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— cher client, j'aime l'argent // morphine

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2016-02-28, 14:35
feat. morphine
Levé à six heures pour préparer ses gâteaux et pâtisseries, il pousse des soupirs et des bâillements à s'en décrocher la mâchoire, a l'impression que chaque inspiration réduit à néant tout l'air de son petit paradis ; et pourtant les jours de repos se multiplient, les incendies l'obligent à être plus prudent. Et Nicotine grille ses clopes au bord de la fenêtre lorsque les clients s'égarent, bénit son caractère de chien qui lui a toujours permis de vivre dans le confort même sans travailler tous les jours.

Les pains au chocolat disparaissent en même temps que la caisse se remplit, que ses yeux brillent d'avidité et qu'il s'estime parfaitement capable de gérer son commerce tout seul – il en ronronnerait, si jamais son corps lui offrait cette possibilité. Sifflotant quelque générique de dessin animé en nettoyant l'entrée de sa petite pâtisserie, il écrase le mégot de cigarette dans l'unique cendrier occupant la pièce et s'écrase mollement dans l'un de ses sièges personnels, rares plaisirs qu'il s'offre une fois la première tournée terminée.

Cette journée aurait été maussade et passablement chiante, si t'avais pas fait ton entrée chez lui – si t'étais restée devant les restes calcinés de ta baraque. Et son regard pétille quand il aperçoit les mèches claires, que l'odeur d'interdit frôle ses narines et la queue qu'un pouvoir lui a affublé pour la journée frétille d'impatience. Il entend tes chaussures qui claquent sur le sol et y a toujours cette petite partie de lui-même qui rêve de te faire un croche-patte, de te voir t'étaler par terre et il sait plus si c'est pour rire ou si c'est parce qu'il en a marre que tu sois la seule dans le crâne de son bro.
L'overdose de morphine, elle est apathique.
L'overdose de nicotine, elle fait voir des couleurs qu'existent même pas.

Il comprend pas trop pourquoi il arrive pas à être le premier ; pourquoi tu le doubles alors que t'en as même pas conscience. Et ça l'agace, quelque part, ça l'fait chier que y ait toujours une touffe blanche sous le crâne de Kyo. Mais il dit rien, il se contente de sourire comme un gros teubé et de te faire payer ses gâteaux – pas assez VIP pour les avoir gratos, juste assez pour qu'il baisse le prix de 20 %. Enfin ça c'est ce qu'il dit, parce que les 20 %, il saurait pas comment les soustraire au prix de base.
Faut pas trop lui en demander, à Nicotine.

La cloche tinte, la porte s'ouvre et t'apparaît dans un claquement de tiffes pâles.

« — Salut cher client, j'aime l'argent ! » Il dit ça avec un grand rictus, le genre qui dévoile ses crocs pointus et anormaux, le genre qu'il te réserve qu'à toi parce qu'il a jamais réussi à être crédible quand il voulait faire flipper. Appuyé contre son comptoir, il glisse une sucette entre ses lèvres et t'adresse un petit clin d'oeil, indifférent à ton allure – t'aurais pu être à moitié brûlée qu'il aurait pas réagi.

Sauf que Nicotine, il sait toujours pas bien parler anglais ; il a beau avoir appris quelques phrases par coeur, s'être entraîné à prononcer correctement les syllabes, y a son accent dégueulasse qui lui colle à la langue. Et quand il essaye d'avoir l'air cool, il se trompe dans les mots, dans les prononciations – ce qui fait passer le respect qu'il inspire dans le négatif.

« — Quoi tu veux, mademoiselle ? Il ponctue avec ses appellations bien françaises, comme ils font dans les films britanniques quand ils servent le thé. Tu vas bien ? J'ai découvrir de nouveaux pouvoirs trop cools, putain. » Mais évidemment, en ce qui concerne les injures et le vocabulaire pourri, là il excelle le petit con.

Son sourire disparaît le temps qu'il ouvre la caisse – mais il revient au quart de tour quand il t'adresse son petit regard plein de fierté, le genre qui veut dire j'suis bô et qui transpire d'orgueil. Le genre qui lui va pas trop, quand on le connaît bien.
« — Alors chica, quoi d'neuf ? Ça t'dit qu'on sorte après ? J'veux trouver d'autres pouvoirs, et t'es la meilleure pour l'provoquer. »


679 mots | #48ede6 | music



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2016-02-28, 18:41
I'm waking up to ash and dust I wipe my brow and I sweat my rust I'm breathing in the chemicals
RADIOACTIVE • Une lueur, un soleil radieux qui brûle la rétine de ceux qui s'couche à l'heure où les autres se lèvent. Une nuit blanche, la tête dans le cul et une pensée éphémère qui consume son cœur comme le feu ardent à brûler son antre. Corps fondu dans le canapé, son cœur rate un battement, puis deux avant de daigner se relever. Impossible de fermer l’œil, autant sortir.

C'était, un de ces jours, pourri, un d'ces jours que Morphine détestait tout particulièrement. Ce genre de jour qui commence avec la nausée, qui vous brouille le ventre et vous noue la gorge. Une journée qui commençait avec une migraine et qui se terminerait sans doute avec la tête dans le trône, à rendre un trop-plein d'émotion quitte à cracher d'la bile. Morphine n'en pouvait plus. Chienne de vie, chien d'karma de merde. Son cœur se serre, encore, encore ; il vole et s'éclate quelque part en elle et fini en éclat de verre dans un coin d'son inconscience. Overdose. Elle a besoin d'Overdose, elle a besoin de Nicotine ; de ce trio qu'ils formaient, si unique, si riche en émotions et en sourire. Il est tôt, la jeune femme le sait, mais son corps se dirige tant bien que mal vers la salle de bain, histoire de prendre une douche et d'avoir l'air un peu moins misérable. Tête sous le jet d'eau chaude, Morphine oublie ses angoisses pendant quelques minutes, juste pendant quelques minutes, parce que dès lors que sa carcasse ne sent plus l'eau indubitable, la réalité la rattrapait soudainement.

Tu sais bien que ta vie est d'puis le début un enfer, cherche pas à avoir bonne conscience, tu commences juste à payer tes erreurs passées ; alors ne te voile pas la face.


Une envie de gerber, elle ne s'est pourtant pas mis une race la veille, c'était à ni rien comprendre. Qu'est-ce qui lui arrive ? Pourquoi est-elle autant anéantie par la perte de son appartement ? Par les événements de la ville ? Était-ce le commencement de l'enfer qui allait avoir lieu dans le futur ? Dans son passé ? Morphine est perdue et c'est une clope au bec, les cheveux trempés et le corps vidé de toute énergie qu'elle quitte la salle de bains, enfilant un jean noir, un tee-shirt assez long et un gilet dans lequel elle pouvait se fondre sans aucune once de difficulté avant de s'attacher la tignasse et de se barrer en claquant la porte. Prévenir Emily ? Ce n'était pas utile, elle était certainement sortie pour du travail ou en train de dormir, alors autant ne pas la déranger avec des broutilles.

Tu n'veux emmerder personne avec tes problèmes ; mais t'as aucun scrupule à faire chier Nicotine et Overdose avec ça ? T'es quelqu'un d'égoïste putain.

C'est vrai. Est-ce que c'était vraiment une bonne idée de se montrer aussi pitoyable, avec cette mine effroyable et ces cernes camouflés tant bien que mal par ses yeux maquillé comme ceux d'un panda ? Morphine n'en sait rien ; mais cette fois-ci, elle veut bien se plaindre ouvertement. Cette fois-ci, elle veut bien crier sa rage contre ce monde instable comme son cœur à l'humeur détestable. Morphine ne veut pas disparaître, mais son corps s'évapore encore une fois comme un mauvais rêve, comme sa tristesse se dissipe quand elle voit Nicotine bosser d'arrache pied derrière la vitrine. Une bonne odeur, un sourire remarquable sur le fasciés... Tu sais Nico', t'es quelqu'un de vachement beau, quelqu'un qu'à un sourire qui pourrait ravir et réchauffer le cœur de n'importe qui. T'es celui que Morphine à décider de venir faire chier avec ces états d'âme... C'est ce qu'elle avait prévu, mais elle agira carrément différemment une fois la porte passée. Une fois qu'elle se retrouvera devant toi et tes mots mal prononcés.

Et la porte s'ouvre devant toi Morphine et tu réapparais dans un nuage de fumée opaque qui ne semble inquiéter personne ; t'es toi aussi devenue un fantôme dans cette vie dérisoire.

Ta voix Nicotine, ta voix enjouée la sort des ténèbres et son cœur si lourd semble devenir peu à peu plus léger. Le masque était en train d'être de nouveau arboré, cacher ses émotions, encore un semblant de fierté. « Salut cher client, j'aime l'argent. » Ouais, ça c'était carrément facile à deviner, mais son visage autrefois ravagé par son air maussade retrouve de sa lueur. Toujours aussi mignon, toujours aussi enjoué. « Quoi tu veux mademoiselle ? » Intonation presque prononcée à la française, mais les mots toujours mal choisit. Elle ne peut s'empêcher d'esquisser un grand sourire et d'étouffer un rire en s'approchant et de regarder dans la vitrine ; son ventre n'est plus noué, autant se laisser tenter. « Tu vas bien ? J'ai découvrir des nouveaux pouvoirs trop cools, putain. » Plus tu parles Nicotine, moins t'es crédible, elle avait bien fait de venir te voir. Faudrait peut-être qu'elle t'apprenne l'anglais tien. « Alors chica, quoi d'neuf ? Ça t'dit qu'on sorte après ? J'veux trouver d'autres pouvoirs, et t'es la meilleure pour l'provoquer. »

Main sous le menton en signe de son comportement de perpétuelle indécise, la jeune femme leva les yeux au ciel. Parfois, elle ne comprenait vraiment à ce que tu pouvais raconter, même avec tous les efforts du monde.

Je vais bien Nico', je m'ennuyais de toi, alors je suis passée voir comment tu allais. Qu'elle lâche toujours avec son petit sourire en coin. Elle ne pouvait clairement pas te dire la vérité. Toujours en recherche d'appartement, je ne travaille pas aujourd'hui, donc je suppose qu'on peut sortir après oui. Tu finis bientôt ? Autant demander, si elle devait attendre trois heures, elle allait devoir traîner quelque part en attendant. Et toi alors ? Tu as l'air vachement en forme, il s'est passé quelque chose de bien ? Il était tout le temps, mais c'était une façon de lui demander de ses nouvelles ; que lui était-il arrivé depuis l'temps ? Et je vais te prendre un croissant et un chausson aux pommes s'il te plaît. Elle te tend un billet et rajoute à cela. Garde la monnaie, comme d'habitude.

Elle attend maintenant que tu lui serves sa commande, impatience, le ventre qui gargouille rien qu'à l'idée de manger, elle était heureuse pour le coup, parce que Morphine ne pensait pas que son ventre l'autoriserait à se sentir aussi "vivante".

Dans sa nonchalance habituelle, Morphine fait le tour de la boutique, toujours aussi éclairé, toujours autant de gaieté ; c'était un endroit qu'elle affectionnait tout particulièrement.

D'ailleurs, on devrait travailler ton anglais un de ces jours. Tu fais encore des fautes de prononciation mémorable. Qu'elle te dit avec un grand sourire sur le visage, rehaussant son chignon mal coiffé. Tu aurais un soda avec ça d'ailleurs ? Un truc à me conseiller ?

Morphine l'angoissante, Morphine la dévorante, Morphine à la douleur lancinante ; Morphine l'exaspérante. Allaient-ils voir Overdose apparaître aujourd'hui ? Elle aimerait bien... Mais elle ne sait pas pourquoi ce sentiment taraude sa poitrine.

Tu veux faire quoi d'ailleurs dehors ? Je n'ai pas bien compris. Des "pouvoirs" ? Tu parles de quoi ? Du fait qu'il soit métronome peut-être ? Aucune idée. Des fois, Nicotine était encore plus perché qu'elle. Au fait, tu as des nouvelles d'Overdose... ?

Et voilà, elle ne pouvait clairement pas s'en empêcher. Lèvre mordue, tête baissée, une sombre idiote quand elle s'y mettait.



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2016-03-12, 18:28
feat. morphine
Il a bien vu que t'allais pas bien, qu'il y avait un truc de mauvais sous ton crâne – mais il dit rien et il sait pas si c'est par égard pour toi ou juste parce qu'il a pas envie d'être pourri par une dépression qui le concerne même pas. Alors il se tait ouais, il fait comme si de rien n'était et il se complaît dans des sourires candides, des ricanements débiles et un bâton de sucette mâchonné mollement. « — Je vais bien Nico', je m'ennuyais de toi, alors je suis passée voir comment tu allais. Crédule comme il est, il y croit et son rictus s'élargit de fierté, il en frétillerait d'entendre tes mensonges. Toujours en recherche d'appartement, je ne travaille pas aujourd'hui, donc je suppose qu'on peut sortir après oui. Tu finis bientôt ? Il aurait pu te proposer de t'héberger et un million de trucs encore, te donner de la bouffe gratuite et t'ordonner de te reposer – te forcer à dormir et à arrêter d'angoisser pour rien.

Ouais, il aurait pu faire tout ça, mais il a préféré se noyer dans ton regard d'endurcie et admirer ta solidité. T'as beau être bancale et mal foutue, il a toujours eu l'impression que tu gardais la tête haute, le menton levé et les répliques acérées sur le bout de la langue. C'est ça qu'il aime chez toi Nicotine, cette solidité qu'il a jamais été foutu d'avoir, cette facilité à affronter les problèmes lorsque lui les évitait, se cachait derrière une attitude puérile pour se soustraire aux responsabilités.

— J'finis quand j'veux ma poule. Si j'aurais su, j'aurais appelé Simba. Mais j'peux toujours le faire, ehe. Le bâton se casse sur ses dents – l'idée de devoir débourser de l'argent l’écœure d'ordinaire, mais avec Simba ça a quelque chose de fascinant. Et toi alors ? Tu as l'air vachement en forme, il s'est passé quelque chose de bien ? Y a tout tes sous-entendus qui lui passent au-dessus, pas un qu'il capte et il se sent bien, bien qu'on lui pose des questions, qu'on s'intéresse à lui. Surtout quand c'est toi Morphine, t'as un truc qui lui plaît un peu trop pour qu'il se contente de t'envier. La routiiine et pleins d'clients donc plein d'argent ! Et ça, c'est le bon. » Nouveau ricanement, le genre greedy qu'il en casserait sa gorge à force de l'lâcher.

« — Garde la monnaie, comme d'habitude. Il en tomberait amoureux, le gosse – glissant le billet dans sa caisse en savourant ce profit, il te tend les viennoiseries sans que ses crocs ne disparaissent de son sourire. Ah ma belle, tu ravis mon coeur. Si Nicotine a de grosses lacunes en anglais, y a des phrases parfaites qui se perdent, des phrases qu'il a tellement pensées ou répétées qu'elles sont restées collées sur ses lèvres et qu'elles s'agrippent à ses cordes vocales comme un poison. Fait étonnant, la plupart de ces phrases sont des insultes grivoises. D'ailleurs, on devrait travailler ton anglais un de ces jours. Tu fais encore des fautes de prononciation mémorables. Tu aurais un soda avec ça d'ailleurs ? Un truc à me conseiller ? Il hausse les épaules, fait claquer sa langue contre son palais. En gros soiffard* que je suis, j'serais tenté de te proposer* de l'alcool. » Et il en rajoute des mots français au milieu de ses phrases, n'essaye même plus de fouiller dans son vocabulaire pour former des suites de mots logiques.

« — Tu veux faire quoi d'ailleurs dehors ? Je n'ai pas bien compris. Des « pouvoirs » ? Tu parles de quoi ? Le choc est rude, la chute fatale. Portant une main à sa poitrine, du mauvais côté, il pousse un soupir théâtral. Tu m'brises le coeur Morphine, moi qui comptais sur ton intelligence* ! Il éclate de rire jusqu'à ce que ton murmure presque timide parvienne à ses oreilles pointues.

« — Overdose ? Nah. Son sourire se mue en une moue ennuyée et il passe une main sur son sweat pour le lisser, après l'avoir dramatiquement serré entre ses griffes. Il a ses propres trucs à faire chica, j'ai mes propres trucs à faire et c'pas moi qui suis dans sa patrie. La poussière qu'il ramassait avec son balais se glisse dans une pelle et finit gentiment dans la poubelle, son tablier jeté sur le comptoir et il t'attrape la main, glisse ses doigts entre les tiens pour te kidnapper.

Le panneau « fermé » claque contre la porte et il t'entraîne à sa suite, susurrant quelques mots par-ci par-là. « Mes pouvoirs mes pouvoirs. J'être comme Martin Matin, j'déplace des objets un jour et après pouf ! J'être un putain de cochon. J'attends celui qui fait d'moi un phallus géant, aha. Tout en parlant, il t'attire dans une rue moins fréquentée et daigne enfin te lâcher, frappant dans ses mains avec l'entrain d'un vieux gamin. Et quand le vent soufflera, je repartiraaas.* » Il se concentre, prend une inspiration et attend de sentir l'impulsion monter, glisser dans ses veines.

« Si je change, toi m'le dire. Il veut que tu vois Morphine, que tu vois comment il change, comment son don est aléatoire. Il le veut tellement qu'il sent le feu bouillir dans ses veines, se faufiler jusqu'au bout de ses doigts. Et il ouvre les yeux. Feu. » Des flammèches, des petites étincelles rouges qui se reflètent dans ses mirettes bleues, des flammèches qu'il fait grossir en parallèle avec son sourire tout excité.

Il veut que t'oublies Overdose cinq minutes, que toi aussi tu te concentres sur lui. « Pas de fumée sans feu.* Pas de Morphine sans Nicotine, ahaha. »


943 mots | #48ede6 | * = français



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2016-06-30, 23:12
I'm waking up to ash and dust I wipe my brow and I sweat my rust I'm breathing in the chemicals
Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s'allie
- El Desdichado - Gérard de Nerval


TEARDROP • Il y a chez toi Nicotine, un côté fascinant que la demoiselle n'arrive pas à saisir. Elle ne sait pas trop comment tu raisonnes, ni c'que tu penses et c'est ça qui est le plus déconcertant, mais aussi ce qu'elle apprécie le plus en ta compagnie. Parce qu'elle ne sait jamais comment tu vas réagir et encore moins lui sortir avec ton sourire angélique et ton anglais bordélique. Et elle t'aime Morphine, elle aime ses moments passé avec toi, cette façon que t'as de lui remonter le moral, même si elle ne sait pas si tu l'fait exprès ou non. Parfois, elle à l'impression d'te gaver Nicotine, avec ses humeurs changeantes et son visage figé dans la décadence. Au fond d'elle, ça la tue d'se dire qu'elle pourrait un jour vous perdre Overdose et toi, parce que vous êtes le trio dont elle avait besoin – mais il y en a un qui est plus présent que l'autre, quelqu'un qu'elle est venue trouvé aujourd'hui & ce quelqu'un c'est toi Nicotine.

Y'a ce sourire sur ton visage qui ravit son cœur meurtri par tout ces événements néfastes ; y'a ce goût de joie dans les pâtisseries que tu lui tends et son sourire ravagé se transforme enfin, pour laisser place à un véritable sourire ensoleillé. Morphine se sent renaître, Morphine se sent revivre et ce délicieux chausson aux pommes déborde un peu, et c'est avec la finesse de ces doigts qu'elle se râcle le coin des lippes pour mieux s'en nourrir. Elle ne dit rien de plus Morphine, elle se contente de manger silencieusement pendant que tu fais ton ménage, de l'alcool tu lui avais proposé tantôt et c'est ce qu'elle attrapa alors sur le comptoir, normalement pas le cœur à boire, mais il était évident que tu avais ressentis ce besoin viscéral, presque bestial de cette envie lancinante qui lui brûle l'estomac – la dépendance. Elle s'abreuve tranquillement et à même le temps de finir son croissant et sa cannette avant que tu ne termines ton ménage ; mais voilà que la réponse concernant Overdose la plonge de nouveau dans un tourment infâme.

Pas de nouvelles, bonne nouvelles comme ont dit si bien, mais cette impression d'être abandonné seule et livrée à elle-même rongeait Morphine de l'intérieur. Elle avait besoin de ressentir quelque chose, se besoin qu'elle apportait à autrui. Elle désirait qu'on ait besoin d'elle, il fallait que ce soit le cas, ou son existence aurait été vaine. Et son cœur se serre à cette pensée fugace alors que les doigts du jeune homme s'entremêlent avec les siens délicatement avant de se lancer dans une embardée à travers les rues de la ville. Nicotine était comme ça, il l'embarquait toujours quand son cœur n'y était pas et ça Morphine avait beau le ressentir, elle ne comprenait jamais vraiment pourquoi, ni comment il faisait pour autant la comprendre ; peut-être agissait-il à l'instinct, ou peut-être pas... C'est fou, elle qui est sensé comprendre les gens mieux que quiconque pour mieux les piéger en son antre, voilà un spécimen qu'elle n'arrivait jamais à déchiffrer – la raison pour laquelle tu la fascine autant Nicotine – mais jamais elle n'oserait le dire.

Ils marchent ensemble, main dans la main un temps avant que le jeune homme ne daigne la lâcher, laissant son cœur et son corps étreint par la lourdeur du soleil et le regard pesant des gens autour. Sa parano ne l'aidait pas à rester sereine, mais elle tentait de faire abstraction et de rester focaliser sur Nicotine – Nico le charmant, Nico l'extravageant, Nico l'adorable, Nico l'enviable. Tout lui sourit, tout lui réussi, jamais malheureux, toujours heureux. C'est ainsi que te vois Morphine, elle te voit comme quelqu'un sans problème, toujour là pour l'aider à régler les siens ; mais ce n'est pas équitable, ça ne lui plaît pas. Tu lui expliques tranquillement le délire de ta métronomie et la demoiselle se sent de nouveau subjugué par tes paroles et tes minauderies, t'es quelqu'un d'unique Nicotine, ne laisse jamais personne te dire le contraire – et c'est dommage que tu ne sois pas télépathe à l'heure actuelle, car les pensées de Morphine à ton égard son vraiment magnifique.

Feu. Du feu. Le regard de la jeune femme se perd dans le brasier bleu, une couleur qu'elle affectionne tant – comme le bleu de tes yeux, ou le bleu du ciel – comme le bleu du lagon qu'elle affectionnait tant et qui à été noircit par la guerre – son cœur se serre et ton rictus la détruit, t'as beau parler français Nicotine, Morphine te comprends – parce que pour s'occuper des clients, même une enfant doit apprendre les langues ; toutes les langues. La gorge se noue. Les lèvres se crispent. Les doigts craquent. Le cœur se braque. Pas de fumée sans feu, pas de Morphine sans Nicotine, que tu dis... C'est cruel. Tellement cruel qu'elle en pleurerait ; mais si son cœur saigne et pleure, les larmes, elles, ne coulent pas. Sa moue pourtant montre à quel point elle se retient et sa voix se permet un petit écart avant de lâcher avec toute la franchise du monde.

C'est cruel Nico'... Cela veut dire que sans toi je ne suis rien, mais que sans moi, tu peux vivre. C'est cruel. Et elle s'arrête avant de dévier son regard et de le poser sur le ciel bleu qui s'offrait à ses mirettes un peu humide. Je veux pas que ce soit à sens unique, pas de feu sans fumée ; pourquoi les deux ne peuvent-il pas être indissociable ?

C'est dans ces moments-là qu'elle est puéril Morphine. Une enfant capricieuse meurtri, qui n'a jamais eu ce qu'elle souhaitait, ni la vie qu'elle désirait. Morphine crée la dépendance, elle ne la ressent pas ; c'est la vérité qu'elle souhaitait, mais qui a été oublié. Morphine se retrouve dépendante des autres, dépendante de toi, en manque d'Overdose et même de Nicotine. Et le ciel pleure avec elle, parce qu'elle ne veut pas avouer qu'elle pleure seule en cet instant, portant sa main à son visage de porcelaine avant de reprendre son faciès figé de poupée de chiffon brisé – visage falsifié.

C'est la faute à ta canette de bière, je n'aurais pas dû dire ça, ni même pleurer. Ne fait pas attention. Aujourd'hui, tu es feu ? Et qu'est-ce que tu vas en faire alors ? Et elle s'évapore lors de sa dernière remarque, laissant une perle cristalline dans son sillage, se cacher dans la fumée qu'elle devient pour éviter que l'on ne contemple son visage. Elle virevolte autour de toi Nicotine et murmure à ton oreille. La fumée étouffe et le feu brûle, c'est ce que tu voulais Nico', me brûler ?

Elle ne dit plus rien, il vaut mieux pour Morphine qu'elle ne dise plus rien ; parce que la situation lui échappait, parce qu'elle n'a jamais été une personne véritablement saine ; mais elle lâche malgré tout, en réapparaissant légèrement en face du jeune homme.

Pas de fumée sans feu, tu as raison Nicotine. Sans toi, je ne suis rien. Sans notre trio, j'suis vraiment rien.

Le ton enjoué employé ne va pas avec sa sentence irrévocable, mais ce n'est pas grave, elle acceptait de se livrer, parce que ce n'était un secret pour personne – que Morphine était vraiment un être mélancolique et décidément bien brisé.




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