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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-02-13, 18:54

TOUCHING YOU MAKES ME DIE INSIDE

carbone x hannibal

M U S I Q U E

J'ai la gorge comme un rasoir et le coeur qui chavire. « Je t'aime aussi, Jack. » Ce n'est pas du jeu Hannibal, tu gagnes encore une fois... Il me l'a dit avec tant de calme et de profondeur que je culpabilise de m'être montré si enfantin. J'ai envie de mourir. Je me sens plus mou qu'un loukoum et plus rouge qu'une fraise. Vraiment, ce n'est pas du jeu.

Heureusement que sa plaisanterie dissipe la gêne de ce moment. C'est pourtant là que je me rends compte que j'aurais aimé qu'il perdure un peu plus. J'aurais aimé me le répéter encore et encore, son je t'aime. Je suppose que ni lui, ni moi, ne sommes très doués avec ce genre d'aveu au final.

Je me déride et étouffe un rire un peu moqueur, mimant une grimace dépité. Plus seize ans hein ? J'suis pas sûr que dans le fond, nous avons pour autant la trentaine...

Oh j'suis triste, moi qui espérais que tu me ferais un massage avec du chocolat...

Pas le temps de poursuivre mon petit manège qu'il s'attaque à mon cou. Je frissonne et me plaque instinctivement plus à lui. L'une de mes jambes remonte en amont dans les siennes. « Voilà. Y avait un peu trop de peau. » Je fronce les sourcils. Il m'embrasse. Je les fronce un peu plus. Ma moue se fait boudeuse - mais j'crois que c'est juste un moyen de rire un peu plus de la situation.

Tu mériterais que je t'en fasse un sur chaque joue. Il aurait fier allure ainsi le chef de gang !

Je recouvre mon sourire malicieux et colle mon ventre à ses flans. Ah ... Mh. Il n'y a pas qu'entre mes cuisses qu'un certain liquide s'est écoulé. J'avais oublié le mien. N'y pense pas, n'y pense pas. Putain, c'est embarrassant.

Je ravise mes pensées et à l'écoute de mon pseudonyme, esquisse un rictus amusé. Des écharpes... des cols roulés oui. L'idée même qu'Aurore puisse nous voir aussi tachetés me fiche une peur bleue. Je serais incapable de lui sortir une bonne excuse !

« Le meilleur dans tout ça c'est que je ne pense plus à elle. C'est... C'est étrange. J'suis comme libéré d'un poids. C'est juste toi, maintenant. » Je plonge mes yeux dans les siens et mon palpitant loupe un battement. J'ai la désagréable sensation d'être un voleur, d'être cruel. Je l'arrache à Ellen, à sa pensée, et j'en éprouve plus de joie encore. Je ne pensais pas pouvoir en éprouver autant à vrai dire. C'est du fait de celle-ci que je me sens voleur et cruel.

Le libérer d'un poids oui... Certes. Mais... Mais. Oh Jack, vis pour toi, pour vous, arrête de vivre pour les morts.

Je n'ai rien à lui répondre. Lui dire merci pour ton amour serait trop faible, trop plat. Alors je l'embrasse sans perdre une seconde. Avec passion, fougue. Je n'en respire plus. Je souhaite le dévorer entièrement. Ses lèvres, sa langue. Je les consume. C'est bon, trop bon. Je pourrais ne jamais m'arrêter. Et cette chaleur qui revient bercer mes entrailles, et ma peau qui s'habille d'épines. Il m'électrise. Puis le baiser se meurt et mon souffle s'épuise.

« Comment tu te sens ? »/i]

Il ne fait pas référence à mon état physique. Je le devine aisément. J'avale ma salive et espace légèrement notre proximité. Comment je me sens par rapport à [i]Marie
, par rapport à nous ? Je détourne mon regard et fixe un point invisible sur le mur face à au lit. Comment je me sens... Étrangement, j'ai besoin d'une cigarette. J'allonge mon bras libre vers la table de chevet et tâtonne en quête d'un paquet. Trouvé ! La seconde suivante, la tige longiligne se consume à mes lèvres.

Je n'ai pas franchement envie d'y penser et d'en parler. Mais je le lui dois. Il s'est confié, sans détours ni artifices. Et je sais combien il lui est difficile d'exprimer ses émotions. Un point commun, assurément.

Alors, calmement et après avoir mis de l'ordre dans mes pensées, je réponds.

Je ne veux pas t'empêcher de penser à Ellen... Mais ce serait te mentir de dire que dans le fond, c'est tout de même ce que je souhaite. Je suis égoïste Hannibal...

Je marque une pause et me noie un peu plus dans mes songes.

L'amour que j'éprouve pour toi, s'il est aussi fort que celui que j'éprouvais pour Marie, a l'avantage d'être plus... Mh... salvateur.

J'expire une bouffée grisâtre et me retourne à sa rencontre. J'ai tant de tendresse pour ses yeux.

Marie était dépressive. Il lui arrivait parfois de me battre ou de chercher à se tuer. C'est en partie de ma faute si sur la fin, sa violence prenait le dessus mais... Je tique, je ne suis pas prêt pour faire face à mes tords. Ce que je veux dire c'est que cet amour nous détruisait plus qu'il ne nous rendait heureux.

Avec toi, c'est le contraire. Je ferme les yeux et ma respiration prend le rythme de la sienne. J'ai l'estomac un peu noué.

Je suis libéré d'un poids aussi tu sais. Grâce à toi, j'ai de moins en moins de mal à me souvenir d'elle de manière positive. Elle appartient au passé, plus question qu'elle me hante... Ce qui compte, c'est nous. Ce que je veux chérir, c'est toi.

Et sur ces mots, je m'octroie le privilège d'un nouveau baiser.


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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-02-13, 19:44

I never meant to start a fire, I never meant to make you bleed, I'll be a better man today
musique – Jack s'ouvre à toi peu à peu. Vous n'étiez pas de grands bavards, pas sur vos passés. Vos têtes sont pleines de secrets et tu as beau le côtoyer depuis des jours maintenant, tu réalises que tu n'sais rien de lui – même pas son nom de famille. Tu ne peux pas le cacher : tu te sens heureux à l'idée de l'entendre se confier. Fut un temps où tu n'étais pas un grand confident, bien au contraire, tu es aussi expressif qu'une huître alors consoler la tristesse d'un autre ou être de bons conseils ne fait pas parti de tes cordes. Pourtant avec lui, tu sens que tu peux le faire car chaque mots a son importance. Ils restent ancrés dans ta tête et tu espères que sa voix puisse résonner ainsi pour toujours. Il te conte l'histoire de Marie et de ses violences, envers lui, envers elle. Ton cœur se serre un peu et tu n'es pas sûr de comprendre ce qui l'a poussé à rester à ses côtés malgré ce qui la hantait. L'amour. C'est ce qu'on te répondrait. À y réfléchir, Jack pourrait être au fond du trou que tu resterais accroché à lui comme à ta bouée de sauvetage dans l'espoir de vous en sortir tous les deux. Mais il n'y a jamais de gagnant avec la dépression, n'est-ce pas ? Tu l'ignores, dans tous les cas. Le seul cas particulier auquel tu as eu à faire, ce sont les crises comportementales ambiguës de Faelan – la dernière remonte à sept ans, peut-être. Il s'est passé beaucoup de choses dans ta vie, il y a sept ans, quand tu y repenses.

Ta poitrine se réchauffe un peu plus quand tu découvres que l'amour que tu lui portes est le plus sain des deux. Tu as du mal à y croire mais cela a le mérite de t'arracher un sourire – accompagnant son baiser. Plus sain ? Il y a deux jours, vous vous battiez au milieu du désert. Et il suffit de regarder ta main bandée pour s'en rappeler. Mais peut-être que c'est vrai. Peut-être que parce que tu n'es pas dépressif tu pourras t'en sortir et amener Jack sur la route du bonheur également. Tu as envie d'y croire, sincèrement. Ce que je veux chérir, c'est toi. Tu hoches un peu la tête, un moi aussi discret et timide. Tu joues avec l'une de ses mèches violettes. Tu n'oses pas le lui dire mais s'il veut vraiment s'enlever Marie de la tête, peut-être devrait-il, eh bien, se débarrasser de cette coloration ? Tu n'as pas de solution miracle, on oublie jamais un être aimé.

« Je ne sais pas comment tu as fait pour rester toutes ces années comme ça. »

Tes doigts relâchent sa chevelure et vont effleurer les différentes cicatrices sur son torse. Tu frissonnes d'effroi à l'idée que certaines puissent être l'oeuvre de sa femme. Si Ellen avait fait ça.... Tu ne sais pas ce que tu aurais fait. Elle était tellement intelligente et tellement maline qu'elle t'aurait touché le cœur.

« Je suppose que c'est le chose que personne ne peut comprendre de toute façon. Tu fais des cercles invisibles sur sa peau avec ton index. Mais si on peut sortir de cette impasse tous les deux alors... Faisons-le. »

Tu es prêt à laisser Ellen derrière toi, sans remords. Ce sera long et fastidieux mais tu sais qu'un jour, tu n'auras plus à désirer une bouteille d'alcool pour noyer ton chagrin. Et quand tu y repenses, tu n'as pas touché au rhum depuis l'autre jeudi. Tu n'as même pas goûté à la bière qu'il t'avait offert un peu plus tôt, tu te sens presque fier.
Doucement, tu lui prends la cigarette des doigts et l'apporte à tes lèvres. Ca non plus, tu ne comprendras jamais. L'addiction à la nicotine. Tu essayes, pour essayer d'assimiler la chose. Tu tires une latte et ta gorge te pique, tu te retiens de tousser.

« Elle fumait tout l'temps aussi. Ses baisers avaient un goût de clope, c'était dégueulasse et elle ça la faisait rire de sentir la mouffette. »

Tu ris, un peu. Tu n'es même pas triste en y repensant. Tu lui redonnes la tige sans une once d'hésitation. Pourtant la dernière fois que tu as fumé, c'était...

**

Ton coeur bat si fort. Ca te fait mal, tellement mal. Tu es assis dans un coin de la pièce. Tes yeux sont asséchés, tu n'as plus la force de pleurer. Ta gorge est nouée, tu ne peux même pas hurler. Tu es d'un calme déconcertant mais il suffit de s'approcher un peu de toi pour constater qu'un regard mort résulte de tes actes.
Tu caresses sa joue. Elle est froide, tellement froide. Ses paupières sont grandes ouvertes. Elle semble te regarder. Mais il n'y a plus rien. Son étincelle s'est évaporée. Tu as des nausées, encore. Mais tu as déjà vomi tout à l'heure. Il n'y a plus rien dans ton estomac. Plus rien dans ta tête. C'est le néant le plus total.
Tu ramènes un peu plus son corps mort contre toi et la berce. Tu abaisses enfin ses paupières et cette expression effroyable finit par s'apaiser. On dirait qu'elle dort. Tu la trouves belle.
Ta main longe sa hanche, tu peux entendre quelques gouttes de sang encore s'étaler sur le parquet. Plic. Plic. Quelque chose coupe ton chemin, c'est carré. Ses cigarettes. Tu les sors. Elles sont rouges. Tu en prends une et abandonnes le reste du paquet. Tu veux goutter à la saveur de ses lèvres une dernière fois et tandis que l'extrémité s'éclaire, tu peux voir les gyrophares par la fenêtre danser.

Ils sont là.

**

« Bon, chéri, fais-tu d'une voix mielleuse pour le taquiner un peu, t'as des gâteaux à finir. Et toi ? Oh tu ne veux même pas y penser. J'espère au moins qu'ils sont nombreux parce que ta gamine va finir obèse et te le reprocher le restant d'ces jours. »

Tu ricanes un peu. Tu n'as jamais été plus motivé que maintenant. Tu as bien envie de rester te prélasser dans le lit mais tu te sens déjà piquer du nez – oui, tu appartiens à ceux qui s'endorment après l'amour. Tu balances les draps jusqu'à vos pieds et essayes d'oublier le fait que vous êtes nus – toi qui est d'un naturel pudique. Mais tu n'as pas le choix, sinon Jack ne fera pas l'effort de se lever non plus. Tu quittes le matelas et tires ton compagnon par le poignet pour qu'il en fasse de même. Tes paumes caressent ses épaules et tu restes le dévorer du regard encore un moment. Puis, tu craques, tu l'enlaces. Tu n'arrives plus à te défaire de la chaleur de sa peau.

« Et puis si on ne se bouge pas, d'ici une heure c'est toi que j'aurais envie de bouffer... Alors, au boulot. »



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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-02-14, 04:17

I'M TALKING ABOUT FREEDOM FOR YOU AND ME

carbone x hannibal

M U S I Q U E

Je l'écoute et plonge dans une transe tendre et silencieuse. Sa voix a les consonances de ces berceuses d'antan, de ces berceuses qui nous assurent que le sommeil est salvateur et que le réveil se fera en douceur. Je ne fais que me répéter mais j'aimerais tant fondre en lui. Je n'ai jamais autant désiré fusionner avec quelqu'un, pas même avec Marie.

Qu'elle m'acquitte de l'égoïsme avec lequel je l'ai aimé et la lâcheté avec laquelle je l'ai laissé dépérir. Sans doute ne me le pardonnerais-je jamais mais puis-je trouver en Hannibal un havre de paix. Il n'y a pas besoin de prier Dieu pour qu'à notre mort, on s'abandonne au Paradis. Le mien est peut-être fou, à nos images, mais je l'ai et vivant, je m'y repose en cet instant même.

« Mais si on peut sortir de cette impasse tous les deux alors... Faisons-le. » Nous le ferons et du mieux que nous pourrons. Je me le promet, moi qui ne fais jamais de promesses, et ne faillirais pas à le tenir. C'est inutile et illusoire d'espérer oublier totalement, autant pour lui que pour moi, notre premier amour. Le mien m'a marqué, le sien l'a enchaîné.

Avec tout l'optimisme du monde, jamais je ne pourrais admettre que mes plaies se refermeront totalement. Mais avec tout l'optimisme du monde et tout son amour, elles auront au moins le luxe de ne plus m'êtres douloureuses.

« Elle fumait tout l'temps aussi. » Je l'observe tirer sur ma cigarette. Il resemble à un adolescent s'y essayant pour la première fois. Mes songes s'estompent et je ris. Il l'a mentionné sans regret et sans tristesse. Je l'admire. Non, je l'aime encore plus. J'ai peine à croire qu'un tel sentiment puisse grandir sans jamais s'arrêter et pourtant. Il va falloir que je m'y fasse.

Je le devine perdu dans ses pensées et j'en profite pour glisser mes lèvres sur ses clavicules. Tout comme je ne me lasserais jamais de sa peau, je ne me lasserais jamais de faire l'amour. Il n'aura suffit que d'une fois pour que déjà je l'en définisse comme drogue. Une dépendance, voilà ce qui résulte de nos ébats.

« Bon, chéri... » Sa plaisanterie, si c'en est bien une, m'arrache à mes envies coupables et je clos mes lèvres au seuil de son cou. Évidement, je ris à nouveau. Il a le chic pour me pousser dans mes retranchements de malice. Je lui pince les joues, comme il le fit plutôt aux miennes, et étouffe un râle bougon lorsque je sens la couverture nous abandonner.

Je ne veux pas quitter le lit mais, ai-je le choix ? Visiblement non. Il me tire par la main et mon regard tombe sur son dos, ses reins, ses fesses...Nous sommes nus. C'est embarrassant et à la fois plaisant. Il est beau.

« Et puis si on ne se bouge pas, d'ici une heure c'est toi que j'aurais envie de bouffer... Alors, au boulot. » J'hausse un sourcil, peu désireux de reprendre la cuisine, quand bien même il le faut. Son étreinte m'incite juste à plus de caprice.

D'ici une heure mh ? Pas avant ?

Mes doigts glissent le long de son échine et j'embrasse son menton avec délicatesse. Mes baisers papillons se poursuivent sagement jusqu'à mourir aux racines de sa jugulaire.

Je suis vexé.

Mes pupilles s'animent et mon sourire s'élargit. De son échine, mes doigts serpentent jusqu'à son ventre. De sa gorge, mes lippes tombent jusqu'à ses flans. Avec une lenteur calculée, je m'abaisse et mes gestes me suivent. Leur finesse n'a d'égal que mon souhait de savourer un peu plus la nuit naissante.

Dans sa descente, ma bouche épouse chaque parcelle ingénue de sa peau. Mes paumes effleurent ses courbes rondes, ses cuisses. Je n'ai plus assez de gêne pour empourprer mes joues, plus assez de retenue pour entraver ma tendresse.

Avec une infinie douceur, mes lèvres frôlent les contours de son intimité au contraire de mon souffle qui s'y écrase avec envie. Quelques instants encore je lui accorde tous mes égards. Puis, j'entame l'ascension, le chemin inverse et cette lenteur calculée ne me quitte pas.

Lorsqu'enfin je me retrouve à la hauteur de son cou, c'est de ma langue vagabonde que je termine le chemin me séparant du baiser que je désire. Je le savoure avec une docile mesure.

Je suis vraiment vexé.

Mon murmure s'étouffe contre sa chevelure et je recule enfin de quelques pas. Je ne peux détacher mon regard du sien et mes pensées de ce souhait si véhément de fondre en lui.

Mon amour, fis-je avec une légère facétie, j'ai encore faim de toi.

Et tandis que mon sourire se vêtit de la sincérité, je rêve de ne jamais quitter ce paradis qu'est le nôtre.


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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-02-14, 12:22

Clouds are shrouding us in moments unforgettable You twist to fit the mold that I am in But things just get so crazy living life gets hard to do
musiqueD'ici une heure mh ? Pas avant ? Franchement...
Tu ne peux pas t'empêcher de rire doucement et de balancer ta tête vers l'arrière tant ses baisers parviennent encore à te brûler et ses doigts à t'électriser. Cette expression hybride entre la joie et l'excitation s'efface aussitôt que ses lèvres descendent trop bas. Ce n'est pas tant le fait qu'il puisse te voir qui te met dans l'embarras mais plutôt le fait que tu te sentes un peu sale, tout de même. Vous veniez quand même de... hm, voilà. Tu caresses ses cheveux et oses à peine le regarder. Tu abaisses les paupières un instant et prends une grande bouffée d'air pour contenir ton excitation. Attendez.. Excitation ? C'est possible, encore ? Tu te pensais à bout de force il n'y a même pas une quinzaine de secondes ? Jack, tu es vraiment un mystère.
Mais à peine commences-tu à te laisser bercer par la danse de ses lèvres et de ses mains qu'il remonte jusqu'à toi, une moue de déception se dessine alors. Néanmoins elle est très vite chassée par le meilleur des remèdes : ses yeux plongés dans les tiens. Mon amour, tes lippes s'étirent et tes joues se creusent, j'ai encore faim de toi.

« Tu es increvable... ! »

Fais-tu dans un soupir faussement désespéré. Tu frottes ses épaules et lui baises le front doucement avant de reprendre : « Tu vas me tuer ahah... mais comment lui résister ? Ok mais d'abord : douche. » Tu t'apprêtes à le prendre dans tes bras mais au moment où tu rapproches ton corps du sien tu constates que tu es encore... Ah mais merde ! Tu le contournes et t'empresses de lui tourner le dos, le rouge aux oreilles. « Tu viens ? » En vérité, tu ne lui laisses pas trop le choix puisque tu lui tiens le poignet.

Vous parvenez jusqu'à la salle de bain et tu pousses la porte battante de la douche et la refermes aussitôt. L'eau dégringole sur vos épaules et tu souris – presque niaisement – en te rappelant ce qu'il s'était passé la dernière fois ici. Tu passes une main sur ton visage pour dégager les gouttes qui tombaient devant tes yeux avant de lancer :

« Puis apparemment tu aimes bien me mater sous la douche, pervers. »

Tu pouffes de rire et tu te sens presque coupable de te moquer de lui ainsi. Il faut dire que cet instant est resté gravé dans ta mémoire, surtout avec l'érection que tu t'es tapé toute la soirée à cause de ses conneries.
Il est amusant avec ses cheveux trempés qui épousent les traits de son visage et de son cou. Ca lui donne un air presque inoffensif – tu n'oses pas le penser sexy ou tu n'arriveras pas à te contenir. Tu le dégages de quelques mèches pour mieux le regarder – ou peut-être est-ce juste un prétexte pour pouvoir le toucher un peu plus.

« C'était quoi ton excuse déjà ? Tu lèves les yeux au ciel, l'air pensif, Le chat, hein ? »

Dans ce qui est vraiment trop bon avec Jack il y a lui faire l'amour, et le taquiner.



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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-02-15, 00:47

I'M TALKING ABOUT FREEDOM FOR YOU AND ME

carbone x hannibal

M U S I Q U E

J'ai beau faire au mieux pour dissimuler mon sourire victorieux, je suis sûr qu'il se voit malgré tout. C'est que mes efforts ont été récompensés, Hannibal m'entraîne sous la douche. Le sujet a changé, il n'est plus question de gâteaux à finir et de cuisine à nettoyer. Ce que j'espérais entre autre.  

Intérieurement, j'ai le faciès d'un enfant à qui on vient d'offrir un gigantesque paquet de bonbons, extérieurement... Extérieurement c'est pareil. Je glousse. Jack t'as perdu en maturité...

Il est vrai qu'en un sens, ce soir, je suis increvable. Je m'en étonne moi-même. À supposer que la fatigue me tombe dessus inopinément, je cesserais mes attaques malicieuses. Tant que ce n'est pas le cas, je compte en profiter.

Alors quoi ? S'attendait-il réellement à ce que je reprenne sagement le cours des choses ? Après qu'il se soit confié, que je me sois confié ? J'ai quatre années d'abstinence sexuelle et amoureuse à rattraper. Qu'il s'y prépare. On non, j'ai encore envie de glousser. Merde, y a vraiment un truc qui cloche avec moi depuis quelques minutes. J'ai les lippes jusqu'aux oreilles et le regard pétillant.

Sans le quitter des yeux, je m'empresse de me glisser derrière la porte plastifiée de la douche. C'est fou ce qu'un peu d'eau sur la peau et les cheveux pour rajouter en érotisme à l'atmosphère. Je sens le feu gravir les pans de mes joues et tandis qu'il me sourit, je tente au mieux de contrôler mon bas-ventre.

« Puis apparemment tu aimes bien me mater sous la douche, pervers. » Il pouffe. J'hausse un sourcil, la moue boudeuse. Il semble prendre un malin plaisir à me taquiner dès que l'occasion se présente. « C'était quoi ton excuse déjà ? Le chat, hein ? » Ma moue se déride malgré moi et je pouffe à sa suite. Si c'est toujours quelque peu gênant, je ne reste jamais vexé plus d'une minute.

Soit...J'assume.

Je troque mon habit de victime moquée pour un sourire taquin et glisse mes mains derrière son dos. Non sans une douceur voilée d'envie, je le colle à moi. C'est agréable de sentir l'eau s'insinuer entre le peu d'espace que laissent nos peaux soudées.

Mais qui aguiche le pervers mh ?

Sur ces belles paroles, j'étouffe un rire goguenard et fonds enfin sur ses lèvres. Ni retenue, ni pudeur, je l'embrasse à pleine bouche et le pousse contre la paroi transparente. J'ai, pour être honnête, bien moins envie de me laver que de le dévorer...

Sa langue est brûlante. Je n'arrive pas à m'en défaire, c'est une putain de drogue. Et bien évidement, mon entre-jambe n'est plus enclin à se la jouer discret. Comme si je m'en souciais encore. J'ai le sang en ébullition et le rythme cardiaque qui m'interprète une symphonie. Petit à petit, je retrouve l'extase dans laquelle je baignais quelques heures plus tôt.

Sauf que cette fois, je ne ne prendrais pas.

Hannibal, tu me fais confiance ?

Au vu de mon ton et de l'expression qui l'accompagne, pas besoin d'être devin pour deviner que je lui demande son accord. C'est que malgré mon éprouvant désir, j'ai l'appréhension d'un refus qui se tapisse dans un coin de mon esprit.

Sans réellement attendre sur sa réponse, je me permets quelques fantaisies. L'ascenseur sensoriel de tout à l'heure, je le réitère avec la même lenteur et tendresse. Mes baisers descendent un à un le long de son cou et suivent le tracé des filets d'eau. Or, plutôt que d'effleurer son intimité, je lui offre l'appétence de mes lèvres. J'ai l'estomac à la fois chaud d'excitation et noué de gêne.

Mes paumes épousent le plat de ses cuisses et ma bouche se fait toujours plus audacieuse. Puis, non sans timidité, je l'ouvre et l'accueille. Son sexe. Si je m'arrête ne serait-ce qu'une seconde pour y songer, je risque de mourir de honte. Alors je ne me concentre plus que sur l'envie de lui donner du plaisir, autant qu'il m'en a donné, autant qu'il est possible d'en éprouver.

Avec une langueur extrême j'entame de premiers vas et viens. Ma langue bute sur sa peau, en détoure les veinures. Mes soupires se noient dans ma gorge, incapables de s'échapper. C'est bon. L'eau se mêle à ma salive et je le sens glisser, frôler mes dents. Il est dur. J'en deviens fou. J'accélère légèrement la danse et - je ne sais pas ce qui me prends - j'ose un regard sur ses yeux.

Et s'il me trouvait abject ? Oh Jack, pitié.


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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-02-15, 01:46

i want you to want me
musique – Ces baisers, ils pourraient te tuer. Tu les aimes à en perdre haleine, à en avoir mal à la langue, à la mâchoire. Tu le serres contre toi un peu plus fort et ton dos rencontre la façade de la douche. Elle est encore un peu froide mais cela ne t'empêche pas d'apprécier un peu plus votre étreinte, votre embrassade, votre petit cocon personnel. Il n'a pas tort ; tu l'aguiches. Depuis quand joues-tu à ce petit jeu là ? Peut-être que tu avais déjà commencé bien avant que tu ne le réalises. Tu te souviens de la première fois où tu es venu chez lui, outre l'épisode de la douche, chaque geste et mot étaient maladroits et tendancieux. C'était il n'y a pas si longtemps, quand tu y repenses... Quelques jours seulement. Et pourtant tu as l'impression de l'avoir embrassé et aimé ainsi toute ta vie. Jack est un remède inespéré face à toutes les plaies grandes ouvertes, encore sanglantes, qui t'habitaient jusqu'à ce que tu croises ses grands yeux clairs.

Hannibal, tu me fais confiance ?
Tu lèves les yeux au plafond et tu sembles presque hésiter sur le moment. Voyons voir... Il t'a poursuivi sur un train. Il t'a passé les menottes. Il t'a défoncé la mâchoire et les côtes plus d'une fois. Il t'a hurlé dessus. Il t'a pourchassé.
Oui. Oui tu lui fais confiance.

Néanmoins tu n'as même pas le temps d'ouvrir la bouche que tu sens ses lèvres dégringoler le long de ton buste. Tu frémis à chacun de ses baisers qui se mêlent à l'eau et tu fermes les yeux – prétextant de te prendre l'eau dans la figure, tu n'oses pas avouer que c'est tout simplement pour mieux apprécier ou juste mieux te concentrer pour ne pas laisser échapper un quelconque son embarrassant.
Tu étais préparé à beaucoup de choses mais pas à ça. Tu n'imaginais pas un seul instant que Jack puisse faire... ça. Tu te surprends à lâcher un geignement de plaisir que tu peines à étouffer, espérant que ce dernier se fasse dévorer par les cliquetis de la douche. Ta main se perd dans ses cheveux et tu oses ouvrir les paupières. Tu as le regard brumeux et malgré la gêne qui te dévore, tu ne cherches pas à fuir lorsque tu croises ses pupilles à nouveau. Tu tires sur quelques mèches, te cambre légèrement et jettes ta tête vers l'arrière, ta gorge à découvert. S'il continue comme ça... Non, non, pas tout de suite.

Ton bassin se retire vers l'arrière et tu l'attrapes par les épaules pour le remettre à ta hauteur. Tu reprends ton souffle tant bien que mal – il est haletant, brûlant. C'est avec passion que tes mains logées aux creux de ses reins remontent jusqu'à ses omoplates pour le plaquer contre toi, à la recherche d'une fusion quelconque sans doute.

« Je t'aime tellement. »

C'est sorti tout seul. Merde, connard de niais.
Tu t'empresses de loger ton visage dans le creux de son cou. Tu y vois de plus près l'oeuvre de tes lèvres, des marques violacées parsèment son épiderme et tu te dis que vous avez vraiment l'air de deux ados, pas d'adultes qui ont dépassé la trentaine. Mais l'amour de cette façon, tu ne l'avais pas connu. Ou tout du moins, tu l'avais oublié. Tu as envie de rattraper ce temps perdu à te morfondre dans ton coin, maudissant l'attachement et ta propre personne pour être incapable d'être l'homme que le monde entier pense que tu es. Un type froid, sans remords. Un type qui n'a pas besoin d'aimer. Un type qui a juste besoin de pouvoir.

Tout c'que tu veux toi, c'est, finalement, juste un peu de douceur.

Tes lippes s'entrouvrent et tu te permets quelques mordillements ci et là, sur sa gorge, sa mâchoire, son oreille, sa joue, ses lèvres, et entre deux baisers pinçant, tu lances : « Miam. » Puis tu ris. Tu ris pour dissimuler l'embarras qui ne te quitte jamais vraiment – et encore plus depuis qu'il a posé le genou à terre pour embrasser ton entrejambe. Tes doigts taquinent ses hanches, sa taille et ses côtes, tu le chatouilles lourdement pour l'emmerder un peu. Ou juste pour faire comme si, non, tu n'es absolument pas déstabilisé.

« Voyons.. Comment je pourrai t'aguicher autrement ? »

Le savon sur ta gauche attire ton attention, cela te rappelle que, bon, le but de la douche reste tout de même de se laver, pas de vider totalement l'eau chaude. Tu attrapes le récipient et en récupères le contenu dans le creux de tes mains que tu frottes frénétiquement avant de les passer sur le poitrail de ton compagnon. Si tu te fais un peu gauche au départ, ton toucher devient peu à peu plus langoureux lorsqu'il dessine son abdomen, son fessier et enfin son entrejambe. Tu t'y attardes plus longtemps que tu ne voulais, sans doute encore dans l'excitation qu'il a fait germé en toi. Tes doigts glissant chancellent le long de son membre et tu accordes à Jack un sourire entre l'amusement et la provocation. Sans chercher à lui faire mal mais seulement à le surprendre, ton pouce appuie avec fermeté contre l'extrémité.

« Comme ça ? »

Ah, t'as presque l'air innocent avec ton sourire gravé sur l'visage et tes sourcils haussés, idiot va.



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Carbone
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2016-02-15, 21:16

I'M TALKING ABOUT FREEDOM FOR YOU AND ME

carbone x hannibal

M U S I Q U E

J'ai la patience au seuil de l'éclatement. Le fait que je le sente se cambrer de plaisir de mes lippes sur son sexe n'y est pas étranger. Je ne peux m'empêcher d'éprouver une légère satisfaction et un peu plus d'assurance. Mon appréhension s'envole pour de bon et c'est avec un abandon total que je me laisse aller.

Il me relève et je n'ai pas le temps de soupirer qu'il me désarme. « Je t'aime tellement. » Spontané mais surtout très gêné mh. Je me retiens de glousser, sans doute un peu gêné aussi. Il enfouit son visage au nid de ma nuque. Hannibal... Tu es mignon. Et gourmand visiblement. Je le sens me picorer de baisers, me caresser, m'aguicher un peu plus. Il rit, fier de son petit manège. J'ai un énorme papillon dans le ventre et le coeur qui tambourine.

Je veux lui pincer les côtes et me venger de ses tendres attaques, mais je suis trop lent. Il me chatouille le premier et avec fougue ! Le fait est que je suis extrêmement chatouilleux alors évidement, j'éclate de rire et me tord dans tous les sens. Le fourbe, il va me le payer ! Je vais lui faire vo-.

Je n'ai rien dis. « Voyons.. Comment je pourrai t'aguicher autrement ? » Monsieur reste gagnant et avec inventivité. Je fonds littéralement dans ses yeux tandis qu'il me recouvre de mousse. Inévitablement je me colle à lui et cherche ses lèvres. En plus de l'excitation, à présent, j’ai de la niaiserie collée au minois.

Cependant elle disparaît vite lorsque son pouce s'en prend à un certain endroit. Je me mords la lèvre inférieure et recule. Il est terrible... Je ne m'y attendais pas. Je lâche un soupire coupable puis gronde d'en vouloir plus. « Comme ça ? » Il sourit. C'est qu'il me provoque en plus ?

Mais quelle audace mon chéri ! fis-je en mimant une moue ingénue. Cette petite pique n'est que preuve que mon embarras est, finalement, toujours sous-jacent.

À contre-coeur je m’écarte mais pour mieux l’attraper par les hanches. On eut dit que je l’invite à une valse mais je dois avouer avoir des intentions un chouya plus malhonnêtes… Je nous dégage de sous le pommeau de douche et le pousse doucement ventre contre la porte plastifiée. Mes doigts glissent sur son échine, sur ses côtes, sur son ventre… Je colle ma bouche contre son oreille, la mord et démontre plus de malice que jamais.

Tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même, vile tentateur !

J’abandonne son ventre pour ses fesses et les épouse de mon bassin. L’eau coule entre nous et j’en profite pour aventurer deux doigts contre ce que je convoite. J’effectue un très léger glissement puis cesse. Ma gorge se serre et j'appose mon front sur son épaule droite. Je ne peux plus attendre, j’en ai trop envie, trop besoin.

Hannibal...

Lentement, je le pénètre. Le sentir m'engloutir centimètre après centimètre m'électrise le corps tout entier. Lorsque j'y suis entièrement, je demeure un instant à ne pas bouger, à ne faire que ressentir. Ma respiration cogne son omoplate. Être en lui est extatique, jouissif... C'est différent d'une femme mais assurément aussi bon. Il est brûlant, étroit. Je pourrais mourir.

Je bouge avec prudence et bordel c'que c'est dur de me retenir...Je me fais violence. Ses chairs sont si voraces - j'ai envie de les dévorer à mon tour, je veux plus.

Amoureusement, je l'encercle de mes bras et mes cheveux se mêlent aux siens. J'entame un rythme calme mais quelques minutes seulement. Je ne peux me vanter d'être patient et résistent sur le sujet...Ma gorge gronde et mes soupirs se multiplient. J'amplifie mes coups de reins et plus profondément je vais en lui, plus mon calme se perd pour de la quasi frénésie.

Mes mains cherchent son sexe, l'enveloppe avec langueur. Je lui alloue la même cadence que celle de mes pénétrations. J'ai les pensées dissoutes et le regard embué. Ma bouche se perd au dessous de sa mâchoire, ma voix s'étouffe en un murmure...

Je ne m'en lasserais jamais...

Il a été doux avec moi les premiers instants et quelque part, j'ai presque honte de ne pouvoir lui rendre la pareille...Mais c'est si bon. J'ai l'impression d'avoir été imbibé d'essence. Il m'a allumé, qui puis-je ? Jack, t'es faible !




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Hannibal D-J Somerset
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2016-02-16, 04:05

i want you to want me
musique – Même lorsqu'il le dit avec un ton pareil, tu ne peux pas t'empêcher de fondre sous les sobriquets qu'il t’octroie. Dans le fond, tu ne peux pas t'empêcher de te dire qu'il le dit ainsi juste pour pouvoir les dires. Car quelque part, c'est ce à quoi tu joues. Tu as trop d'honneur, trop de fierté et trop de gêne en toi pour te permettre de l'appeler chéri, mon amour, mais l'envie est là, et elle te crève un peu plus à chaque instant. Vraiment, on dirait que tu n'as pas dépassé la vingtaine. Jack et toi, ça n'a commencé il n'y a que quelques jours et tu as déjà la tête pleine de fantasmes, de rêves, d'espoirs. L'amour rend con, tu n'le sais que trop bien. Mais bon dieu, qu'est-ce que c'est bon.
Tu t'attendais bien à ce qu'il se venge – c'est ce que tu cherchais, après tout – mais.. pas vraiment ainsi. Te retrouver contre la paroi de la touche a non seulement attisé ton excitation mais aussi réveillé tous tes autres sens : son souffle, sa voix, sa main contre toi. Tu te rétractes par surprise lorsque ses doigts s'aventurent toujours plus bas et il lui suffit de prononcer ton nom pour que tu comprennes la suite. Tu te pinces les lèvres, prêt à te retourner pour éviter que cela arrive. Et pourtant, tu n'bouges pas. Tu n'bouges pas et tu flippes comme une adolescente. Ridicule, sérieux.

Le sentir rentrer en toi t'arrache un râle de douleur tout d'abord, tu n'y étais vraiment pas préparé. Ton front prend appui sur la façade et tu fermes les yeux un instant, essayant de te concentrer sur autre chose que sur la gêne que tu ressens. Tu n'as même pas besoin de certifier à Jack que, ça va, ça n'fait pas si mal – menteur – qu'il se met déjà à bouger. Ton dos se courbe légèrement et peu à peu, tu commences à apprécier sa présence entre tes reins. La peine ressentie ne te quitte pas vraiment, mais le plaisir prend largement l'avantage.

T'as la sensation de devenir fou. T'essayes d'oublier la position dans laquelle tu te trouves mais très vite, tu te laisses aller dans des plaintes qui se mêlent à des gémissements graves et discrets, la plupart étouffés par les cliquetis de l'eau qui tombe derrière vous. Je ne m'en lasserais jamais... Sa main se laisse guider au rythme de ses hanches et tu l'accompagnes, mouvant ton bassin langoureusement un peu plus à chaque coups. Tes mouvements sont limités mais tu n'veux pas arrêter là.

« Increvable... »

Soupires-tu avec amusement.
Mais en tu veux plus et par-dessus tout, tu veux le voir lui. C'est avec regret et empressement que tu rompt le lien qui vous unissait jusqu'à présent. Tu l'emmènes hors de la douche en enroulant tes bras autour de sa nuque et à reculons, tout en l'embrassant, tu le tires jusqu'à la chambre, abandonnant sous vos pieds des flaques d'eau qui manquent de vous faire glisser. Ta langue est joueuse, ton souffle est haletant, ton cœur au bord de l'explosion. Tes doigts s'accrochent à ses cheveux mouillés avec une tendre violence et tes jambes finissent pas buter contre le matelas. Tu te laisses tomber, l'entraînant dans ta chute et l'accueillant entre tes cuisses à nouveau. L'air est plus frais ici mais tu brûles tellement que tu ne peux que t'en satisfaire. Tes mains serpentent jusqu'à ses reins dans lesquels tu enfonces tes ongles au moment même où il réitère l'acte, où tu le dévores tout entier.

« Je ne m'en lasserais jamais, de tes yeux. »

Avoues-tu tout sourire. Tu ne parais même pas gêné – à quoi bon, vu la position dans laquelle tu te trouves. Mais au moins, ça a le mérite d'être honnête. Ou à moitié. Car tu te ne lasseras ni de ses yeux, ni de ses lèvres, ni de son sourire, ni de sa voix, ni de lui tout simplement.
Tu plantes tes dents dans le creux de son cou avec une faim vorace, remarquant les traces violacées déjà présentes à cet endroit. Une chose est sûre : il ne s'en débarrassera pas si facilement. Tu fermes les yeux, respires fort contre sa peau et finalement, ta tête tombe vers l'arrière, dévoilant ta gorge déjà bien amochée elle aussi.

Tu en veux plus, toujours plus. Et pourtant, tu es déjà au bord de l'implosion. Décidément, l'abstinence n'apporte rien de bon, tu perds en endurance. P'tit vieux.



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Carbone
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2016-02-18, 01:58

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carbone x hannibal

M U S I Q U E

Je n'aurais pas dû surestimer mon endurance, j'arrive déjà aux limites du soutenable. J'ai beau me moquer d'Hannibal et de son âge,  j'ai, à trois années près, le même et au moins autant de frustration sexuelle emmagasinée. Celle-ci se libère un peu trop vite, j'en perds mon souffle. Ou peut-être est-il juste trop bon ? Je souris, à l'idée que, si ma faim reste aussi instable et insatiable, d'ici quelques jours à peine il sera mort d'épuisement. Vraiment, j'ai l'impression d'être un adolescent, c'est perturbant ! « Increvable... » Certes...

Lorsqu'il m'entraîne en dehors de la douche, j'ai le sourire aux lèvres et quand bien même il me les dévore avec gourmandise. J'aimerais hurler dans nos baisers à quel point je suis heureux. Sa malice égale la mienne. Nos envies sont soeurs, nos désirs sont jumeaux. En fait... Au vu du rythme rapide avec lequel a évolué notre relation, il serait plus juste de parler d'un coup de foudre que d'un amour ayant lentement germé.

Je le reconnais en y songeant, que dès lors qu'il m'a sauvé la vie, je n'ai cessé de chercher son regard. Une obsession, il l'a été mais après... Non, il ne m'obsédait pas ou plus - il me fascinait, il m'attirait. Il me fascine et m'attire toujours d'ailleurs. L'amour fou en soit. Jack, arrête de penser, profite du moment !

Nous basculons sur le lit et je me sens plus que jamais le coeur d'un enfant. J'aimerais pouvoir le dévorer tout en jouant, lui faire l'amour tout en rigolant. Un peu idiot, non ? Oh et qu'importe. Nous sommes seuls juges de nos frasques... Notre manière de nous aimer est belle.

Lorsque je m'enfonce à nouveau en lui, j'ai le soupire lascif et les yeux coulants. Il est si chaud. Ses chairs sont un petit paradis. J'y vais, je viens et reprend sans trop de mal - je m'étonne - un rythme rapide. Je veux entendre ses plaintes, je veux le sentir vibrer entre mes reins. Il est si excitant, à me dévorer, à m'embrasser, à se laisser aller. Hannibal, si tu te voyais...Érotique à souhait. J'en deviens fou.

« Je ne m'en lasserais jamais, de tes yeux. »
Vraiment, il me conduit à la folie. Si encore il pouvait ne pas empourprer sans cesse mes joues... Impossible, évidement.

Doucement, je relève ses cuisses et me redresse un peu. Ses hanches glissent entre mes paumes, mes lèvres se perdent sur ses mollets, ses chevilles. Je veux tout de lui. Des orteils, aux fesses, au ventre, au cou, au nez, jusqu'à sa chevelure en bataille. Tout. J'ai l'esprit qui en devient lubrique à outrance.

Tu me rends dingue...

Mon murmure se meurt à sa bouche tandis que je m'allonge une seconde fois sur lui. J'enlace sa taille, enfouis mon visage entre son épaule et son cou. Ma respiration part en vrilles. Je ne vais plus pouvoir me contenir longtemps. Je ferme les yeux, les écrase contre les draps. Je le pénètre avec moins de vigueur mais avec plus de langueur. Je veux atteindre sa prostate, je veux qu'il libère sa voix pour moi.

Il m'engloutit tout entier et je râle de plaisir. Je bute contre elle, contre ce point d'ivresse ô combien sensible. C'est savoureux. Trop. Plus je le pénètre, plus je me sens proche de jouir. Quelques minutes encore et des frissons de chaleur secouent mon échine. Je cherche ses lippes et y plonge. Je pourrais souder sa langue à la mienne. Dans une plainte basse et coupable, je me libère.

Je n'ai plus ni air, ni coeur. Ils m'ont tous les deux lâché. Je m'échoue sur lui, ma tête à plat sur son torse. J'ai peine à rependre mon souffle. Cette petite mort, douce et euphorique, revient me hanter et je suis engourdi de bienêtre. Mon esprit flotte, mon regard flotte, mon sourire flotte. J'ai l'impression de m'être transformé en nuage.

Hannibal... J'ai l'impression de mourir mais de mourir d'allégresse...

Je lève les yeux et ne distingue que son cou. Merde, c'qu'il est bleu. Je regarde le mien. Ouch. Bénis soient les cols roulés...Je trouve la force de rire et embrasse la peau à ma portée. Mes bras s'enroulent autour de lui et doucement je me retire. Je le sens couler, mon sp-. Non, hors de question d'y mettre le nom, j'en ai marre de rougir.

Je ris. Le fil de mes pensées revient. Tout de même, je n'ai pas tenu aussi longtemps que je l'ai souhaité. Adolescents mais aussi petits vieux dans le fond ? Qu'est ce que ce sera lorsque nous aurons la soixantaine dans notre tranquille petit chalet à la montagne, entourés de chats. Bizarrement je ne me vois pas ne pas faire l'amour. J'crois qu'on le fera jusqu'à ce que la mort nous sépare. Sérieux ? Oh Jack, fleur bleue, tu recommences ! Laisse le présent s'écouler avant de penser au futur.


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Hannibal D-J Somerset
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2016-02-18, 10:43

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musique – À chaque fois qu'il plonge ses yeux sur toi, tu ne peux t'empêcher de cacher ton visage avec le revers de ta main. Tu t'imagines ridicule avec ton visage pourpre et ton regard fou de plaisir. Tu ne t'es jamais retrouvé dans cette position et dévoré des mirettes de la sorte. Tu as du mal à concevoir que tu puisses ressentir autant de satisfaction à faire l'amour avec un homme – ce qui te semblait pourtant inconcevable il y a quelques semaines. La douleur s'était, fort heureusement, peu à peu évaporée, sûrement grâce à l'eau mais aussi à toutes les autres sensations que cela peut provoquer que de l'avoir entre tes reins. Tu me rends dingue... Ah. Si seulement tu pouvais encore rougir, tu le ferais. Même rire te semble inconcevable, tu ne parviens pas à fermer tes lippes tant tu es haletant. Et de toute manière, t'en en aurais pas eu l'occasion que ses lèvres se meurent contre les tiennes. Chaque baiser est une nouvelle extase, tu pourrais presque te suffire de ça si seulement tu n'étais pas tant envoûté par la luxure à laquelle vous vous adonnez.

Ses mouvements se font plus langoureux, moins violents, plus précis. Tu te surprends à lâcher de ta gorge des sons embarrassants, rauques certes, mais embarrassants, vraiment. Tes doigts s'enfoncent dans ses omoplates, son échine, ses fesses. Tu t'agrippes à chaque parcelle de sa peau comme pour ne pas devenir fou, pour ne pas tomber de trop haut. Tu soupires son nom, une fois, deux fois, puis enfin, tout se termine. Tes membres se contractent un peu plus et bras l'entourent, tu le serres contre toi de toutes tes forces. Tu peux en crever, c'est trop bon.
Tu te mords la lèvre lorsqu'il se retire, tu ressens encore une sorte de gêne entre tes cuisses et tu penses que cela va te suivre quelques temps. C'est le prix à payer pour tant de plaisir, n'est-ce pas ? Heureusement que tu es solide comme un roc, sinon tu resterais allongé dans un coin jusqu'à ce que la future douleur se dissipe – car pour le moment, elle est minime.

Tu glisses ta paume dans ses cheveux trempés – ah, c'est vrai, vous étiez censés vous doucher. Ta cage thoracique fait encore des bonds, tu as du mal à te reprendre et tu es tellement fatigué. Tu luttes pour ne pas fermer les yeux car tu sais que tu te laisseras tomber dans les bras de Morphée aussitôt. Tu préfères t'abandonner dans ceux de Jack à la place.

« Oh. C'est une bonne chose alors... »

T'as même plus de conversation tellement tu es à bout de tes forces. Ah, quel con. Tu réponds bien au cliché du beauf pour le coup. Tu te colles une gifle mentale pour te reprendre et ton corps bouge de lui même. Tu le fais basculer sur le dos et tu le chevauches. Et en fait, non. Tu te relaisses tomber contre son épaule avant de rire de toi. « Tu m'as épuisé... ! » T'esclaffes-tu. Tu te frottes les reins. Ca y est, t'as mal. Tu grimaces. « ... Et cassé. »
Tes mains se reposent de chaque côté de son visage pour te redresser un peu. Quelques gouttelettes s'échappent de tes mèches pour s'échouer contre le front de ton... Ton copain ? Niais, niais, niais ! Reprends-toi putain. Tu essayes de focaliser ton esprit sur autre chose mais tout ce que tu trouves à notifier c'est ton ventre qui colle et ce n'est ni l'eau, ni le savon de la douche qui en est la cause. Argh. Ca y est tu perds définitivement les pédales, tu es une vraie adolescente de seize ans, complètement dévergondée et qui croit au grand amour.
Mh. Quelque part, ce n'est totalement faux. Tu te permets d'y croire. Avec Jack, en tout cas. Tu ne te retiens pas plus pour aller lui embrasser la joue. « Où étais-tu tout ce temps... ? » Ce n'est pas vraiment une question à laquelle tu attends une réponse, tu penses simplement à voix haute. Tu es curieux d'imaginer ta vie sans Ellen et sans le gang du Nord, sans tout ce que tu as traversé mais avec Jack. C'est difficile de le concevoir. Il aurait sans doute été aveuglé par Marie.
Pourquoi rien que d'y penser, tu te mets soudainement en colère ? Idiot, Hannibal. Tu es vraiment un idiot. Tu ne peux pas être jaloux des morts, c'est ridicule.

« J'espère que tu m'en voudras pas pour la facture d'eau. »

Car c'est sur ces dires que tu t'empresses d'aller jusqu'à la salle de bain – tu aurais bien aimé courir à vrai dire mais... « Ah bordel ! » Tu geins en te tenant le derrière. Tu en ris malgré tout. C'est pour la bonne cause, dirons-nous.
C'est presque en boitant que tu pars te rincer en moins de cinq secondes. Tu te sens orphelin des bras de Jack et il ne t'en faut pas plus pour réaliser à quel point tu te drogues à sa présence, tu en es dépendant. Un vrai pot de colle... Ou encore une fois : une adolescente. Comment feras-tu pour continuer ta petite vie de chef dans les jours à venir, avec l'incertitude de le revoir quand tu le peux ? Franchement...

Tu reprends le chemin vers la chambre, une serviette autour de la taille, et t'assieds à ses côtés, un peu songeur.

« Quand la situation s'améliorera, ce serait bien... Enfin. J'aimerais... Tu détournes les yeux et dévisages le mur en face de toi. J'aimerais bien qu'on vive ensemble. »



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Carbone
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2016-02-21, 23:15

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carbone x hannibal

M U S I Q U E

« Où étais-tu tout ce temps... ? » Contrairement à ses remarques amusées concernant nos ébats et le fait que je l'ai épuisé - c'est réciproque - ces paroles ne semblent pas en attente d'une réponse. Réponse que je n'aurais pas pu fournir si ce n'est en ébauchant un sourire plus tendre encore. Pourrais-je me, non, lui, retourner la même question ? À peine file t-il vers la salle de bain que je plonge dans mes pensées.

Je m'étale plus amplement sur le lit, bras et jambes écartés et fixe le plafond. À présent que je le sais indispensable à ma vie, je me demande comment j'ai fais les années précédent sa venue. Je veux dire, après la mort de Marie. Si elle était encore en vie, jamais je n'aurais connu le bonheur de partager ce moment avec lui. Je me voyais à l'égal d'u zombie, ne respirant que pour mieux souffrir de culpabilité et de remords. J'ai la gorge qui se serre. Suis-je heureux qu'elle soit morte ?

C'est cruel de ma part. Mais cette idée continue de flotter en moi. Si j'avais la possibilité de revenir en arrière et de la sauver, le ferais-je ? Ou choisirais-je de laisser les choses au demeurant, de laisser Aurore sans mère et mon esprit sans pleine paix... Oh Jack, c'est bien le moment de penser à ce genre de choses. Puis, c'est pas comme si je connaissais pas déjà la réponse.

La voilà qui arrive, ma réponse. Il est beau, trempé et râleur de ses courbatures. Je ris. Un papy aussi sexy, ça n'court pas les rues. Il a le chic pour me défaire de mes rêveries. Je le laisse s'approcher doucement et, n'ayant plus trop d'égards pour ma pudeur, me redresse à sa rencontre. « Quand la situation s'améliorera, ce serait bien... Enfin. J'aimerais... J'aimerais bien qu'on vive ensemble. »

J'en ai presque le souffle coupé. Cela ne m'empêche pas de l'encercler de mes bras et de poser ma tête sur son épaule. Elle est chaude, elle sent le gel douche. C'est agréable. Au même titre que son dos. Il est si large.

Vivre ensemble mh ? Je suppose que s'il m'avait fait une demande en mariage, je n'aurais pas plus été euphorique et noyé de chaleur. J'ai le coeur aux abois et pourtant ma voix a le mérite d'être aussi calme que mes yeux sont malicieux.

T'avoir à disposition tous les jours ? Te taquiner quand bon me semble ? Te voir t'attendrir devant Aurore ? Mais je ne demande pas mieux Hannibal.

Je lui embrasse la nuque et me défait de sa peau. Il est judicieux que je l'imite et aille me laver, au risque de sentir l'embarras resurgir à tout moment. J'attrape des vêtements traînant sur la commode et m'empresse de rejoindre la salle de bain. Malice oblige, je ne manque pas de me déhancher scandaleusement à sa vue avant de pouffer - finalement je ne peux pas être allumeur et taquin en même temps, c'est trop pour mon âge. Ah Jack...

Une dizaine de minutes plus tard et je ressors vêtu et coiffé d'un chignon. Cheveux longs et mouillés ne font pas bon ménage si libérés ! Bien que l'envie de m'endormir enveloppé de son odeur me taraude, j'me fais violence et met en objectif : la cuisine.

Pas besoin d'étalages de paroles pour lui faire comprendre qu'il est en obligation de m'aider. Je le saisis par le poignet et l'entraîne à ma suite. Quel chantier nous avons laissé ! J'ai honte... Quand j'pense que nous devions terminer les gâteaux pour Aurore. Fichtre, père indigne que je suis.

Tout en débarrassant je reprends, un peu hésitant, le sujet précédemment entamé.

J'ai dans l'idée de prendre un appartement un peu plus grand à Chinatown, pour que ma fille ait sa chambre et mh...Nous aurions la nôtre et... enfin, de la place quoi.

La nôtre... Notre chambre. Ah, manquerait plus que je glousse tiens. Comme si rougir ne me suffisait pas. Loué soit mon self-control.

Ce sera sous peu mais tu sais, tu peux déjà venir ici dès que tu le souhaites.

J'ose un regard et il ne me faut pas plus que ses yeux pour me faire sourire d'affection. Jack, reste concentré ! Je termine de trier la vaisselle et de mettre de côté les desserts déjà faits. C'est en rangeant des ustensiles dans un placard du couloir que je remarque un petit mot sous la porte d'entrée.

"Mon petit Jacques, j'ai cru entendre que vous avez enfin de la compagnie. Je suis ravie ! Venez donc boire le thé demain après-midi avec l'heureuse élue. En attendant, je vous ai laissé un petit quelque chose sur le paillaisson. Profitez-bien hihi. Votre voisine préférée, Tata Guérande." Sérieusement ? Mais quelle commère cinglée.

J'ouvre la porte et remarque effectivement un sachet cartonnée. Y'a un bout de tissu noir en dentelle qui dépasse. Des napperons ? Mh. J'y ferais attention plus tard. Je le dépose sur la table et jette le mot à la poubelle avant que "l'heureuse élue" ne puisse tomber dessus. Ce serait la honte. Fichue bonne femme, toujours à écouter aux murs et épier aux trous de serrures.

Je ravale une goulée amer et étouffe mes ronchonnements dès lors que je repose mon attention sur lui. C'est là qu'un fait notoire - et non négligeable - me revint en mémoire. Demain, nous fêterons l'anniversaire d'Aurore. Demain, ma mère emmènera Aurore. Ma mère ! Putain ma mère... Si elle n'est pas plus commère que la vieille Guérande, elle est tout autant culottée et curieuse. Merde, c'est le combo du mauvais karma niveau entourage.

J'aurais au moins le luxe de pouvoir sourire de la situation, après tout elle sera rocambolesque. Oust les pensées grises, j'ai envie de rire. Et j'ai encore assez d'énergie pour ! Je prends un torchon à ma portée, l'enroule sur lui-même et discrètement - quoi que mon rictus goguenard et mon air de sale môme ne le soient pas - je claque les fesses de Monsieur et bondis en arrière.

Au fait, Chéri, demain tu auras à faire à ma mère. J'te préviens, c'est une vraie emmerdeuse mais hélas, pas assez bête pour comprendre que tu n'es pas juste un copain mais... LE copain.

Je m'esclaffe grossièrement, trop fier et trop heureux de troquer mon anxiété à venir pour de la connerie pure et simple. Pas une once de sérieux ! Quand bien même ce que je venais de lui annoncer était véridique... Ah Jack, petit con.


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Hannibal D-J Somerset
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2016-02-23, 11:29

i want you to want me
musique – Tu t'es pourtant accoutumé à ta vie de solitaire, ermite du fin fond du bidonville et pourtant, tu n'as jamais été aussi heureux à l'idée de vivre à deux. Enfin, à trois. Il y a Aurore.
Ah. Non. Quatre. Crapule. L'idée t'arrache de grands sourires et la réponse de Jack ne fait que t'enchanter davantage. Ton cœur s'emballe à l'image du sien – tu le devines à la lueur dans ses yeux verts. Si tu n'étais pas si introverti, sans doute aurais-tu sauté sur place en le prenant dans tes bras, en le faisant tourner, danser. Dans ton ventre, c'est un feu d'artifice qui éclate. Tu le regardes s'échapper dans la salle de bain à son tour niai-.... avec attendrissement lorsqu'il se déhanche. Franchement, tu pourrais le bouffer une troisième fois si seulement le corps humain n'avait pas de limite. Rien qu'à y penser une gêne gronde dans ton bas-ventre et tu grimaces : c'est plus douloureux qu'excitant cette fois-ci. Ton visage se décrispe un peu après quelques secondes – tu n'as toujours pas pensé à te rhabiller, qui plus est.

Jack te tire hors de la pièce, tu abandonnes la serviette derrière toi sans vraiment te soucier de ta nudité – jusqu'au moment où tu commences à avoir froid. Tu ramasses tes quelques vêtements abandonnés près du comptoir – qui s'apparente plus à un foutoir qu'autre chose – et te rhabilles dans la plus extrême des nonchalances, attentif aux propositions de Jack. Prendre un appartement à Chinatown, alors ? Bizarrement, tu ne l'imaginais pas du tout attiré par un tel quartier, celui dans lequel il est actuellement lui correspond mieux : discret, sobre. Chinatown, pour y avoir passé de longues journées, est un endroit plein de saveurs et de couleurs, un endroit qui vit et qui ne s'arrête jamais de respirer : c'en est fatiguant. « Tu risques de me perdre parmi tous ces bridés... » Dis-tu, amusé.

Alors que tu t'apprêtes à – enfin – boutonner ton pantalon, tu sens quelque chose te claquer les fesses. Tu fais un bond sur place avant de te retourner vers ton compagnon qui ne te laisse pas le temps de réagir. Au fait, chéri, demain tu auras à faire à ma mère. Ah. De quoi te rassurer. J'te préviens, c'est une vraie emmerdeuse mais hélas, pas assez bête pour comprendre que tu n'es pas juste un copain mais... LE copain. Ton cœur s'accélère mais tu es incapable de dire que c'est dû à la future présence de cette bonne femme ou... Ou tout bêtement le fait qu'il t'appelle ainsi. Copain. C'est enfantin, quelque part. Du haut de votre trentaine d'années, peut-être faudrait-il songer à quelque chose de plus.. Mature ? Mmh... Compagnon ? Non, trop vague. Amant ? Ca manque de sentiments... épo- non. Non, Hannibal, on en est pas encore là. On va se contenter de copain, c'est bien copain. À quoi tu penses, sérieusement ?

« Mh... Je vois... Tu as ce don pour me mettre la pression, saloperie. »

Rien que le fait de t'imaginer rencontrer sa mère t'angoisse davantage. Tu n'es déjà pas bien à l'aise à l'idée de fêter l'anniversaire de sa fille après tout ce qu'il s'est passé alors si en plus tu dois supporter un autre membre de sa famille et faire bonne figure devant... C'est pas gagné. En espérant que tout se passe bien cette fois-ci. Visiblement, elle est maline, comme Jack et comme Aurore. C'est avec des gens comme ça que tu te souviens de qui tu es vraiment et que ton nom a fait le tour des journaux télévisés il y a quelques années, et même ton visage. Le souvenir des journalistes et des caméras au tribunal est amer. Ce sont de vrais rapaces. Tu ne veux pas qu'elle s'imagine que tu es encore un tueur sanguinaire et que son fils fricote avec un type dangereux...

Tu boutonnes ta chemise grossièrement avant de te reporter ton attention sur Jack et de lui embrasser le creux du cou, protégeant ses épaules de tes bras qui s'y apposent. « Dis donc toi... J'vais finir par croire que tu as des penchants bdsm, entre le torchon et les menottes ; tu n'arrêtes plus. » Hors de question d'être le seul à être embarrassé. Tu comptes bien le taquiner en revanche, ça lui apprendra à rire de ton anxiété.

Ton attention se reporte sur la recette pour la crème qui avait voltigé par terre pendant vos ébats. Tu entames la préparation – toujours gauche – et ton air devient un peu plus inquiet.

« Tu.. Tu es sûr que c'est bonne idée que je reste ? Après l'autre jour, je n'ai pas envie qu'Aurore ait peur de moi. »

Tu lèves le bout de ton nez et remarque un paquet sur la table en face. Ca n'y était pas ça, tout à l'heure, si ? Tu tiques et tu hausses un sourcil. « C'est quoi ? »



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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-02-25, 02:51

I PUT A SPELL ON YOU

carbone x hannibal

M U S I Q U E

Je ris de le voir quelque peu déstabilisé par mon annonce et en soit, c'est légitime. Seulement, y est prit qui croyait prendre... J'ai beau faire en sorte que mon anxiété ne paraisse pas, je ne peux contenir la nervosité de mes gestes. L'idée même que ma mère, cette dragonne dont le passe-temps principal est de passer au crible la vie des autres - et ce par moult questions indiscrètes et grossières - vienne demain... Brr, j'en ai des frissons. Je la vois déjà s'accrocher à Hannibal avec plus de vigueur qu'une sangsue ne le ferait. Peut-être devrais-je lui claquer la porte au nez lorsqu'Aurore aura passé le seuil de l'appartement ? Oh Jack, lavette !

« J'vais finir par croire que tu as des penchants bdsm, entre le torchon et les menottes ; tu n'arrêtes plus. » Ses paroles et son baiser m'extirpent de mes songes. Je me radoucis et lui retourne un sourire doucereux quoique gêné. Bdsm mh ? Oh non... non, non. Ne pense pas à du cui- Non ! J'étouffe un grognement crispé et chasse des images ô combien révoltantes de mon esprit. Mh. Encore quelques minutes et le bordel est de l'ordre de l'inexistant. Quelle efficacité, j'n'en suis pas peu fier.

C'est alors que Monsieur se met à douter. Juste au moment où mes inquiétudes quant à la journée à venir s'apaisent.  Est-ce que l'anxiété se transmet par aura ou ? Je me frotte les cheveux avant de m'étirer longuement. Un baille m'échappe. Tiens, il était temps qu'elle arrive, la fatigue. Je fronce les sourcils et lui attrape le poignet en l'entraînant à ma suite.

Hannibal, plutôt que de tergiverser sur des idées aussi saugrenues, concentre-toi sur ton seul et unique objectif à venir...M'enlacer et dormir.

Outre le fait que mon sourire se veuille malicieux, ma voix dénote un soupçon d'irritation. Aurore l'adore et ce, malgré l'incident de l'autre jour. Il n'a aucune raison de se faire du mouron à ce sujet. Enfin, comment lui en vouloir ? Cela le rend, d'un certain côté, attendrissant. Voilà que je glousse. Vraiment, il faut que l'on dorme.

Au passage j'attrape le sachet cartonné au contenu mystérieux - en haussant les épaules quant à sa question sur le dit contenu. Je verrais demain. Un cadeau de la voisine Guérande, c'est soit vieillot et kitsch, soit loufoque et scandaleux. J'espère que celui-ci rentre dans la première catégorie, au quel cas je risque un infarctus. J'ai faillis en avoir un la fois où elle m'avait payé une prostituée russe. Je me rappelle encore de son petit rire de fouine et de son regard qui m'épiait depuis sa porte tandis que la plantureuse blonde s'était jetée à mon cou. Y'a pas à douter, c'te bonne-femme, c'est le démon.

C'est en m'enfouissant sous les draps que la douleur se réveille au niveau de mon bassin et de mon fessier. Je grimace. Et c'est en faisant fie de celle-ci que je me colle à Hannibal. Ses jambes dans les miennes, mon nez dans son cou. Je m'offre le luxe d'un dernier baiser et sombre. Je pourrais ne jamais bouger, ne jamais ciller et me fossiliser dans cette position - que j'en serais heureux.

- - - - - - - - - - - -

J'ouvre les yeux et la lumière du jour filtrant au travers des volets m'arrache un soupire. Je regarde mon réveil. Il est tôt. Très tôt. Si je ne m'étais pas endormi comme un bébé, peut-être aurais-je encore pu profiter de quelques heures en plus. Peine perdue. Pas moyen de me rendormir, contrairement à lui. Je le regarde et songe un instant à le tirer des bras de Morphée en lui volant un baiser. Il est beau. Mais non. Il mérite bien un peu de répit et mes hormones aussi... Oh Jack, stupide adolescente.

En redoublant de discrétion, je me lève et vaque à ma routine matinale. Un brin de toilette, une cigarette et mon esprit sort enfin du brouillard. Je me surprends même à me la jouer romantique et prépare le petit-déjeuner. Non sans sourire niaisement. Oh pitié, va t'recoucher mon vieux.

Les brioches, la confiture, le café, le jus de fruit : check. La table est dressée. Il n'y a rien à ranger, rien à nettoyer. Je tique. Que vais-je bien pouvoir faire à présent ? Mh. Je promène mon regard sur la cuisine, le salon. Crapule dort sur un gros coussin. Tout est si calme, si silencieux. Même au dehors, les rues semblent muettes. Bon. Autant m'habiller.

Je retourne dans la chambre et m'arrête. Ah oui, le fameux sachet. Il trône sur ma table de nuit, me défie. Je le prends et entre dans la salle de bain comme un voleur. Avec une appréhension immense, je tire du bout des doigts le tissu noir. De la dentelle, comme je le présumais. Alors quoi, c'est une nappe ? Je l'examine sans trop d'attention jusqu'à remarquer des trous. Ah. Un vêtement. Ça s'enfile comment ce machin ? Putain ça me fait chier, j'arrive pas à deviner c'que c'est. Reste plus qu'à l'enfiler pour voir je suppose.

Je retire mon jogging, manque de tomber deux fois - j'allume la lumière, j'avais oublié - et parviens enfin à enfiler le ... le body ? Hein ? Je fixe mon reflet dans la glace. Mais. MAIS PUTAIN. C'est quoi cette connerie ? Guérande, cette espèce de sorcière ! Je m'étrangle. Maudite soit ma curiosité ! J'ai l'air d'un transexuel, d'une put-, de... AH PUTAIN. SÉRIEUSEMENT ?

Comment on enlève ce truc ? Merde, merde, merde. À force de gigoter dans tous les sens, je bouscule la porte et me retrouve dans la chambre. Pchh, Jack, fais pas de bruit, fais pas de bruit. Joue la discret...


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Hannibal D-J Somerset
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2016-02-25, 15:51

i want you to want me
musique – C'est la première fois que tu peux t'endormir en le tenant dans tes bras. C'est chaud, reposant, rassurant. Sa barbe chatouille ton épaule mais tu t'habitues à cette douce gêne avant de te laisser tomber de fatigue, l'esprit apaisé si aisément. Tes doigts se sont perdus dans ses mèches et tu crois que tu ne l'as pas lâché de la nuit. Tu n'as pas dormi si profondément depuis fort longtemps quand bien même tu as le souvenir d'être réveillé pendant la nuit pour lui accorder un baiser sur le front puis un second sur le coin des lèvres – ou peut-être rêvais-tu ?

Les premiers rayons du soleil à travers le store te font grimacer. Il fait déjà jour ? Tu peines à ouvrir les paupières, ta vision est encore flou et ton esprit embué. Tu te déplaces sur le côté et t'apprêtes à reposer ta main sur le torse de Jack. « Mmh J- » Personne. La place est froide. Tu lèves les yeux au ciel et soupire un moment, songeant à aller le rejoindre dans la cuisine – tu es sûr qu'il est encore en train de préparer le repas, ce papa poule. Mais n'y fait, le lit est trop confortable. Un vrai petit nua- BAM. Tu fais un bond et te redresses d'un coup. C'est quoi ce boucan ? Tu enfiles ton pantalon et t'étires de tout ton long, te mettant droit sur tes deux jambes. « Jack ? Ca va ? » Tu peines à aligner un pied devant l'autre. Bon sang, qu'est-ce qu'il fiche...

Tu regardes droit devant toi et- oh. ah.
Tu n'es pas sûr de pouvoir décrire ce que tu as face à toi.

« Qu'est-ce que tu... »

Tu plisses les yeux. C'est quoi, un maillot de bain ? Mais ça a de la dentelle... Attendez, q u o i ?! Tu écarquilles les yeux et tu n'arrives pas à te retenir davantage : tu exploses de rire et t'en tiens les côtes. Tes éclats résonnent dans tout l'appartement, tu en as les larmes aux yeux. Jack avec des sous-vêtements sexy pour femme, qui y croirait ?! Ton visage est rouge, reprendre ton souffle est mission impossible et tu te laisses glisser au sol, plié en deux : littéralement.

« Oh non mais Jack... Comment tu... »

Tu ris encore plus fort. Tu n'en peux plus. Tu vas crever, là, tout de suite. « Excuse-moi.. faut que je... reprenne mon calme... »

Tu l'abandonnes à son triste sort et pars dans la cuisine pour te préparer un thé. Mais à peine as-tu sorti la tasse du placard qu'on peut t'entendre pouffer lourdement. Boire n'est peut-être pas une bonne idée si tu veux rester en vie. Tu reposes le récipient sur le comptoir avant de retourner vers ton petit-ami, tout sourire avec une lueur taquine dans les yeux. Tu le prends dans tes bras, attendri et terriblement mort de rire même si tu essayes de te contenir. Le pauvre, franchement...

« Va vraiment falloir que tu m'expliques, parce que là... c'est vraiment... vraiment... »

Merde, mais arrête de rire, c'est pas possible.

« Bon on va quand même te retirer ça. Tes mains parcourent son corps à la recherche d'un moyen de le défaire de cette tenue embarrassante. C'est quoi ce bordel, y a des lacets en plus ?! ... mh la tâche va être plus compliquée que prévue. Attends. Ah. Ca y est. Tu parviens à décrocher quelques attaches dans le dos et le tissu glisse sur ses épaules. Ne pas rire, ne pas rire. Voilà, princesse. »



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Carbone
COLONEL // PREDATOR

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2016-02-26, 16:43

I PUT A SPELL ON YOU

carbone x hannibal

M U S I Q U E

Je ne sais pas quel est le pire : qu'Hannibal se moque de moi à en perdre haleine, ou que je sens la dentelle me scinder les fesses en deux et réveiller la douleur de nos ébats de la veille. Je suppose que la première option est la bonne. Je veux mourir ! Non, d'abord... Je veux me terrer dans un trou, me recroqueviller, pleurer et ensuite mourir. Vraiment... Je n'ai, de ma vie, jamais eu aussi honte. Je suis persuadé qu'on pourrait aisément me prendre pour un panneau "Stop" tant je suis rouge. Putain, putain. Fais chier !

Il s'éclipse et même depuis la cuisine je l'entend encore se foutre de ma gueule. Je me sens si con, si ridicule. Je n'arrive pas à articuler un piètre mot et bordel, j'aimerais pourtant lui gueuler de s'la fermer. Avant qu'il ne revienne, je dois m'éclipser, me cacher. Vite ! Je me retourne et manque de me prendre le mur. Ah bah Jack, évidement, en plus d'être une drag-queen, t'es un fantôme. Sérieusement...

Cette journée commence mal. Je me laisse tomber au sol, ramène mes genoux sous mes bras. Je veux mouuuuurir. Dieu, pourquoi moi ? Mh, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même en fait. Si je n'avais pas eu c'te connerie d'idée, c'te putain de curiosité d'enfiler ce body. Erk, rien que le nom me fait frémir. J'en connais une qui doit glousser de fierté. Guérande, j'te jure, t'as signé ton arrêt de mort.

Trêve d'apitoiement Jack. Ressaisis-toi, t'es un homme non ? Mh. Il revient et machinalement je me redresse, la tête haute. Pas moyen pourtant de garder mon sang froid et je me pince les lèvres, les joues gonflées par la gêne. J'y crois pas une seule seconde, à sa compassion. Et je ne lui fournirais aucune explication ! Je fronce les sourcils, engoncé dans ma vexation.

« Bon on va quand même te retirer ça. Attends. Ah. Ca y est. Voilà, princesse. » Il me retire le tissu diabolique et je me sens au bord d'un vide, prêt à tomber. Princesse ? J'explose et le pousse jusqu'à le faire tomber sur le matelas avant de lui jeter un coussin à la figure.

Tu sais c'qu'elle te dit la princesse ? m'époumonais-je en lui lançant un second coussin.

Je m'apprête à poursuivre lorsque mon stress s'échappe soudainement. Ma colère redescend comme un soufflet et je ris. Nerveusement d'abord puis pleinement ensuite. Je bondis sur le lit, m'assois sur lui, reprends un des oreillers et lui fais payer ses moqueries. Cette journée va t-elle s'inscrire dans le top 3 des pires de ma vie, ou des plus burlesques ?

Puis je tique. Le rouge me remonte aux joues. C'est vrai, je suis nu. Je m'écarte, colle mes mains sur mon entre-jambe, la moue pincée. Soudain, la sonnette retentit. Ok, dans le top 3 des pires.

Jaaaaaack, mon chéri, nous sommes là !

Ma mère. Bien sûr, qui d'autre. Putain. Je m'empresse d'enfiler les premiers vêtements que je trouve à ma portée en dégageant le body sous le lit d'un coup de pied. Tout se déroule très rapidement. J'attrape Hannibal par la main, lui vole un baiser bref histoire de me donner un peu de contenance - et surtout par envie - puis nous entraîne jusqu'à l'entrée.

À peine ai-je le temps d'ouvrir la porte que la dragonne se jette à mon cou. Aurore se joint à elle en hurlant joyeusement mon nom avant de voir Hannibal. Son regard s'illumine davantage et elle se jette entre ses jambes. Elle est déguisée en fée, c'est mignon. Lorsqu'enfin ma tortionnaire me libère, j'en profite pour embrasser goulument les joues de mademoiselle et la porter à notre hauteur.

Elle agite sa baguette lumineuse dans les airs et tapote tour à tour le nez d'Hannibal et le mien en répétant une formule magique incompréhensible. Elle me fait fondre la sale gosse ! Je me retourne, un peu plus froid quoique mon embarras ne doit pas être dissipé.

Merci de l'avoir amené. Bon je ne te retiens pas. À plus tard.

Je la pousse vers la porte mais elle me glisse entre les mains. Je comprends, rien qu'à son regard, qu'elle n'est pas prête de partir.

Oh mon Jackou, t'es malpoli. Tu ne me présentes même pas à Monsieur ?

Je soupire et m'avoue vaincu. Avec elle, mieux vaut ne pas lutter. Elle dépose un sachet avec des paquets aux couleurs vives - les cadeaux sans doute et se dresse devant l'inconnu de la pièce. Quelques minutes à peine se sont écoulées depuis sa venue et déjà son parfum a rempli la pièce. Elle s'est renversée le flacon dessus ou ? Je grommelle. Sans se faire prier, elle lui fait la bise.

Enchantée, je suis la maman de Jack, Madame Grimm. Elle étouffe un petit rire de souris. Mais appelez-moi Nancy.

Puis, sans la moindre gêne, elle l'inspecte de la tête au pied et son sourire s'étire d'une malice que je connais trop bien. La malice d'une maman qui a comprit que Monsieur n'est pas un ami. Discrètement, elle me prends le bras et m'entraîne vers le comptoir de cuisine. Je ne doute pas, au vu de l'éclat de ses prunelles, qu'elle souhaite me faire par de ses conclusions véridiques.

Oh je suis ravie mon Jackou ! Enfin, tu as quelqu'un ! me glisse t-elle à l'oreille avant de pointer du doigt les bleus parsemant mon cou. Par contre tu devrais mettre une écharpe.

Je me sens mourir pour la seconde fois et c'est la tête rentrée dans les épaules que je pars pour ma chambre. Je n'ose même pas regarder Hannibal - pour qui d'ailleurs Aurore a reporté toute son attention. Lorsque je reviens vêtu d'un col roulé, je retrouve ma mère à l'égale d'Aurore. Pendue à ses bras.

Installez-vous, je vais débarrasser la table et apporter les gâteaux.

Je m'exécute et dégage le petit-déjeuner infructueux avant d'amener le premier dessert, puis le thé, le café et les jus. Ma mère bavarde comme une pie, avide de questions. Je soupire et m'assied en face d'Hannibal. J'ose un regard. Un regard à moitié désolé, à moitié amusé. Dans quoi nous ai-je nous fourrés ?


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