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Media Encounter ft Menschen

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2016-02-11, 03:46
MEDIA ENCOUNTER


La dernière chose que souhaitait Ilsung aujourd'hui, c'était de se retrouver dans le salon privé de la compagnie. Ce n'est pas qu'il détestait l'endroit; le blanc des murs et les détails en or sur le mobilier permettaient à la lumière de pénétrer dans chaque coin de la pièce, allégeant alors la lourdeur des chiffres et des décisions discutés ici. Mais aujourd'hui, la lumière semblait plutôt vouloir lui percer les yeux, s'enfoncer dans ses pupilles jusqu'à ce qu'elle puisse s'attaquer au fond de son crâne. Il passa sa main sur ses paupières, tenta avec bien de mal de ses masser les tempes pour dissoudre son mal de tête, mais en vain. Un énième soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'il décroisa et croisa une énième fois ses jambes. Ce mouvement lui fit prendre conscience de l'inconfort du sofa dans lequel il était assis. Il demanderait à ce qu'ils soient changés.
Mais il fallait se rendre à l'évidence. Ce qui créait réellement toutes ces sensations d'inconfort chez Ilsung n'avait rien à voir avec son environnement. Le mal venait de l'intérieur, du quartier général de son corps. Son cerveau avait beaucoup travaillé ces dernières semaines à repousser, encore et encore, ce rendez-vous qu'il ne voulait pas du tout. C'était un virus, une invasion à repousser à tout prix. Et là il contemplait son échec, assis dans cette salle trop claire pour le nuage noir dans lequel il baignait.
Il allait avoir affaire à un plaignant. Un GROS plaignant puisque celui-ci n'a pas lâché l'affaire durant des mois. «Vous n'avez idée de l'enfer que c'était...» lui avait confié une des réceptionnistes qui avait, par hasard, répondu à la plupart de ses appels. Il y avait aussi eu des lettres, des dizaines et des dizaines qui ont été détruites dès que les yeux s'étaient posées sur les premières lignes. Les réponses étaient automatisées, un copier-coller d'un texte barbant demandant à ce que les plaintes soient redirigées. Rien de très glorieux pour eux, effectivement. Mais s'ils avaient vraiment mieux à faire, était-ce réellement de leur faute?
Ilsung décroisa encore une fois ses jambes pour se resservir du thé en attendant son opposant. Il regarda le siège vide qui lui faisait face. Seule une petite table en bois les séparerait, agrémentée de la théière, des tasses et des couverts qui doivent l'accompagnée. Il fit tourner sa tasse entre ses mains, se souciant peu de la chaleur qui menaçait de lui brûler les doigts. Son regard était fixé sur la porte au fond de la pièce.
Pourquoi mettait-il autant de temps à arriver?
Il n'avait pas envie d'être ici. Pas du tout.
Alors qu'il se dépêche de passer le pas de la porte pour que cette conversation prenne fin le plus rapidement possible.
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2016-02-26, 18:40
part. Ilsung
“ Renegades ” Il n’arriva pas à soutenir ce regard. Regard d’acier, regard moqueur, regard perché sur la cime de sa hauteur, appuyé contre son dossier, vainqueur. Il ne parvint qu’à baisser la tête, soupirer puis tenter vainement de s’affirmer sur le sofa pesant de velours dans lequel il était installé. Il voulait partir, partir et ne jamais revenir. Oublier. Faire comme si sa plainte n’était jamais passée. Faire comme si, il y a quelques semaines, il ne s’était jamais installé devant son écran, la pensée enflammée d’un manifeste torrent. Faire comme s’il n’avait jamais eu le courage de se lever, ouvrir son clapet et s’exprimer. Faire comme si…

Embourbé dans sa grande cape écarlate, il enfonça davantage la tête entre ses frêles épaules, chargées de son épais fardeau. Il osait encore, après maints échecs, réfléchir à sa réaction démesurée ayant outrepassé les frontières de ses capacités. Il osait encore tenter la vaine compréhension de ce qui l’avait poussé à s’élever. Lui qui, depuis son arrivée en cette existence, n’avait eu que de plaisir dans ses lourds silences. Accroupi sur le siège, le dos voûté, refusant de toucher ce plancher si blanc, si éclatant, de peur d’en souiller la pureté économique de ses pieds satyriques, il promenait son regard voilé en direction des grandes vitres illuminées. Peut-être qu’en travers des quelques particules de poussières, il arriverait à trouver la réponse à sa terrible question qui l’avait fait tourner comme un pauvre hère.

• • •

Trente minutes. Une demi-heure. Une parcelle de temps.

Trente minutes de hantise aux pieds du faramineux bâtiment. Bâtiment engorgé, engorgé de notoriété, encapuchonné dans sa grande sphère médiatique, léchant les pieds d’un gouvernement erratique. Il avait erré comme un mendiant près des marches élitistes de l’avenir, cherchant un quelconque moyen de braver la phobie qui, encore une fois, lui entravait la gorge. Dieu absent seul savait comme il s’hérissait de peur à l’idée de discuter avec un étranger. De quoi aurait-il l’air ? Entre ces murs designés, ces complets mesurés ? Sûrement d’une lavette desséchée. À cette idée, par plus d’une fois, Menschen eut voulu prendre la poudre d’escampette, s’intoxiquer, s’envoler, disparaître sous sa cape vermeil, suante de stress, d’angoisse réprimée.

“ Rien de bien méchant, rien qu’un costard cravate en travail médiatique. Rien que ça. Juste ça. Faut quand même pas que tu en crèves sur place… Pou ça... ”

Pourtant il avait senti son corps se liquéfier, une crème glacée trop longtemps restée au soleil, fondue sur le trottoir médiatique, éclaboussée par les pieds des élites politiques. Fin paradoxe. Fin ironique. Faiblement protégé par son masque sombre, les yeux cachés et la bouche enfermée, Menschen ressemblait à un condamné, hésitant entre la mort tranchante et l'emprisonnement aliéné.

Un souffle. Une respiration.

C'est ça. Vas-y. Respire.

Le premier pas lui sembla si héroïque qu'il dût s'arrêter de nouveau afin de prendre le temps de réaliser le courage qu'il venait de développer. Prochain niveau débloqué. Pourtant, le temps qu'il perdait à terrasser son Antée ne l'aidait guère à braver les intempéries technologiques. Pas le choix. Il engloba aussi vite qu'il le put les marches du bâtiment, refusant opiniâtrement de lever ne serait-ce qu'un regard. Pas de bienséance, son énergie se centrait sur le courage qu'il soulevait à gravir le temple médiatique. En finir. Au plus vite !

• • •

Le temps comptait. Tic. Tac. Tic. Tac. Menschen tapotait de ses pieds voilés le velours du fauteuil, mains apposées silencieusement sur ses genoux, fixant son regard sur le thé servi avec goût. Blanc, léger. Menschen cachait sa joie derrière ses airs névrosés. Entre la discussion politique et la dégustation mirifique, le biologiste avait un dilemme qui, il en était persuadé, allait causer sa perte. Si celle-ci n'était déjà pas entamée. Il se fichait de savoir s'il sapait de sa présence l'horaire si précieux de la firme, mais penaud, Menschen se renfonça derechef dans le fauteuil. Ailleurs. Il voulait perdre son temps ailleurs. Sa voix, cassée, douce et hésitante s'exhorta à un semblant d'explication devant sa piètre performance, mais dieu absent savait ô combien le jeune homme se fichait de l'impression qu'il pouvait donner. Tant qu'elle ne lui collait pas à la peau comme son passé.


“ C'est... normal. Je ne supporte pas franchement les... les... discussions d'ordre social. Si... vous aviez pu être un... un androïde, je me serais senti fort aise, oui. Ça ne veut pas dire... cependant... que je vous reproche votre constitution humaine, non, non... ”

Du thé. Oui. Comme il n'arrivait pas à se rendre crédible, autant noyer sa peur dans le thé. Une drogue comme toutes les autres. Menschen gesticula méthodiquement, posant dans le silence et la lumière un premier pied sur le sol, avec une attention soignée à ne pas tomber. Dieu absent qu'il exécrait toutes ces immondices pures, rehaussées de richesse qui le faisaient se sentir si opprimé. Ayant un appui fort vraisemblable, il tendit le corps vers l'avant, fit pivoter la tasse devant lui de sorte que l'anse lui soit accessible et reprenant sa position fœtale, il huma avec bonté la douce fragrance du thé.

“ Je ne suis pas un androïde si... si ça peut vous rassurer. Juste... juste victime d'une... phobie sociale aigüe. Pardonnez-moi mon retard, c'est qu'il m'a fallu une demi-heure pour... pour arriver jusqu'ici et... une autre demi-heure afin d'expliquer une... ”

Regard fuyant. Menschen tapota distraitement la paroi lisse de la petite tasse.

“ ... Intoxication involontaire d'un de vos employés. ”

Raclement, roulement, il échauffa malencontreusement sa gorge, se ratatinant de plus bel sur le fauteuil élitiste.

Il arriva, cette fois-ci, furtivement, comme un froissement d'aile, à vriller durant une fraction de seconde son regard dans les yeux de son interlocuteur.

Ce qu'il avait l'air lamentable face à cette grandeur altière...


Media encounter

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2016-03-04, 19:10
Il n'avait pas envie d'être ici, pas du tout, et à en juger par la tête du plaignant, lui aussi aurait préféré se trouver ailleurs. «Pourquoi avoir tant insisté pour qu'une rencontre ait lieu alors?» se demanda-t-il amèrement. Il fallait être une espèce de masochiste pour décider de se faire chier comme ça et assez égoïste pour faire perdre le temps des autres. Comme si les soixantes minutes passées seul dans ce divan à poireauter ne suffisaient pas. Qu'était cet être enveloppé dans une cape rouge? Une diva? Il croyait qu'il pouvait disposer du monde à sa manière, le contrôler à la baguette?
Plus Ilsung y pensait, plus il bouillait. Son corps lui ordonnait de foutre le camp. Sa bouche brûlait d'envie d'ordonner à l'autre de reprendre un rendez-vous dans trois, quatre, six mois - non, bon débarras! Mais il fallait rester poli, courtois, aimable. «Le visage de notre compagnie.» Quelques fois il préfèrerait demeurer anonyme et envoyer paître l'univers sans avoir à conserver un visage ouvert et sympathique, un produit de marketing.
Alors au lieu d'exprimer toute sa rage comme son être le demandait, il se contentait de lancer ces reproches par son regard... sans grands résultats. Impossible d'exprimer son mécontentement. Jamais il ne parvint à établir un contact visuel. L'autre avait le regard fuyant. Même si cela empêchait le représentant de le blâmer silencieusement, à quelque part, il finit par y trouver une sorte de contentement. Au fond, c'était comme s'il avait déjà gagné. La pauvre chose cramoisie avait peur. La conversation n'irait pas très loin. Il osait même imaginer les excuses qui lui seraient offertes dans les prochaines minutes pour le dérangement.
La chose se mit à bafouiller. Un instant, il crut que cette rencontre prendrait fin immédiatement. Il avait été trop optimiste. Au lieu de présenter des excuses ou même d'aller droit au but, le plaignant tournait autour du pot. Ilsung tenta de comprendre où tout cela allait - pourquoi on lui parlait d'androïdes? - mais cela ne lui procura qu'une ride entre les sourcils et un air dédaigneux. Une perte de temps. Il n'en avait rien à faire de cette phobie sociale. Il n'en avait rien à faire de ses excuses pour son retard (même si à quelque par il les désirait). Il n'en avait rien à faire de l'intoxication de-
«Pardon?»
Choqué, il toisa longuement la cape rouge. C'était sérieux? Un de ses employés a été intoxiqué? Et on n'avait pas cru bon de l'informer? Est-ce qu'il risquait sa vie à avoir cette conversation-ci..?
Qu'importe, qu'importe. S'il demeurait à une certaine distance, il ne devrait rien risquer. Du moins, il l'espérait. Peut-être qu'il devrait faire entrer un agent de sécurité. Juste au cas. Mais bon, il ne fallait pas que le plaignant se sente menacé non plus. Ça ruinerait la discussion. Choisissant de passer outre, il attrapa une pile de feuilles et les consulta brièvement. Il s'agissait là de quelques-unes des plaintes de Menschen. Aucune d'entre elles n'avaient été prises au sérieux. Aucune d'entre elles n'avaient été lues jusqu'à la fin. Ilsung soupira. Il aurait du. Mais de toute façon, il serait en mesure de régler ça sans trop de problèmes. Il en était sûr. Il reposa le dossier et joint les mains sur ses cuisses.
«Bon, d'accord. Je ne crois pas que vous avez pris tout ce temps seulement pour intoxiquer un employé et venir vous excusez...» C'était plus fort que lui. Les reproches devaient transparaître. Il voulait lui rappeler qui était responsable de cette rencontre. Il jetait tout le blâme sur la victime quoi. «Allons droit au but. Qu'espérez-vous de cette rencontre, monsieur?»




I'm not sorry.

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