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FAELAN ♦ Il est sympa, mais qu'est-ce qu'il est chiant...

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Faelan Kennedy
BRAS DROIT DU NORD
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2015-11-11, 22:53

Faelan

feat Badou Nails (DOGS)
description morale - Il n'existe pas qu'un seul Faelan. Il existe autant de Faelan qu'il existe de personnes qui l'ont rencontré. Autant le dire tout de suite, car en fonction de l'interlocuteur à qui vous vous adressez, vous aurez le droit à des tableaux très différents de ce qui n'est qu'en fait une seule personne.
Si vous demandez son avis à sa mère, par exemple, en admettant qu'elle reconnaisse qu'elle a un fils de ce genre – car depuis quelques années, elle refuse catégoriquement de le voir et a tiré un trait sur lui -, vous aurez l'image d'un sale garnement. Menteur, déviant, contrariant, Faelan, c'est le fils que l'on ne veut pas avoir, celui qui jette l’opprobre sur la famille, celui qui finit par devenir le bras droit d'un gang de pauvres. Il a l'air de n'accorder d'importance à rien, si ce n'est à ses amis vauriens et à leur intérêt, et traite le reste des choses avec un mépris et une légèreté insolente intolérable.Ce portrait est cependant bien trop négatif, mais il est intéressant, car les personnes droites et honnêtes auront certainement un avis similaire sur le sujet.
Si vous demandez son avis à Hannibal, vous aurez un portrait bien plus flatteur. Il mettrait en avant les qualités de Faelan : sa personnalité un peu atypique, rayonnante, parfois aussi un peu chiante, puisque Faelan cultive la moquerie comme un art ancestral. Le fait que, même s'il fait des efforts, Faelan est tout de même un peu trouillard, ce qui donne parfois lieu de se moquer de lui – il le mérite bien, c'est un juste retour des choses. Que Faelan n'est pas toujours très doué, en particulier lorsqu'il essaie de faire les choses sérieusement, mais qu'au fond, c'est quelqu'un sur qui on peut compter. Mais Hannibal est son meilleur ami : peut-être est-il trop peu objectif et passe outre les défauts de Faelan, peut-être pardonne-t-il trop facilement les déviances du rouquin.
Les psychiatres ont également un avis sur Faelan : ils disent que ce jeune homme avait autrefois des troubles du comportement, qui se manifestaient par une incapacité à bâtir des relations saines et normales avec ses parents et ses amis, par le retour trop fréquent à l'humour pour se sortir des situations injustement jugées délicates, et enfin par des actes de délinquances censés exprimer un mal-être profond. Mais ces mêmes docteurs affirment qu'aujourd'hui Faelan est guéri et qu'il est désormais un bon citoyen. On peut donc raisonnablement douter de la véracité de leurs propos.
On pourrait finir par interroger les membres du gang du Nord, qui n'auraient pas de motif de se plaindre de lui – si on exclue le fait qu'il passe son temps à se moquer d'eux, bien sûr, on ne le refait pas. Faelan est un homme très sympathique et ouvert d'esprit, avec qui il est facile de discuter, et qui ne se casse pas la tête pour rien. Il donne parfois l'impression de prendre tout à la légère, mais il est impliqué dans ce qu'il fait. Chaque membre de son gang sent qu'il est important pour lui, car Faelan leur fait comprendre que chacun d'entre eux est la pièce d'un ensemble plus grand, et que si une seule pièce viendrait à manquer, l'ensemble perdrait de sa solidité. Faelan, donc, ne pense pas uniquement aux intérêts du gang ou à ceux d'Hannibal : il pense aussi à eux. S'il est devenu bras droit, c'est que Faelan a su inspirer la confiance, et c'est ce qui ressort globalement. On peut lui faire confiance, il sait ce qu'il fait – et il fait ce qu'il sait, aussi...

Cela étant, il y a bien quelque chose que tout le monde sait à propos de Faelan et que, pourtant, personne ne mentionne. Tout le monde a plus ou moins conscience que Faelan n'est pas aussi insouciant que ce qu'il a l'air. Ceux qui le connaissent et le fréquentent se rendent peu à peu compte qu'il existe des failles qu'il essaie de cacher, et dont il refuse de parler, des failles liées à son passé et aux événements qu'il a dû affronter.
Par exemple, Faelan craint plus que tout au monde de retourner à l'hôpital psychiatrique où il a été interné. S'il doit évoquer le sujet, ce qu'il fera rarement de bon cœur, il vous expliquera que ce lieu l'aura plutôt rendu fou que soigné. Cela s'assortit d'une peur des contraintes en tout genre : peut-être est-ce pour cette raison que Faelan s'est choisi un chef qu'il savait capable de suivre, afin de recevoir des ordres de quelqu'un qui ne le forcerait jamais à faire ce qu'il ne désire pas.
De façon similaire, mieux vaut éviter d'évoquer les événements qui ont conduit Faelan à rejoindre le gang. Il n'a pas vraiment apprécié d'être privé de son meilleur ami pendant si longtemps, il est donc inutile de lui rappeler que cette séparation est due à une erreur stupide d'Hannibal. Le passé est le passé, Faelan n'a pas envie de revenir là-dessus.
Enfin, la question de la famille de Faelan, avec qui il a définitivement coupé les ponts, n'est pas un sujet très souhaitable. Faelan entretient un mélange de ressentiment et de blessure quant à cette situation. Il ne sait pas vraiment qui a prononcé la rupture en premier.
nom ; Le nom de Kennedy ne vous est pas inconnu pour peu que vous ayez quelques connaissances en histoire des États-Unis, mais il n'est pas sûr que Faelan soit vraiment un lointain descendant de JFK.
prénom ; Le prénom de Faelan peut vous sembler un peu féminin, mais c'est bien comme cela que se prénomme ce brave homme. Ça n'a aucun rapport avec les fae, évidemment.
âge ; Trente-quatre ans.
sexe ; Même avec ses longs cheveux roux, vous pouvez bien remarquer que Faelan est un homme.
nationalité ; Américaine.
origine(s) ; C'est peut-être un cliché de dire que tous les roux sont irlandais, mais dans le cas de Faelan, ça se vérifie parfaitement.
race ; Un pouvoir ? Très peu pour Faelan, qui se plaît bien dans sa condition d'humain lambda. Il est bien assez étrange ainsi.
groupe ; Nord.
occupation ; Faelan est le bras-droit d'Hannibal, il est donc le numéro deux dans la hiérarchie, un poste qui fait sa fierté, car rien ne vaut la possibilité de pouvoir travailler pour son frère de cœur.
situation maritale ; Libre comme l'air, il déteste l'amour, l'engagement et les situations rangées. Son célibat est assumé, il n'est pas prêt à l'abandonner pour quelques pathétiques sentiments romantiques.
situation financière ; Pas très folichonne, puisque Faelan est vraiment pauvre.
lieu de résidence ; Vous ne vous attendez tout de même pas à un manoir avec vue sur la mer ? Non, Faelan se contente d'un petit taudis à Shantytown.

description physique - Si vous recherchez un canon de beauté, passez votre chemin, ce n'est pas la qualité principale de Faelan. Celui-ci a cependant une apparence engageante : malgré sa tête de gangster, il paraît sympathique, aimable, et ne donne pas vraiment de raison de se méfier de lui. Vous le verrez toujours souriant et enjoué. Son langage corporel est d'ailleurs très ouvert ; il n'hésite pas à se montrer tactile, au risque parfois d'agacer.
Faelan est un homme, un vrai, mais il a les cheveux longs. Sa rivière rousse est loin d'être aussi soignée que celle d'une femme, et vous ne le verrez jamais se livrer sérieusement à des essais capillaires fantaisistes. Faelan n'aime tout simplement pas se conformer aux convenances, qui disent que les hommes doivent avoir les cheveux courts. Et puis, cela lui donne un style qu'il apprécie beaucoup, libre, décontracté, décalé, exactement ce qu'il aime. On le remarque, on parle de lui, et cela lui plaît beaucoup, car Faelan aime faire jaser. C'est peut-être sa seule petite vanité d'ordre esthétique.
Et si les cheveux roux n'étaient pas un signe assez distinctif pour vous, sans doute serez-vous plus sensible à son œil manquant – enfin, l'œil est encore dans l'orbite, si vous voulez le savoir, et si vous dévisagez trop Faelan, il risque d'insister pour vous le montrer. Résultat d'un aléa de la vie, vous l'aurez compris, Faelan est globalement décomplexé par rapport à cet œil. Pensez-vous, pour une fois qu'il a quelque chose pour vous rendre mal à l'aise, il va en profiter.
En revanche, Faelan n'est pas le type qui impressionne : sa carrure fine est loin d'être aussi impressionnante que celle de son camarade Hannibal. On peut même dire que Faelan est plutôt maigre, comme s'il n'avait pas mangé assez pendant son enfance et qu'il n'avait pas changé ses habitudes alimentaires depuis. Son style vestimentaire très casual ne fait rien pour le cacher, au contraire : on a plutôt l'impression que Faelan veut que l'on remarque sa maigreur. Il sait sans doute que ce genre de chose dérange.

à propos de toi - Le vert est ma couleur préférée, mais je crois que l'orange va mieux à Faelan. Veuillez remercier Cloud, en raison de qui je suis ici aujourd'hui, ainsi qu'Hannibal pour le merveilleux personnage pour qui j'ai craqué.

this is a story full of sadness

histoire - 10 045 jours avant. Dans une famille pauvre d'Equilibrium, Faelan naissait, sans savoir dans quelle merde il se fourrait. Les rapports familiaux de Faelan commencèrent sous le signe de la complexité.
Les parents de Faelan étaient séparés. Le père avait disparu de leur vie quelques mois après la naissance de Faelan, et seul le gouvernement savait s'il était encore en vie. La mère regretta très vite d'avoir mis au monde un tel enfant. Elle préférait de loin l'aîné de Faelan, un demi-frère plus calme qui correspondait en tout point à l'image que l'on se fait du petit garçon modèle, et qui donc n'avait que peu de points communs avec son cadet.
Faelan était étrange. Il était sociable et éveillé, on ne pouvait pas le lui reprocher, mais le petit garçon laissait une drôle d'impression. Il n'était pas seulement énergique et dynamique, non : il était aussi effronté et malicieux. Le genre de petit garçon à foutre des vers dans le slip de ses camarades et à éclater d'un rire fort lorsqu'il y arrivait, à vous demander pourquoi vous êtes gros, moche, ou avez les cheveux couleur merde, à connaître les règles de politesse mais à ne pas les appliquer, par exemple.

5620 jours avant. L'adolescent turbulent qu'était Faelan s'illustrait par ses activités frauduleuses qui, pourtant, ne semblaient pas lui paraître répréhensibles. Lorsqu'il rentrait chez lui le soir, après avoir fait on ne sait quelle magouille dans le quartier, sa mère ne manquait pas de l'attraper par l'oreille et de lui hurler ce qu'elle pensait de ses pratiques. Faelan s'en sortait par l'humour, tournant en dérision le moindre de ses arguments, feignant de ne pas comprendre ce qu'elle lui disait, avant d'échapper à sa poigne et de s'enfermer dans sa chambre jusqu'à l'heure du dîner.
Il n'était pas rare de croiser Faelan accompagné de son ami coréen dans la rue. Les deux amis étaient inséparables, toujours fourrés ensemble, pour le meilleur comme pour le pire. Ils se soutenaient mutuellement, mais s'entraînaient mutuellement dans les pires dérives, et c'était très bien ainsi.
L'école, ce n'était pas pour Faelan, qui estimait y perdre un temps précieux qu'il pourrait employer à autre chose. Il n'avait pas assez d'argent pour se permettre d'être oisif. S'il regardait avec une petite jalousie ces jeunes gens qui pouvaient se permettre de ne rien faire de leur vie en attendant d'être à un âge suffisamment âgé pour s'engager dans la vie active, Faelan n'était pas du genre à broyer du noir pour cette raison. Évidemment, trouver un travail sans qualification et, si possible, pas trop surveillé par le gouvernement, n'était guère une tâche aisée. Faelan comprit assez rapidement que, à moins d'être bien placé dans la hiérarchie souterraine, sa vie serait condamnée à être une succession de petits métiers instables, qui sauraient l'occuper pendant un temps et ne feraient que retarder l'échéance de la banqueroute. Sans doute était-ce pour cela que Faelan se livrait parfois à des petits trafics qui l'amenèrent en prison. Mais avant cela, l'adolescent se pointa un jour avec un cache-œil sur l'œil droit. Il refusa de parler de ce qui s'était passé, mais il fit comprendre qu'il avait été plus ou moins agressé. Ce qu'il ne disait pas, c'était qu'il s'était crevé l'œil en s'enfuyant plutôt que sous les coups d'autrui – ce n'était pas très glorieux à avouer.
Dans un premier temps, Faelan envisagea de réunir suffisamment d'argent pour procéder à une énucléation et à l'implantation d'une prothèse pour retrouver sa beauté originelle. Mais il abandonna le projet pour deux raisons. La première était d'ordre financière : cette opération dépassait de loin les moyens de Faelan. La deuxième était d'ordre esthétique : Faelan s'était rendu compte que son œil lui donnait un genre particulier, qu'il avait bien envie d'exploiter. Les gens étaient dérangés par l'absence de son œil, évitaient toutes les expressions qui auraient pu – pensaient-ils – le vexer, et le considéraient d'un air étrange, comme s'il était auréolé d'une aura dangereuse et mystérieuse. Il va sans dire que cette attention imprévue lui plaisait beaucoup.

1780 jours avant. Faelan avait beau répété qu'il s'agissait d'une erreur, les médecins ne le crurent pas lorsque sa mère demanda son internement à cause de ses problèmes comportementaux. Mais dans ces cas-là, qui croit ceux que l'on qualifie comme fous lorsqu'ils affirment ne pas l'être ?
Pourtant, Faelan avait souligné un point intéressant : sa mère n'était pas totalement dépourvue de troubles elle-même. Elle qui était si aimable avec le frère aîné de Faelan se montrait dure et intraitable envers le cadet, qu'elle accusait de tous les maux. En rentrant de prison, Faelan savait que la confrontation avec sa mère, imminente, s'annonçait rude, mais il ne s'attendait pas à un tel déchaînement de violence. Il avait reçu des coups – ce n'était pas la première fois, mais jamais ceux-ci ne lui avaient fait aussi mal -, puis elle lui jeté à la figure toute sa déception. Faelan, qui pourtant se foutait de tout, avait eu peur d'elle, pour la première fois. Il ne la reconnaissait plus.
Elle ne pouvait bien sûr le contrôler totalement. Elle ne pouvait empêcher Faelan de sortir s'il le désirait. Elle n'avait pas non plus le pouvoir de le changer, de le rendre conforme à ses attentes. Elle ne pouvait même pas l'émouvoir. Elle attaqua donc sur un plan où elle savait Faelan sans défense.
Mais c'était elle qui était folle, soutenait Faelan. Lorsqu'elle avait reçu la confirmation qu'il souffrait bien de troubles, elle n'avait pas réagi comme une mère normale, souffrante, niant, se désolant. Les mots qu'elle avait prononcés étaient gravés dans la mémoire de Faelan : j'ai toujours su qu'il était fou. Elle avait pourtant causé bien des blessures à Faelan, mais aucune n'avait atteint le rouquin aussi durement que celle-ci. Il se promit ce jour-là de couper les ponts.
Et cela tombait bien, car elle avait eu exactement la même idée.

L'asile, ce n'était pas comme la prison. L'enfermement n'y était pas aussi strict, mais Faelan trouvait que le lieu était bien pire, car on vous niait votre humanité. On vous regardait comme si vous alliez sauter sur la première personne venue pour l'agresser. Pire encore, tout ce que faisait Faelan se retournait contre lui. Essayait-il de se montrer sympathique que l'on pensait qu'il cherchait à amadouer ses gardiens. Restait-il silencieux que l'on pensait qu'il nourrissait de sombres desseins contre le monde. C'était à n'y rien comprendre. Et si par aventure Faelan refusait de prendre des médicaments dont il ignorait tout des effets réels, on pensait qu'il se rebellait, alors qu'il cherchait seulement à comprendre.
Mais à force de passer du temps avec les médecins, Faelan, qui se sentait tout à fait normal, comprit qu'ils n'étaient pas méchants. Ils travaillaient dans des conditions difficiles : ils avaient des patients si dangereux que ceux qui étaient plus inoffensifs semblaient être des sociopathes en puissance. Ils avaient raison de se méfier. Faelan se montra donc docile, accepta ses médicaments, et essaya de se comporter la façon la plus raisonnable possible pour sortir de là – chose qui, pour lui, n'était pas vraiment facile à faire, vous pouvez vous en douter. Mais puisque les médecins guettaient un signe d'amélioration de son comportement, ils accueillirent favorablement ce repentir apparemment honnête. Déclaré guéri, Faelan eut le droit de sortir de l'hôpital, avec la garantie qu'il ne représentait plus aucun danger pour la société.
La mère de Faelan ne crut pas à cette miraculeuse rémission. Elle avait bien raison : à peine Faelan était-il sorti de là qu'il reprenait ses anciennes activités.

916 jours avant. En fait, il y avait une autre fêlure, chez Faelan. Une fêlure provoquée par un sentiment d'abandon de la part de celui qui avait toujours été à ses côtés.
Faelan s'était d'abord réjoui de l'arrivée d'Ellen dans la vie d'Hannibal. N'importe qui aurait été heureux de voir son meilleur ami trouver le bonheur dans les bras d'une jeune femme. Faelan ne lui souhaitait pas autre chose. Il pensait qu'il avait bien choisi Ellen, et voyait déjà un avenir radieux pour les deux tourtereaux.
Mais cela signifiait-il, comme le voulait Hannibal, devoir tirer un trait sur tout ce que les deux amis avaient vécu ? Arrêter de traîner dans les rues pour vivre la vie d'un bon homme au foyer ? Faelan ne comprenait pas et ne pouvait pas comprendre. L'amour avait changé Hannibal, lui avait inculqué un nouveau système de valeur, de nouvelles préoccupations. Faelan ne reconnaissait pas ces changements. Lorsque Hannibal essayait de lui faire comprendre qu'il aimerait bien cesser leurs activités, Faelan n'avait pas compris. Il s'était simplement senti abandonné, presque trahi. Hannibal était heureux, mais cela signifiait sacrifier une partie de ce qu'il partageait avec Faelan.
Ça faisait mal.
Très mal.
Il ne comprenait pas.

Faelan continuait d'avancer sans trop savoir ce qu'il allait pouvoir faire de sa vie.

Ce jour-là, Faelan perdit son meilleur ami. Accusé du meurtre de la jeune femme qu'il aimait pourtant de tout son cœur.
Faelan avait bien du mal à croire à la nouvelle : ceux qui l'interrogèrent à cette époque se rendaient bien compte qu'il ne pouvait pas accuser la culpabilité d'Hannibal. Faelan était vraiment perturbé, perdu, déraciné sans Hannibal à ses côtés. Il avait l'impression de vivre un cauchemar éveillé, mais il ne pouvait pas se permettre de gueuler sur Hannibal et de lui reprocher son geste. Cela avait bien moins d'importance que les conséquences du procès où Hannibal fut condamné. Bien sûr, Faelan y assista, mais il resta silencieux pendant tout le long, tout aussi mutique que son pauvre ami devenu la proie des jurés. Bien malin aurait été celui capable de lire les émotions de Faelan en cet instant précis. Déception ? Trahison ? Horreur ? La douleur y était cependant, une douleur profonde et sourde qu'il n'extériorisait jamais.
Et Faelan disait que, même si la situation précédente avec Ellen ne lui plaisait guère, il n'aurait jamais souhaité une fin pareil pour Hannibal.

Peu de temps après, Faelan ne sait pas trop quand, le temps lui paraissait étrange long depuis qu'Hannibal était en prison. L'infécondité de sa vie était évidente, le jeune homme ne parvenait pas à bâtir une vie satisfaisante. Il avait toujours compté sur la présence inébranlable de son meilleur ami, et n'avait jamais pu envisager de carrière où il ne l'aurait pas à ses côtés.
Le temps de l'indépendance était résolu, conclut Faelan. Il n'en voulait de toute façon pas à un tel prix. Peut-être était-ce un passage à l'âge adulte, avec beaucoup de retard, puisque Faelan approchait peu à peu de la trentaine – encore quelques années. Il prit contact avec le gang du Nord, qui contrôlait le quartier où il habitait, et réussit à intégrer leurs rangs, dans une position subalterne dans un premier temps. Mais Faelan ne s'en plaignait pas, car il avait besoin de temps pour se retrouver et se reconstruire. Faire partie d'un gang lui faisait du bien : cela l'obligeait à se débrouiller seul et à retrouver des réflexes de sociabilité, ce dont les médecins l'avaient accusé de manquer quelques années plus tôt. Le caractère de Faelan l'y aida beaucoup.
Et c'est ainsi que, 826 jours après, Faelan devint officiellement le bras droit du chef du Nord. Certes, Faelan n'était peut-être pas le choix a priori le plus logique : ce n'était ni une armoire à glace, ni un tueur, ni un chef d'entreprise, mais Faelan savait se montrer sympathique et utile, et cela comptait plus que tout.

1096 jours après. Un calme étrange planait sur le gang Nord ; plus précisément, la sensation d'une immuable perpétuité ne quittait pas les membres, qui n'auraient pu prévoir que ce jour-là, leur organisation allait connaître un changement brutal par la force des circonstances. Le sentiment d'angoisse fut d'abord inexistant, car à l'heure fatidique, personne, pas même Faelan, ne sut ce qui s'était passé. Et la nouvelle, annoncée officiellement par Faelan en sa qualité de bras droit, fut tout aussi difficile à avaler que la nouvelle de la culpabilité d'Hannibal pour lui-même. Le chef, ce leader que tout le monde suivait, avait été retrouvé le matin même assassiné. Le coupable n'avait pas été retrouvé, mais Faelan promettait de tout mettre en œuvre pour le faire payer. Et expliquait qu'il ne laisserait personne faire de mal aux autres membres du gang, de qui il se sent plus proche que de sa vraie famille. Son discours fut accueilli plutôt positivement, compte tenu des circonstances.
Cependant, l'intérêt de Faelan n'était pas de maintenir le gang dans la vengeance, un sentiment pour lequel l'homme jovial ne semblait pas vraiment taillé. Faelan était suffisamment malin pour comprendre que cela reviendrait à installer le gang dans une stagnation qui lui serait préjudiciable, mais ce n'était pas vraiment ce qui le motivait. Faelan avait un plan, un plan pour remettre le gang sur le droit chemin et l'engager dans un avenir meilleur.
Le bras droit réunit les membres de son gang pour discuter de la suite. Certains s'attendaient sans doute à ce que, logiquement, Faelan prît la tête du gang, mais le rouquin avait d'autres projets en tête. Il était toujours étrange de le voir aussi sérieux, quoiqu'il était évident qu'il aurait été malvenu de sa part de faire preuve de son insouciance habituelle en temps de crise. Faelan parla. Et expliqua que s'il ne désirait pas le contrôle du gang pour lui-même, il connaissait quelqu'un, en qui il avait toute confiance, qui serait capable de les guider. Un homme détenu en prison – et le mot avait circulé dans les rangs, avec toute sa signification mythologique -, emprisonné par erreur, qu'il voulait libérer. D'après Faelan, il était le seul à pouvoir les diriger.
Et les membres du gang devaient avoir une grande confiance en Faelan pour accepter l'homme qu'il leur proposait comme chef sans en savoir davantage sur lui.

Hannibal devenu chef, c'est avec une implication renouvelée que Faelan s'engagea dans son rôle de bras droit. Car si Faelan avait toujours autant à cœur les intérêts du gang, force est de constater que son attachement pour Hannibal pesait aussi dans la balance. Faelan n'était pas méchant, mais mieux valait ne pas trop s'en prendre à son ami, tout simplement.
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2015-11-11, 23:04
Je me réjouis vraiment de t'avoir dit de venir ici.
Ce personnage te va super bien, je trouve, j'ai tout lu et j'adore ta façon d'écrire. Ça valait le coup d'attendre un peu.
Cheveux longs, humour pourri... ils sont un peu les mêmes, dis donc. (Hanni t'as de ces goûts)
Et puis bienvenue. ♥
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Hannibal D-J Somerset
FONDATEUR // CHEF DU NORD

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2015-11-12, 10:16

bienvenue sur daftland !

ok tu es le dernier de ma longue série de validation de la matinée mais j'avais trop hâte de te mettre ta couleur. La fiche est tellement belle + tu as parfaitement compris le personnage. bref j'ai juste hâte qu'on puisse RP. ♥ Bon jeu




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FAELAN ♦ Il est sympa, mais qu'est-ce qu'il est chiant...
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