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filth in the beauty - cloud

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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-01-28, 21:25
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Tu avais toujours aimé les chats. Outre leur beauté, ils dégageaient cette aura sauvage que n'ont pas les autres animaux domestiques – si bien que tu ne les considérais pas comme tel. Ils étaient libres de vivre comme ils le souhaitaient, de dormir où ils le voulaient. Les chats étaient vite devenus les rois des lieux, et ce régime commençait à devenir sérieusement embêtant. L'un des plus vieux, pas très beau mais très agile, avait cette fâcheuse tendance à chiper les objets laissés sur le meuble à côté de la porte de la salle de bain. Et devinez ce que tu avais laissé sur le meuble en question ? Tes derniers vêtements propres.
Tu te lavais avec insouciance songeant déjà à devoir aller à la laverie une fois prêt mais Nil n'était visiblement pas du même avis. Au moment où tu avais ouvert la port de la douche, l'animal s'était enfui de la maison en courant. Il a vraiment un problème... Pensais-tu.
Tu te dirigeais vers tes vêtements et-

« ... Mon boxer. »

Ce fucking chat venait de se carapater avec ton dernier boxer propre dans la gueule. Pris d'un élan de folie (ou de survie, il fait froid dehors), tu enfilais ton jean sans prendre la peine de mettre haut et chaussures ou te sécher les cheveux : tu t'étais élancé dans cette tenue ridicule à la poursuite de la bête. Tu sortais de chez toi en trombe avant d’apercevoir Nil te narguer à l'autre bout de la rue, fier de son coup.

« PUTAIN REVIENS ICI !! »

Il venait de filer au moment où tu t'étais rué au sol pour l'attraper.
La situation n'aurait pas été si dérangeante si Cloud ne venait pas de débarquer. Tu levais les yeux vers le gigantesque marshmallow les oreilles rouges de honte.

« Je. Tu- »

Génial, c'était bien le moment de paniquer.
Tu n'avais décidément pas de chance, dès que ce type était dans les parages, quelque chose d'embarrassant devait se produire. Si seulement tu pouvais t'enterrer six pieds sous terre, tu le ferais.


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2016-01-29, 11:06
S'il y a une chose que Cloud déteste, c'est de se souvenir qu'il a passé toute son enfance dans ce quartier maudit d'Akhora. La tristesse des lieux ternit toujours un peu son âme, comme si la misère ambiante était contagieuse, et gâchait un peu son sourire. Sans doute est-ce pour cela que le recruteur du gang sud arbore la tenue la plus rose qu'il puisse trouver dans sa garde-robe, comme un remède à la médiocrité latente. Il se demande d'ailleurs pourquoi est-ce que ses pas continuent de le guider dans ce quartier. Parfois, c'est pour voir des gens dont il apprécie la compagnie, et qu'il n'aurait pas l'occasion de fréquenter autrement. Des gens qui l'ont connu après sa transformation en tornade Barbie, bien sûr. Mais aussi quelques uns qui se souviennent d'un jeune homme brun, aux traits fins, qui vendait son corps à qui le voulait - une facette de lui dont Cloud n'est jamais fier. Et parfois, Cloud revient à Akhora parce qu'il ressent le besoin d'exorciser le passé. De se prouver qu'il n'est plus ce gamin faible et sans dignité. Par son apparence, il a retrouvé son amour-propre, tout en ayant enfin l'impression d'être lui-même. Un bien trop précieux pour lui donner envie de retourner aux heures sombres de sa jeunesse.
Ses traits légèrement figés, Cloud avance sans but précis. Pourquoi en avoir un ? Il n'est pas nécessaire de savoir où l'on va pour marcher, il suffit de mettre un peu devant l'autre. Cela dit, au vu de la grisaille qui teint progressivement son humeur, il ne serait pas contre un peu de distraction. Sans savoir qu'il n'allait en fait pas tarder à en avoir.

Alors qu'il continue son périple dans un coin d'Akhora qu'il connaît moins bien - car Cloud connaît le quartier comme sa poche, ce dont on ne se doute guère en le voyant -, il aperçoit un chat tenant un boxer dans la gueule. La vue ne le fait même pas ciller ; ici, tout peut arriver. Absolument tout. Y compris voir un type vêtu uniquement d'un jean lui gueuler après et échouer lamentablement à essayer de le rattraper. Mais le plus drôle est le moment où l'homme lève les yeux, et sombre dans un état désespéré de honte. Cloud le reconnaît. Comment ne pas le reconnaître, d'ailleurs ? Cet homme-là, peu importe qu'il soit chef de gang - aux yeux de Cloud, ça n'a aucune importance. Tout ce qu'il sait, c'est que c'est lui qui le contrôle, quand ils se croisent. La honte est un puissant levier, et allez savoir pourquoi Hannibal se sent toujours extrêmement mal à l'aise en sa présence. Cela n'a absolument rien à voir avec leur première rencontre. Absolument pas.
Cloud s'approche de Hannibal et se penche vers lui, un grand sourire aux lèvres, retenant un fou rire qui naît en lui et qui ne demande qu'à sortir. En vieillissant, les traits de l'homme sont devenus plus durs, et sa musculature s'est bien développée ; on n'a aucune peine à imaginer que ce type-là fait partie d'un gang. Pas comme Cloud. D'ailleurs, il ignore totalement si Hannibal est au courant de son affiliation ou non, cela dit, ce n'est pas vraiment un secret. Cloud ne fait pas vraiment dans la discrétion.
« Oh, le pédophile. Quelle joie de te croiser ton chemin. »
Accroupi face à Hannibal, Cloud tend la main et la pose délicatement sur sa joue. Il aurait sans doute pu ajouter « gay » pour enfoncer le clou, sachant très bien que Hannibal déteste cela - mais ce serait beaucoup trop pour débuter, de toute façon. De toute façon, Cloud n'a rien contre les hommes non plus. Juste contre ceux qui draguent des gamins de douze-treize ans, en pensant en plus que ce sont des gamines.
« Toujours aussi pervers, à ce que je vois. N'était-ce pas un boxer que j'ai vu passé ? Il est à toi, non ? Ne me dis pas que tu te ballades sans rien sous ton jean, ce serait dégoûtant. » : continue Cloud en mimant une mine écœurée.
Puis, cette fois, c'est trop, l'homme rose se met à rire. D'un rire délicat et féminin, qui en dit long sur la raison pour laquelle Hannibal a pu un jour le prendre pour une fille. Enfin. A l'époque, Cloud était déjà efféminé. Simplement, pas autant qu'aujourd'hui - s'habiller comme il le fait, ça coûte.
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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-02-01, 12:47
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Oh, le pédophile. Quelle joie de croiser ton chemin.
Ta bouche s'est mise à trembler, tu as bafouillé quelques mots et tes joues cramoisies témoignent de ta gêne. Tu paniques, comme – presque - à chaque fois que tu te retrouves devant Cloud. Il trouve toujours un moyen de remuer le couteau dans la plaie dans une histoire vieille de plus de quinze ans.
Quinze ans, déjà. Quinze ans et ça te hante. Il te suffit de voir du rose dans ton champ de vision pour te rétracter, dans la peur de croiser cet énergumène au coin de la rue. Cloud est atypique et c'est peu dire, et l'a toujours été. Déjà jeune, ses traits féminins portaient à confusion et pour cause : toi-même était tombé dans le panneau. C'était une triste époque où, en tant qu'adolescent célibataire endurci, Faelan aimait te pousser vers les premières jolies filles du quartier. Voulant assurer ta virilité auprès de ton ami, tu t'étais empressé de te jeter sur la première demoiselle venue et qui fut-ce donc ? Cloud, bien entendu. Tu ne t'es jamais remis de cette honte qui t'a envahi lorsqu'il a explosé de rire à ton nez en précisant que, non, ce n'était pas une fille.

Il joue avec toi, te caresse la joue et pour être honnête, tu aimerais lui dire d'aller se faire foutre et de le cogner mais tu ne t'en sens pas capable. Tu es figé sur place et tu bégayes comme un enfant désemparé, c'est un triste tableau pour un chef de gang réputé dangereux. Ne me dis pas que tu te ballades sans rien sous ton jean, ce serait dégoûtant. Le mot dégoûtant résonne dans ta tête. Qu'est-ce que tu donnerais pour partir en courant avec dignité et effacer la mémoire de Cloud. Car il a raison : tu n'as rien sous ton jean. Et oui, c'est dégoûtant.


« ... Putain ! Tu-... Je. Enfin. RAAAH. »

Tu pousses un grognement sauvage avant de te relever d'un bond, décidément énervé ET embarrassé.
Les pommettes rosées, tu pointes ton interlocuteur du doigt en essayant d'être le plus crédible possible : sourcils froncés, dents serrées, regard perçant. Tu n'oses pas imaginer la scène.

« Ne me traite pas de pédophile : je ne le suis. PAS. Et ensuite... Ton doigt s'oriente vers le chat qui s'est tiré plus vite que l'éclair et continue de hurler sur Cloud, attirant au passage les regards médusés des passants : ET QU'EST-CE QUI TE DIT QUE C'EST À MOI ?! »

Tu ne réfléchis jamais.
Jamais.
Et tu allais le payer, comme toujours, car tu venais de tendre une immense perche à ce bonbon ambulant.


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2016-02-01, 20:40
Cloud ne peut pas dire que croiser Hannibal est un événement qui lui fait plaisir. Bien sûr, c'est toujours assez amusant de voir un terrifiant chef de gang balbutier tel un gamin devant sa première copine - il y a un peu de cela, dans leur relation, il y a quinze ans, Hannibal était un gamin inexpérimenté qui croyait devoir montrer qu'il était un homme, un vrai, et quoi de mieux qu'une femme, dans ce cas ? Cloud ne peut pas prétendre comprendre. Leur expérience en amour a été radicalement différente, et Cloud sait pertinemment qu'avec quelques années en plus, et la question de l'argent sur le tapis, il n'aurait vu aucun inconvénient à l'obliger. Bien sûr, l'androgyne s'est toujours gardé de le mentionner à Hannibal. Il préfère rire de lui, d'autant plus que sa maladresse était vraiment comique. Même à douze ans, Cloud aurait pu mieux se débrouiller pour aborder une fille. Ce dont il ne se prive pas de signaler, en revanche.
Incapable de lui fournir une réponse cohérente, le chef du gang nord finit par se lever, visiblement en colère. Malheureusement pour lui, la teinte rose de ses joues et sa ridicule façon de bafouiller ont raison de tout le sérieux dont il pourrait faire preuve, et Cloud se retient de rire rien qu'en le voyant. Qui croit-il donc impressionner, avec une telle attitude ? C'est trop tard, Hannibal. Surtout si tu tends de telles perches à Cloud, tu te doutes bien qu'il va les pendre.
Le recruteur pose un doigt sur ses lèvres, mimant une expression de dégoût profond.
« Donc il était à toi. »
Le regard de Cloud glisse vers le pantalon de Hannibal. Honnêtement, il se fiche bien de savoir s'il porte quelque chose en dessous ou non ; c'est pour le principe, comprenez-vous. Cloud fait preuve d'un drôle de sérieux quand il s'agit de torturer Hannibal. Un sérieux que bien d'autres aimeraient bien le voir adopter, parfois, quand il les énerve à dire n'importe quoi - ce qui arrive assez souvent.
« Tu te pointes devant moi vêtu d'un seul jean, tu rougis comme un idiot et tu es incapable de parler sans bredouiller. Je ne pensais pas que tu étais encore amoureux de moi, Hannibal. »
Puis il lui fait un clin d'œil, comme pour lui dire que son secret est bien gardé avec lui. La bonne blague. Cloud a bien de la chance qu'il arrive à tenir le trentenaire par la honte, autrement, il serait sans doute six pieds sous terre à l'heure qu'il est. Comme Hannibal doit le haïr. Et comme Cloud s'en fiche. C'est de sa faute, de toute façon. La prochaine fois, il y réfléchira à deux fois, avant de venir Cloud.
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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-02-09, 23:50
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Tes oreilles rougissent de honte.
Cloud est un véritable démon, tu ne le sais que trop bien. Il n'a pas changé après toutes ces années. Toujours aussi arrogant, vil et cruel. Tu ignores ce qui le pousse à toujours pousser la plaisanterie très loin mais toi, ça t'agace. Et bien plus que ça, ça te met en colère. Mais ta colère n'est qu'à peine visible, trop dissimulée derrière tes balbutiements et tes gestes maladroits pour manifester ton mécontentement. Tu as l'impression d'avoir à nouveau dix-sept ans face à ta première copine. Or, tu en as trente-quatre et Cloud n'est certainement pas ta copine – et ne le sera jamais, cela va de soi. Je ne pensais pas que tu étais encore amoureux de moi, Hannibal. Tu vas exploser.
Tu tends tes mains vers lui mais elles se crispent. Qu'est-ce que tu donnerais pour pouvoir l'étrangler et l'entendre crier comme une oie... Les regards se reposent sur vous et tu arrêtes tes enfantillages dans un sifflement entre les dents. Tes bras retombent ballants le long de ton corps.

« J'ai cru comprendre que tu préférais les vieilles. Dommage ! »

Tu prends un air faussement déçu. Si tu n'es pas capable de te défendre, alors tu attaques, tout bêtement. Le mariage de Cloud n'était pas vraiment un secret ou tout du moins, les rumeurs courraient à l'époque et n'étaient pas censurées. Tu n'as jamais eu les détails de cette histoire mais tu te souviens qu'on mentionnait une vieille fripée, et surtout une vieille riche.

« Je n'ai aucune chance, tu comprends rien. »

Tu croises les bras et reprends un air on ne peut plus sérieux avant de le toiser. « Trêve de plaisanterie. Tu es sur mon territoire, Cloud. Alors ne fais pas comme chez toi, c'est bien compris ? »

Tu as bien conscience que ce bonbon rose faisait autrefois parti des habitants avec lesquels tu partages ta vie, à l'époque où au contraire tu vivais modestement avec tes parents dans un arrondissement plus accueillant. Mais le passé est le passé.

« Qu'est-ce que tu fous ici ? »


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2016-02-10, 16:49
Cloud voit Hannibal rougir, et la réaction lui plaît. D'une certaine manière, il considère que c'est justifié. Hannibal ne peut pas vraiment comprendre ce qu'il a vécu, vraiment. Ce n'est pas parce que Cloud n'en est pas sorti traumatisé que cela signifie que son enfance n'était pas si dure. C'était l'enfer, et l'homme rose ne l'oubliera jamais. Ce n'est pas un aspect de son existence dont il aime se remémorer, il n'est pas très fier de ce qu'il a pu faire par le passé, ayant parfaitement conscience qu'il a perdu sa dignité quelque part dans un coin sombre de son quartier. Mais Cloud en est ressorti plus fort, tellement plus fort, et c'est peut-être pour cela qu'il aime prendre à la rigolade tout ce qui se rapporte à ce passé honteux. Hannibal pense certainement qu'il ne fait que se moquer de lui. Toutefois, il y a un peu plus de cela, là-dedans. Il est un symbole, après tout. Et si Cloud se montre plus fort que lui, alors il est plus fort que ses peurs passées. Tout simplement.
(Mais bien sûr, c'est aussi parce qu'il aime l'embêter, c'est trop facile avec lui.)
Avec l'âge, peut-être devient-il plus résistant lui aussi. Le recruteur le voit résister à la haine - et peut-être meurt-il d'envie de le tuer en cet instant, et peut-être Cloud n'aurait-il rien contre -, avant de se calmer et de sortir la première remarque intelligente de leur rencontre. Et peut-être la première tout court depuis qu'il le connaît, en fait. Les yeux de Cloud s'étrecissent. Ah, bien joué, Hannibal, il semblerait que tu aies touché un point sensible. C'est vrai que son mariage est une affaire connue dans ce quartier-là. A Javenaes, tout le monde s'en fiche ; parfois, Cloud a tendance à oublier à quel point il a pu marquer Akhora.
« Elle, au moins, elle a eu le courage de me demander de coucher avec elle, rétorque Cloud, adoptant également l'attaque parce qu'à l'instar de Hannibal, sur ce sujet, il est lui aussi incapable de se défendre. Je n'ai jamais compris pourquoi tu t'es effrayé, toi. Est-ce que je t'ai vraiment dit non ? »
Eh bien, c'était un non de toute façon, mais indirectement. Cela dit, Cloud ne ment pas. Un peu plus tard, si Hannibal l'avait payé, la réponse aurait été différente. Même si Cloud aurait continué de rire de lui, cela va sans dire. Mais Cloud n'aurait jamais refusé un client - il aurait eu bien trop besoin de l'argent pour refuser une passe sous prétexte que le client l'avait dragué plus jeune.
Mais il n'y a pas de fantaisie, pas de paillettes, pas de sourire ; Cloud ne bouge pas, et cette immobilité traduit son trouble. Il a peut-être accepté son passé, ce qui ne veut pas dire qu'il l'apprécie. Loin de là. C'est ce qu'il y a d'ennuyeux, avec Hannibal. Ce lien avec l'ancien temps lui pèse, parfois. Et s'il le laisse faire, c'est lui qui va souffrir.
« Ton territoire ? demande-t-il avec une pointe de scepticisme. Ah oui, c'est vrai que tu diriges un gang, ici. Pardon, j'avais oublié. »
Mais Cloud n'ira pas plus loin ; cela ne lui apporterait rien, de toute façon. Ce qui l'amuse, c'est de le vanner sur le passé, pas sur le présent. Il paraît que Hannibal est devenu dangereux. Cloud s'entend plutôt bien avec son second ; il faut dire que quelqu'un qui apprécie ses blagues, c'est tellement rare que forcément, même le membre d'un gang opposé ne pouvait que devenir ami avec Faelan. Et il sait très bien comment la prise de pouvoir s'est faite. Et ça le fait rire, bien sûr. Il pourrait difficilement en être autrement, de toute façon.
« Que tu le veuilles ou non, Hannibal, ici, c'est chez moi. » Même si Cloud ne pense pas vraiment au nord comme son foyer, il ne peut nier que c'est le lieu de son enfance, et qu'il a besoin de s'y rendre pour se renforcer, pour se rappeler d'où il vient et ce qu'il ne veut plus faire. « Que je sache, les citoyens de cette ville n'ont pas besoin de ta permission pour marcher sur ton territoire. Il y a des gens que j'aime, ici, tu n'aurais tout de même pas la cruauté de les priver de ma présence ? » Puis, en tendant les bras pour lui permettre de mieux voir sa tenue. « Et je doute que je représente un danger pour toi. C'est toi qui t'affoles quand tu me vois, mais au cas où tu n'aurais pas remarqué, je n'ai aucune chance de passer inaperçu et tu peux aisément tracer le moindre de mes déplacements. Alors je ne vois pas pourquoi tu te sens menacé comme ça. »
Cloud lève un sourcil, comme pour le défier de le contredire. C'est bien beau, ce qu'il dit, et cela s'appliquerait certainement à un citoyen lambda, même avec un accoutrement extravagant. Sauf que, manque de bol, Cloud fait partie de l'ennemi ; la question d'Hannibal n'est donc pas si stupide que cela. Tout ce que Cloud espère, c'est que l'information n'est pas encore parvenue aux oreilles du chef, sinon... eh bien, il va falloir lui trouver un autre angle d'attaque. C'est déjà un honneur que Cloud lui fait, en lui répondant sérieusement ; c'est si rare que ça équivaut bien à un geste de paix, de sa paix.
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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-02-15, 19:28
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Il va vraiment te faire péter les plombs. Le voilà à parler de passer à l'acte d'une manière ou d'une et, forcément, il fallait que ton imagination te joue des tours. Tu te sens terriblement mal à l'aise – surtout dans une tenue pareille – de penser à Cloud de façon aussi obscène. Franchement, Hannibal, reprends-toi, c'est pas possible ! Si seulement tu pouvais te gifler, non, te fracasser la mâchoire, tu le ferais. Avoir des pensées aussi déplacées ne fait pas parti de tes habitudes – et dieu merci. Tu tentes de balayer la gêne du mieux que tu le peux en laissant ton regard se faufiler à droite et à gauche mais ce dernier finit toujours par converger vers ton interlocuteur. Tu ne comprendras jamais comment il parvient à te déstabiliser si facilement ? La jeunesse ne semble jamais vous avoir quitté dès que vous vous retrouvez face à face.
Mais le bonhomme rose a plus d'un tour dans son sac, et un en particulier permet de faire perdre à tes joues cette couleur écrevisse : il ne se rappelait plus vraiment que tu es un chef de gang, maintenant, et pas un gamin d'la rue. Tu te sens presque vexé malgré toutes ces fois où tu maudis ton poste.

Tu sais pertinemment qu'il n'a pas tort sur toute la ligne, que ses terres ne t'appartiennent pas à proprement parlé et honnêtement, tu te fiches pas mal de qui peut les fouler. C'est seulement... C'est seulement que c'est Cloud, et que tu l'as en grippe. C'est difficile de te l'avouer mais il le faut bien. Tu ne parviens pas à le cerner, ni à l'encadrer : il pourrait bien être dans un gang que tu ne le remarquerais même pas. Attendez, ça se se trouve il est dans un gang ? Oh mon dieu ton cerveau se retourne complètement, tu es certain que de la fumée sort de tes oreilles. Tu croises les bras – bon sang qu'est-ce qu'il peut faire froid – et finis par retrouver ton calme ainsi que ton sérieux (après une lutte intérieure assez trépidante.)

« Comme tu l'as dit si bien, je suis chef. Et je ne te fais pas confiance. Sans offense. »

Cloud appartient sans doute à cette petite minorité incapable à cerner. Tu es curieux de savoir si, un jour, quelqu'un a pu lire dans le fond de ses yeux. Ils sont pétillants, ils sourient mais quelque part, ils sont morts. Et c'est cette mort mystérieuse que tu n'arrives pas à déchiffrer. Peut-être qu'il est simplement comme ça, qu'il n'a pas de secret à cacher. Tu n'es pas très bon détective dans tous les cas et, à son contraire, tu es d'ceux dont on peut anticiper les mots et les mouvements en un quart de seconde.

Puis tu reviens doucement à la réalité et marmonnes, avec une certaine mélancolie :

« Si tu as pu quitter cet endroit, tu es chanceux. Tu ne devrais pas avoir à revenir. Ici, c'est notre Enfer, plus le tien. Quand bien même tu y es né. »

Dans un moment de silence, une bourrasque de vent semble emporter tes mots. Tu restes le regarder sans même rougir – en soit, un exploit. Non, tu n'arrives vraiment pas à lire en lui. Est-il seulement humain ?
Quelque chose effleure tes chevilles. À ta grande surprise, le chat. Le chat avec ton vêtement encore coincé dans la gueule. « Hey- ! » Alors que tu t'apprêtes à te baisser pour attraper ce vil voleur, celui-ci court s'enrouler dans le tissu du kimono de Cloud. De quoi détruire davantage ta crédibilité. Et il est hors de question que tu te jettes sur le bonbon ambulant pour récupérer ton boxer.

« ... Tu peux l'attraper ? Le chat, hein. »

Hors de question qu'il touche à tes sous-vêtements, le bougre.


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2016-02-18, 19:02
Hannibal essaie de fuir son regard, et Cloud le remarque. Il est toujours très conscient de cette gêne qui habite le chef du gang ennemi lorsqu'il l'observe, et ne se lasse pas de guetter le moindre signe de la honte. Oui, il faut qu'il ait honte. Il faut que quelqu'un paie, que quelqu'un se rende compte que l'indifférence et l'ignorance peuvent détruire une vie. Ce ne serait que justice. Cloud sait que ce ne sera pas lui qui la fera. Ce n'est simplement pas sa destinée, il n'a pas d'intérêt à s'y adonner. Mais tout de même. Hannibal le mérite. Dans le fond, Cloud n'a jamais réussi à le voir autrement que comme l'un des parasites d'Akhora. Ces gens qui auraient sans doute eu la force de changer les chose et qui ne l'ont pas fait.
(Ou peut-être est-ce parce qu'il n'a jamais réussi à se départir de sa propre honte initiale, et se montre enclin à tout lui mettre sur le dos.)
Cloud ne se sent donc nullement offusqué quand Hannibal lui dit ne pas lui faire confiance.
« Eh bien, je ne te fais pas confiance non plus. » Mais ses raisons sont autres, profondes, et peut-être lui-même est-il incapable de les désigner. Tout ce qu'il sait, Cloud, c'est qu'il ne dit pas cela de façon purement rhétorique, afin de faire du mal à Hannibal en retour. Il ne le peut vraiment pas.
Il pourrait lui dire, Cloud.
Qu'il n'a jamais vraiment quitté cet enfer.
Que cette misère le suit partout, désormais, s'attachant au moindre de ses pas, refusant de le laisser libre.
Qu'il est marqué à vie par cette enfance désastreuse où il aurait pu perdre toute lucidité.
Qu'il a besoin de lutter contre ses peurs.
Mais il ne dit rien, parce que c'est Hannibal et qu'il ne veut pas de sa pitié - juste de sa honte. Parce qu'il joue au lieu de se montrer sincère. Parce qu'il est Cloud, tout simplement.
« Sais-tu de quelle couleur est l'enfer ? » : demande Cloud sur un ton léger - bien trop léger.
A cause de lui, tout le monde le dit illogique, incompréhensible. Parce que la douleur le fait rire et que ses larmes coulent pour un ongle cassé. Mais il y a toujours une logique. Cloud voit simplement les choses différemment. Ses valeurs se mesurent sur une autre échelle, mais cette dernière n'a rien de tordu. Pour lui, la souffrance ne peut être dite que sur le ton de la plaisanterie - sinon, c'est lui accorder trop d'importance.
C'est à ce moment-là que le chat décide de réapparaître, pour le plus grand bonheur de Cloud. Échappant à nouveau à la prise d'Hannibal, il vient se réfugier chez Cloud, qui sent un énorme sourire se former sur son visage. Bien sûr que la bête va le préférer ; n'importe qui préférerait avoir affaire à un homme doux et sensible comme lui, plutôt qu'une espèce de brute vulgaire.
« Comme si j'allais toucher à tes sous-vêtements. » : rétorque Cloud, fronçant le nez en songeant avec dégoût à la possibilité de mettre la main sur le boxer de Hannibal.
Il n'attrape cependant pas l'animal, se contentant de le caresser un peu. Sans que celui-ci ne semble protester, d'ailleurs. Quel chat ingrat, songe Cloud avec ironie. Et sans doute bien plus intelligent que tous les êtres humains qui peuplent ce quartier. Lui, au moins, a compris quelle est la couleur de l'enfer.
Celle que l'on porte telle une bannière pour s'en protéger.
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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-02-25, 16:45
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Eh bien, je ne te fais pas confiance non plus. À la bonne heure ! Il y a au moins un point sur lequel vous vous rejoignez. Tu t'en réjouirais presque mais le moment n'est pas aux satisfactions. De toute manière, jamais tu n'arriveras à esquisser un sourire face à Cloud – si ce n'est qu'un sourire un tantinet provocateur mais quelque chose te dit qu'il finira toujours pas trouver un moyen de retourner la situation à son avantage. Cloud est malin, plus que toi – et tu es bien conscient que ce n'est pas bien difficile, il suffit de voir le comportement de Faelan toujours aussi triomphant malgré les années qui passent. Tu n'es pas du genre à analyser et tu aurais fait un détective de merde.
Tu soupires et poses tes mains sur tes hanches. Tu commences à avoir sérieusement froid, tu peux sentir les poils sur tes bras se hérisser et le bout de tes doigts est gelé. Sais-tu de quelle couleur est l'Enfer ? Tu tiques, hausses un sourcil. Que cherche-t-il à te dire ? Tu fixes le vide quelques longues secondes à la recherche d'une réponse mais bien avant que tu puisses donner ton avis, l'énergumène rose en kimono reprend : Comme si j'allais toucher à tes sous-vêtements. Tu lèves les yeux au ciel, cette fois.

Quelle pimbêche.

« D'où le fait que je te dis de m'attraper le chat, pas le sous-vêtement. »

Il t'a fallut beaucoup de self-control pour le dire sans rougir de honte. Tu t'éclaircis la gorge et t'accroupis. Porter un jean sans caleçon c'est... Une expérience à ne plus retenter. Tu tentes d'appeler le chat en faisant remuer la poussière au sol.

« L'Enfer est rose, je suppose. Balances-tu de but en blanc, sans pour autant adresser un quelconque regard vers ton interlocuteur. T'as tout du Diable, Cloud, crois-moi. C'est comme si personne ne pouvait te cerner. Ouais, je doute pas que tu pourrais détruire le monde sans que personne ne le remarque. » Tu n'as même pas conscience de la profondeur de tes mots.

L'animal s'apprête à déguerpir. Tu remarques son arrière-train se redresser et ses oreilles se plaquer contre son crâne. « Oh non tu ne partiras pas comme ça... » Tu te jettes au sol, te râpant le ventre sur les gravillons et ah ! tu l'as eu. Tu tiens la bête contre toi qui se débat tant bien que mal. « Donne-moi ça... ! » Grognes-tu.

Tu lèves un œil discret vers Cloud. Merde. Tu viens de salir son kimono en te jetant par terre.

« Ah. Euh. Pardon. »


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2016-02-28, 10:34
Cloud pourrait accéder enfin à la requête de Hannibal et attraper ce chat. Mais voilà, il n'en a pas envie ; et cette raison à elle seule suffit à justifier le fait qu'il ne lui obéisse pas. Cela n'a rien à voir avec une quelconque rébellion contre une autorité rejettée, non ; Cloud ne se soucie que très peu de l'autorité de Hannibal, parce que de toute façon, il n'a pas choisi de rejoindre le gang de son propre quartier, et s'est trouvé des gens qu'il respecte plus. C'est tout. Ce n'est donc pas malice de sa part s'il ne fait rien pour attraper le chat. A vrai dire, cela le ferait même rire s'il déguerpissait en cet instant, obligeant Hannibal à lui courir après. Ce serait là un spectacle très amusant, d'autant plus que le temps n'est guère propice pour une ballade à demi-nu. Peut-être devrait-il s'y essayer, un jour, pour voir.
Cloud secoue lentement la tête.
« Pour moi, c'est le rose, pas pour toi. Mais je te remercie du compliment, vraiment, tu sais parler aux femmes, Hannibal. »
Au fond, Cloud est vexé.
Parce que même lui peut se vexer lorsqu'on le compare au diable et à une entité destructrice alors qu'il s'agit sans doute d'un des hommes des gangs les plus doux qui existent.
(Bon, okay, si on oublie la mort de sa femme. Mais c'est un détail.)
Cloud croise les bras, jetant un regard froid à Hannibal - l'équivalent, sans doute, pour une personne normalement constituée, d'un regard de colère. A ce stade, ça pourrait encore passer. Cloud pourrait se calmer et passer l'éponge. Bien sûr, s'énerver lorsqu'on se sent insulté est totalement normal - mais personne n'a dit que Cloud ne réagissait pas aussi comme les autres de temps en temps. Autrement, cela le rendrait très certainement prévisible : il suffirait de penser à ce que ferait une personne lambda pour savoir ce que ne ferait pas Cloud. Mais cela ne marche pas comme cela, et le recruteur a également son ego. Peut-être, au fond de lui, n'aime-t-il pas qu'on lui fasse remarquer qu'il est impossible à cerner. Peut-être désire-t-il ardemment que le monde saisisse le sens de la logique et cesse de le regarder comme un énergumène extravagant. D'un autre côté, il n'attend rien de Hannibal ; ils ne sont pas faits pour se comprendre, ils sont faits pour la chamaillerie infantile qui a toujours manqué à Cloud - comme il aurait donné cher pour connaître ces rires d'enfants.
A ce stade, ça pourrait encore passer.
Mais Hannibal se jette sur le chat s'apprêtant à repartir, et le geste soulève poussière et terre qui se retrouvent sur le kimono de Cloud.
Et ça, c'est inacceptable.
L'homme rose reste un instant immobile, silencieux, à contempler le carnage. Car c'en est un, nécessairement ; ses kimonos ne rentrent pas dans une machine à laver, ça les abîmerait, il faut donc les laver à la main, soigneusement - et bien sûr, impossible de laisser le précieux vêtement à un pressing, ce serait une hérésie. Ce qui demande déjà du temps. Ce qui en demande encore plus lorsque le vêtement est sale.
Le regard de Cloud se ternit.
Son visage ne sourit plus.
Le recruteur du sud empoigne le chef du nord par l'épaule, et sa prise, qu'il ne maîtrise pas, est beaucoup plus forte que ce que l'on attendrait de sa part. Parfois, on oublie que Cloud est aussi un homme. Et qu'il peut réagir au quart de tour.
« Est-ce que tu as une idée de la galère que c'est, pour avoir ces choses propres ? Tu veux que je t'oblige à le nettoyer, peut-être ? »
Hannibal en train de nettoyer un kimono rose - voilà qui vaudrait le détour.
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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2016-03-10, 10:54
ft. cloud
Il faut l'avouer : tu es plutôt surpris de la force que met Cloud dans ton épaule. Ce n'est pas douloureux mais c'est assez ferme pour te rappeler qu'il est aussi un homme et que de la force, il en a sans doute malgré son accoutrement et son allure svelte. Tu tiens ton regard, tu ne vas pas ciller face aux menaces – alors que paradoxalement tu baisses les yeux dès qu'il se moque de toi et cherche à te taquiner dès que l'occasion se présente. La violence est ton quotidien, l'idée de fuir est lointaine, au contraire : tu prends toujours part aux conflits avec joie car c'est bien la seule chose dans laquelle tu es doué : frapper et gueuler fort. Tu ne peux pourtant pas te résigner à t'imaginer un seul instant finir par coller ton poing dans la figure de cet énergumène, quand bien même l'envie gronde au fond de ton estomac tu te sentirais coupable pour on ne sait quelle raison. Et quelque chose te dit qu'il te le ferait regretter et tu ne doutes pas une seule seconde qu'il puisse abuser de sa mesquinerie à ton égard.

Tu veux que je t'oblige à le nettoyer, peut-être ?

Tu oses – oui, oses – te saisir de son poignet pour l'abaisser. Tu n'y mets pas toute ta force mais simplement assez pour lui faire comprendre que tu n'es pas aussi docile qu'il le souhaiterait sans doute.

« Essaye donc. »

Le provoquer n'est pas la plus intelligent des idées, Hannibal. Mais tu ne peux pas t'en empêcher, n'est-ce pas ? Tu le relâches.

« Il finirait dans un état pire que celui-ci de toute manière. »

Tu te penches vers lui. Tes yeux rient mais ton visage reste de marbre. « Mais vas-y, donne-le moi, je vais me faire une joie de le réduire en pièces. »


filth in the beauty




random shit:
 
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2016-04-09, 20:13
Cloud est comme à un tournant de son existence.
Tout pourrait basculer dans cet instant où il pourrait briser tous ses préceptes et rejetter cette fragilité apparente qu'il s'est efforcé de construire. Cloud ne peut pas être violent. Il est grâce et élégance, le raffinement à l'état pur. Il a la maîtrise d'une danseuse étoile dont la beauté est telle qu'on ignore tout des douleurs qu'elle s'est infligée pour parvenir à un tel résultat. La beauté du tableau résulte dans sa façon d'être naturel, comme s'il était né intact, comme s'il n'y avait jamais eu un procédé derrière visant à le constituer. Cloud est une forme de perfection visuelle qu'il ne convient pas d'altérer. Et pourtant, il pourrait détruire en un instant, parce que cet imbécile d'Hannibal a osé s'en prendre à son kimono.
C'est toutefois un paradoxe que rencontre le recruteur. Cloud est environné de violence mais n'est pas violence lui-même. Bonimenteur, il est capable de s'en sortir par la simple force de ses mots. Ce sont les faibles qui ont recours à leurs poings. Argument de faible, ça, d'ailleurs. L'homme rose n'aime cependant pas que l'on confonde ses goûts avec sa propre force. Monter au créneau, il en serait sans doute capable si cela en vaut la peine. Et peut-être est-ce le cas d'un vêtement.
Hannibal ne se laisse pas faire, cela dit. Et c'est peut-être la première fois que le rieur se rend compte qu'il a affaire à un chef de gang. Des provocations, il doit en recevoir souvent, et d'hommes plus impressionnants que Cloud. S'il ignore de plus que sa nemesis appartient à un gang rival, il doit voir encore moins d'inconvénient à répondre à ses attaques par d'autres. Cloud le laisse desserrer sa prise, en partie parce qu'il n'a pas tant que cela envie de savoir qui a le plus de force dans ses bras - avec sa carrure, il n'est pas impossible que ce soit Hannibal, mais mieux vaut ne pas vérifier.
« Ne me fais pas le coup du caïd, Hanni, ça ne marchera pas. Tu salis, tu nettoies. C'est comme ça que ça fonctionne chez les gens bien élevés. Me dis pas que tu montres les crocs pour affirmer ta virilité, c'est à pleurer. »
Même avec cette tension lourde qui assombrit l'air, Cloud ne peut s'empêcher de rire. Sérieux, sans doute l'est-il ; il doit y avoir un fond de vérité dans ses paroles. D'une certaine façon, il trouve cela regrettable, cette façon qu'a Hannibal de réagir.
« Je te conseillerais de ne pas me sous-estimer, Hannibal. Tu ne me fais pas peur, et si je dois me mettre tout ton gang à dos, crois-moi que je le ferai. »
Et il ne ment pas non plus, lorsqu'il affirme cela. Il y a des choses qu'il ne faut pas faire. Manquer de politesse, dans le fond, c'est inacceptable.
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