. Et le sentiment était partagé. Il l'est toujours, mais seulement en partie. Tu as trouvé ton havre de paix.

« Du coup, je suis devenu chef un peu sans le vouloir après ça. Tu glisses tes mains dans tes poches et soupires un peu, fixant l'horizon bleuâtre là-bas. Mais grâce à toi je me sens un peu plus humain. J'ai l'impression d'avoir une vie saine et calme. On peut parler d'autre chose ? C'est vraiment niais. »

Et tu ris, tout doucement. Le vent ne l'emportera pas, celui-ci.


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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-07-27, 10:59

US AGAINST THE WORLD

carbone x hannibal

M U S I Q U E

Je l’écoute avec plus d’attention que jamais, et preuve en est ma moue intéressée. Un poisson globe n’aurait rien à envier à mes yeux ronds et je ne vous parle pas de l’expression pantoise qui me cloue le bec.

Si je me targuais d’être terre à terre et sérieux, là, c’est raté. Il m’offre un cadeau de Noël avant l’heure - si heure il y avait - alors comment ne pas être content ? Surtout qu’il ne fait que confirmer ce que je savais : il ne l’a pas tué. Intérieurement, je soupire d’aise. Cela suffit à effacer tous les doutes grisâtres quant à notre avenir.

Il parle, parle puis s’arrête sur un constat : nous sommes deux vieux gâteux, deux niaiseux. J’en ris, à son égal. Merde c’est vrai, où est notre fier orgueil et notre virilité d’homme battant ? Qui sait. Merci. finis-je par dire en coupant court à mes élans caustiques.

Je ralentis la pas, reviens à ses côtés et enfouis à nouveau mes mains dans mes poches - lui prendre l’une des siennes, même si certes j’en ai envie, ne ferait qu’aggraver notre cas, mh. Autant la jouer crétin heureux ; état que j’illustre en le bousculant d’un coup d’épaule.

Je pouffe. Je réitère plus fort, si bien que je le pousse à l’eau. Je me retiens avec tant de force de ne pas fondre en larmes que mon visage devient rouge - je vais manquer d’air ? J’étouffe… j’hurle. Le stress s’en va avec mes spasmes et tandis que je me sers les côtes pour ne pas flancher, je le contemple patauger.

Bah voilà ! Parlons des joies de sentir le sable se glisser entre les fesses et des ô combien plaisantes sensations d’avoir de l’eau salée dans la bouche. Je me penche à son adresse, esquissant un sourire digne des plus grands filous. Alors Monsieur Somerset, elle est bonne ?

Je tape du pied dans l’eau et lui envoie une nouvelle vague à la figure, n’oubliant pas évidemment de rire de plus belle. Vraiment… Quand on ne se bat pas, quand on ne songe pas à notre avenir amoureux, quand on ne fait pas du coulis de citron sur le plan de travail (…) : on se chamaille. “Avec l’âge on mûrit, d’âme et d’esprit” qu’il disait mon paternel - conneries oui !

Aurore vaut mieux que nous j’suis sûr. Tiens… En parlant d’elle… Je crois me souvenir que ma mère m’a dit qu’elle était en vacances scolaires la semaine prochaine. Je me redresse, croise les bras, fronce les sourcils. Hinhinhin. Je jubile. C’est l’occasion ou jamais de traîner mon rustre et trempé vis à vis dans un nouveau périple…

Camping, pêche ou randonnée en montagne ? Putain Jack, t’as vraiment des goûts de vieux.


in a manner of speaking
i just want to say
that i could never forget the way
you told me everything
by saying nothing
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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-08-10, 12:31

And hold your gaze There's coke in the Midas touch A joke in the way that we rust, And breathe again
musique – La seconde suivante, tu te retrouves submergé par les vagues et les lancers d'eau de l'autre côté. Tu restes bouche bée un moment, surpris par le froid de l'eau et par le geste en lui-même avant de sourire. Mais tu ne ris pas, tu n'exploses pas non plus de rage au milieu de la plage. C'est un sourire attendri que tu offres à Jack pour cette fois – tu conserves ta vengeance pour plus tard, qui sait, lorsque l'occasion se présentera. Tu te secoues les cheveux dans tous les sens avant de remonter sur le sable. La sensation des vêtements mouillés collants à la peau est l'une des plus désagréable, pour sûr.
Pourtant, son rire, il est trop beau pour le gâcher. Tu préfères le déguster, le regarder jusqu'à en crever sur place. T'es amoureux, t'es amoureux. C'est idiot, l'amour. C'est inutile, dangereux, mais bon dieu, qu'est-ce que c'est bon.

Tu ronges la maigre distance avant de lui offrir un baiser salé.

« C'est bizarre. Dis-tu entre deux embrassades avant de regarder en l'air. De se dire qu'il y a quelques mois tu me courais après en espérant me coller ton poing dans la figure. »

Tu ris, doucement. L'odeur des champs et le son du train s'éloignant au loin te semble si lointain, et pourtant. Cette course endiablée, les herbes sèches s'enroulant autour de vos chevilles, le soleil prenant ses couleurs les plus chaudes au-delà des collines, le ciel s'habillant de sa robe rosée tandis qu'un étrange cocktail d'amusement et de crainte explosait dans vos âmes. Ca t'a marqué.
Ca t'a changé.

« J'ai froid putain. Tu souffles au creux de son cou en rigolant à nouveau. T'es de corvée de me couler un bain et faire la bouffe ce soir pour la peine. »

Un clin d'oeil pour la route et tu entames le chemin du retour en l'invitant à ta suite. Le portrait aurait pu être beau ainsi, marchant le long des vagues, si seulement tu n'avais pas cette démarche de pingouin parce que bordel de merde, c'est vraiment désagréable à souhait un pantalon trempé.


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